ELLIPSE DE PROPOSITIONS CONSÉCUTIVES, ETC
ne «aura (Barb. et M. III 156, 96); Si plorerent, rii ot celui [se. qui ne plorasi) (JGond. I 221, 1672)* ; Et si compagnon apriès lui, Ceval avoit -, ni ot celui (Mousk. 19227) -^ ; Et souhaidié ont maintes fois, IV i a nu le de toutes trois^ Que je fusse a vous mariée (Cleom. 4820); Chieus qui pert, est dolans ; onques eure ne fu (se. que qui perdist nefust dolans) (BSeb. VIII 523).
Je cite encore ce passage où le procédé est étrange : encontre vont juant Tant com li ombre dure (aussi loin que s'étend Tombre de la forêt) ; car ne pueent avant. Ja si pou ne passassent que morissent errant (RAlix. dans Bartsch. Chr. ^ 192, 16 var.). Pour s'exprimer correctement le poète aurait dû écrire : morissent errant, ja si pou ne passassent, ou ja si pou ne passassent, {que) ne morissent errant; il semble avoir mélangé les deux constructions ^.
C'est la même chose dansBCond. 362, 2687 : Ja si poi ne tournera mais La roe de Fortune amont, K'el hautestage iert tout amont, où Ton aurait attendu if eZ hautestage ne soit; c'est la même chose encore dans MAym., introd. p. xxix. Mais si hardi n avoit en la maison, S'il en parlast, tost ëust d'un baston. Il n'en va pas autrement pour Chr. Ben. 7312 : Ja si poi ni adesserunt Que maintenant aparistrunt Faus, quid, copable[s) e parjoré, où, à la place de Que.,, aparistrunt, on attend Qwe... napareissent.
Il arrive aussi, on le sait, que des propositions affirmatives, contenant un pronom ou un adverbe démonstratifs sans proposition consécutive qui en dépende, s'intercalent