‹ Melanges de litteratureChapitre 17 sur 22 · Z/TV MOT SW{ VAT{T MODERNE · texte numérisé non relu

Z/TV MOT SW{ VAT{T MODERNE

Publié dans la Revue des deux Mondes du lar septembre 1833.

Page 113. — 1. Don Carlos (1787), drame de Schiller.

Page 115. — 1. Pergolèse (1710-1736), d’fesi (Marche d’Ancône), célèbre par son opéra de la Serva padrona , et surtout dans la musique religieuse ( Stabat , Salve regina, etc.).

Page 116. — 1.

0 imitatores, servum pecus,

a dit Horace (Épîtres, 1, 29, vers 19), et, après lui, La Fontaine (Epître à Huet, évêque d’Avranches) :

Quelques imitateurs, sot bétail, je l’avoue.

Page 118. — 1. Alfieri (1749-1803), d’Asti, poète dramatique italien.

Page 121. — 1. On sait le goût de Napoléon pour les poésies plus ou moins apocryphes d’Ossian, barde écossais du 3e siècle, publiées en 1762 par Macpheson, Écossais aussi.

Page 122. — 1. Le Grec Tyrtée (684-668 avant J. -C.), pauvre maître d’école boiteux, mais poète et héros, entraînait par ses chants enflammés et son exemple les Spartiates contre les Messéniens.

Page 123. — 1. On trouve dans les deux personnifications qui terminent cet article le poète, que, même dans sa prose, est toujours Musset.

NOTES

SALOJSJ DE i836

Publié dans la Revue des deux Mondes , le 15 avril 1836.

Page 124 . — 1. Alfred de Musset n’est ni le seul ni le premier parmi les gens de lettres qui ait fait une excursion momentanée dans le domaine de la critique artistique. Avant lui, notamment M. Thiers avait publié un Salon de 1824; après lui, en 1855, Théophile Gautier et Edmond About publièrent, le premier les Beaux-Arts en Europe, le second son Voyage à travers V exposition des Beaux-Arts ( Peinture et Sculpture). Nous n’avons pas, bien entendu, à contrôler les jugements de Musset en 1836; disons plutôt ses impressions, car il ne se pique pas de connaissances techniques ; il le dit lui-même au début (page 124), je n’ai pas un « système en peinture, je ne suis pas peintre ». Il établit nettement son critérium : « Une œuvre d’art vit à deux conditions, plaire à la foule, plaire aux connaisseurs. * Alors, regardant, il dit ce qu’il voit et ce qu’il sent comme il le voit et le sent, et semble ajouter : Lecteur, qu’en pensez-vous? Il n’a aucune préoccupation d’école et ne profite pas du nom de Delacroix, qui cette année expose, pour le préférer ou le sacrifier à Ingres, qui n’expose pas, et pour opposer la couleur à la ligne.

L’exposition de 1836 étant déjà lointaine, le lecteur pourrait désirer et attendre de nos notes quelques éclaircissements historiques, biographiques ou autres sur les œuvres et leurs auteurs. Nous n’aurons garde de les multiplier. Des 83 artistes, peintres, sculpteurs, graveurs, nommés par Musset, les uns sont trop connus, les autres pas assez; des premiers, boa nombre sont arrivés à la célébrité, voire à la gloire, les seconds, qui ont eu leur jour, sont aujourd’hui, à tort ou à raison, ou ignorés ou oubliés. Que dire qu’on ne sache de Gros, d’Horace Vernet, de Delacroix, de Léopold Robert, de Decamps, de Charlet, de Granet, de Pradier, de Barye, le maître sculpteuranimalier, d’Hippolyte Flandrin auquel Musset prédit a un bel avenir » (p. 159), de Théodore Rousseau, de Corot qu’il nomme ensemble sans plus, de Paul Huet qu’après eux il « met à part » (p. 164), et qui, sans que probablement il s’en doute, porteront si haut, avec Dupré, Troyon, Daubigny, la renommée du paysage français. — Sur les autres dont nos notes ne diront rien, le lecteur curieux d’être éclairé trouvera

