‹ Mélanges de grammaire française, traduction française de la 2. édChapitre 92 sur 169 · FUSION DE LA PROPOSITION RELATIVE · texte numérisé non relu

FUSION DE LA PROPOSITION RELATIVE

chante de dont dans cel angre dont il ne saveit pas que ce fust angres (Serm. poit. 91); ou dans les exemples suivants, où le relatif a déjà remplacé la conjonction avec le pronom personnel sujet : celui don ele savoit Qui suens avait esté to:^ dis (RCharr. 4204) ; li mariages^ dont il dist A qoi li siècles se tenist (Barb. et M. II 400, 205) ; Est ce Nerbone dont Ven m'a tant conté, Qui toute Espangne sormonte de fierté? (Aym. Narb. 280); Çou est li deus dont li sovient Que Ganors fist al congié prendre "(lUe 5346) ; pourquerra Trestout dont il penssera Qui li doive mestier avoir (Escan. 7609); Ayglinz^ dont il est bien fis Qui sour toute rienz le haoit (ib. 10680) ?

Si, en effet, nous avions affaire à ce yue, il faudrait supposer que, dès Torigine de la langue, un changement de construction serait devenu la règle, que la proposition objective qu'on s'attendait à voir après le verbe sentiendi ou declarandi, amenée par la conjonction que avec un pronom personnel sujet, aurait été abandonnée pour une proposition relative où, à la liaison précédente, qui était inexacte, au moyen de l'adverbe relatif, aurait été substituée la liaison exacte, au moyen du pronom relatif.

Voilà qui, en soi, est supposable, mais^ à mon avis, peu vraisemblable, à cause précisément de la rareté âes exemples où Ton trouve ce qui devrait être la forme primitive et naturelle de cette construction: quil, qu'elle^ etc., au lieu de qui. Bien qu'en petit nombre, les exemples n'en manquent pas :

e) Èerars,.. C'on dist k*il fu mors el gravier (Mousk. 9987) ; cil que tu dis que il sont Li mesage (ib. 5565) ; Aucunes fois seult Ven baisier Tel main quen vodroit qu'el fust arse (Rose 8131); uns frères Qu'ele disoit quil ert ses pères (ib. 12991); uns Alemans,,, que on disoit que il avoit estei fiz sainte Helizaheth (Joinv. 66 d); les Tarta-

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