NOTES

des renseignements abondants dans le Dictionnaire général des artistes de VEcole française depuis l'origine des arts du dessin jusqu'à nos jours, ouvrage commencé par Bellier de la Chavignerie, continué par Louis Auvray, 2 vol. grand in-8°, chez Renouard. — Entre les grands noms et les noms plus ou moins oubliés, reste un bon nombre d’artistes de talent qui sont l’objet de nos notes, particulièrement ceux qui ont l’honneur de figurer par leurs œuvres dans le Musée historique et national de Versailles ou sur des monuments français, mais sans qu’il fût possible de s’arrêter à tous tels que, par exemple, les sculpteurs Feuchère, Debay, Jaley qui a des œuvres au Louvre; et, parmi les peintres, le paysagiste Cabat que notre critique dit (page 130) provoquer l’imitation, ou Léon Cogniet, sur lequel il est bien court (page 167), mais qui devait donner un jour le Tintoret peignant sa fille morte, et à Versailles les batailles du Mont-Thabor et d’Héliopolis.

Quoi qu’il en soit de ces distinctions que hasarde peut-être notre incompétence, il reste que cette revue des artistes français en 1836, par A. de Musset, ne laisse pas d’avoir son intérêt et de comporter son enseignement, quoiqu’elle soit nécessairement fragmentaire et incomplète, puisque n’y figurent pas des maîtres ou illustres, comme Ingres et Gérard, ou déjà considérables et renommés, comme Delaroche, Heim, Scheffer, etc., qui n’ont pas exposé cette année et qu’attendent les Salons futurs.

Page 126. — 1. Frederico Zuccari (1512-1609) peignit à Florence la grande Coupole de Sainte-Marie-des -Fleurs.

Page 127. — 1. Vasari, d’Arezzo (1512 1574), peintre et architecte fécond, auteur de Vies des meilleurs peintres, sculpteurs et architectes (Florence, 1550).

Page 127 . — 2. Gilbert (1751-1780) dut sa renommée à deux satires, Le dix-huitième siècle, et Mon Apologie, et à ses touchants Adieux à la vie. Il est mort, des suites d’une chute de cheval, non pas, selon la légende, à l’hôpital, mais dans son domicile. — Voir sur sa mort Un Souvenir à l'hôpital, d’Hégésippe Moreau, mort, lui, à l’hôpital de la Charité en 1838.

Page 132. — 1. Horace ( Satires , I, 4, vers 62) «les membres du poète mis en pièces », (au figuré, bien entendu).

Page 133. — 1. Alexandre Hesse (1806-1879), de l’Institut comme l’avait été son oncle Nicolas-Auguste, a décoré des chapelles, à Saint- Séverin, à Saint-Gervais.

NOTES

Page 135. — 1. De Le Poitte vin plusieurs batailles sont au musée de Versailles. — Particulièrement peintres militaires, Beaume et Bellangé en ont aussi ; on en compte sept du premier.

Page 136. — 1. Gudin (1802-1879) fécond peintre de marines; fils du général Gudin, divisionnaire du célèbre corps d’armée du maréchal Davout.

Page 137. — Boguet (1755-1839) a en outre deux toiles militaires au musée de Versailles.

Page 137. — 2. Camille Roqueplan avait, l’année précédente, donné la Bataille d' Elchingen , aujourd’hui au musée de Versailles.

Page 140. — 1. Lawrence (Thomas), célèbre peintre anglais, (1769-1830).

Page 140. — 2. Decaisne (1779-1852) a deux toiles au Musée de Versailles.

Page 143. — 1. Larivière (1798-1876), a de nombreuses toiles au Musée de Versailles, batailles et portraits. La « grande toile » qui ne plaît pas à Musset est Le duc d' Orléans, lieutenant général du royaume , arrive à VHôtel de Ville le 31 juillet 1830. A Versailles.

Page 149. — 1. Couder est encore représenté à Versailles par plusieurs autres toiles militaires, batailles, épisodes, portraits. — Son Lévite d'Epliraim est de 1817.

Page 151. — 1. Le Salon du Roi à la Chambre des députés (Commandé par l’État, 1836). — Delacroix a, à Versailles, la Bataille de Taillebourg (Salon de 1837).

Page 152. — 1. Voici trois peintres nés à l’étranger :

Steuben, à Manheim; a une bataille et des portraits à Versailles.

Lehmann (page 154), à Kiel; fait figure à Versailles par des tableaux d’histoire; ses peintures décoratives de l’Hôtel de Ville de Paris ont été détruites en 1871 dans l’incendie allumé par la Commune.

Winterhalter (page 162), à Bade; qui préludait ici, par les caractères que Musset signale dans sa peinture, à la renommée qu’elle lui fit dans la société mondaine et à la cour du second Empire.

NOTES

Page 153. — 1. Représentés tous dans les galeries de Versailles par des sujets et des portraits militaires et politiques; et, de plus, Alaux par les Batailles de Villaviciosa et de Benain.

Page 154. — 1. Canaletto (1697-1768), peintre vénitien.

Page 158. — 1. Schnetz, dont la réputation est « si bien méritée » (1787-1870), et qui fut directeur de l’Académie de France à Rome, a cinq tableaux militaires et des portraits à Versailles. On n’a pas oublié qu’en 1830 il avait exposé : Un jeune soldat français sur le Capitole plume une oie pour venger les Gaulois ses ancêtres. — Voir au Louvre son Vœu à la Madone.

Page 158. — 2. Eugène Lami a des batailles dans les galeries de Versailles. A partir de 1859 il peignit de nombreuses aquarelles pour illustrer différentes éditions des œuvres d’A. de Musset.

Page 160. — 1. Les « toiles citoyennes » de Court (1797— 1865) sont à Versailles : Le duc d'Orléans signe la proclamation de la lieutenance générale du royaume , le 31 juillet 1830 ; Le roi distribue les drapeaux à la garde nationale , le 29 août 1830.

Page 161. — 1. Isabey, héritier d’un nom fameux, fut surtout peintre de marines; ici, Funérailles d'un officier de marine sous Louis XVI.

Page 164. — 1. Mma de Mirbel (1796-1849), célèbre dès 1819 par ses miniatures.

Page 165. — 1. Signol. Sa réputation commença avec sa Femme adultère (1840). Il fait figure à Versailles par plusieurs tableaux historiques, et dans différentes églises de Paris par la décoration de leurs chapelles.

Page 169. — 1. Mme Jaquotot (1778-1855) avait exposé dès 1799. — M. Kanz, l’année qui suivit cette mention par A. de Musset exposa, peint sur émail, le portrait de Paul de Musset.

Page 170. — 1. Etex attacha surtout son nom aux deux groupes, la Résistance et la Paix , qui décorent les deux piedsdroits de l’Arc de Triomphe de l’Étoile, face à Neuilly.

Page 171. — 1 et 2. Foyatier avait conquis l’opinion publique dès 1827 par son Spartacus (le voir au Louvre); Duret,

NOTES

devenu depuis un maître, dès 1833 par son Jeune pêcheur dansant la tarentelle (le voir au Louvre, avec son Vendangeur improvisant.)

Page 177. — 1. Un chagrin d’amour poussa Léopold Robert au suicide en 1835.

DE LA TRAGÉDIE

A PROPOS DES DÉBUTS DE Mademoiselle TRACHEE

Publié dans la Revue des deux Mondes , le l8r novembre

Page 178. — 1. Mlle Ràchel (Eliza Félix) née à Munf (canton suisse d’Argovie), 1821-1868. Débuta au Théâtre-Français le 12 juin 1838 dans Horace , et fut révélée au public par Jules Janin dans un article du Journal des Débats (10 sept.). — Sur Rachel, voir Legouvé, Soixante ans de souvenirs , 2e partie, ch. XII.

Page 179. — 1. L’ancienne école, dite classique; la nouvelle, dite romantique.

Page 180. — 1. Joséphine Weimer (1787-1867), célèbre sous le nom de Mlle George , dut à son talent d’actrice dramatique et à sa beauté une renommée européenne.

Page 181. — 1. Tancrède , tragédie de Voltaire (1760), acte IV, sc. 5.

Page 181. — 2. Andromaque, Acte IV, sc. 3.

Page 183. — 1. Mrae de Sévigné écrivit un jour à sa fille (16 mars 1672) : « Racine fait des comédies (entendez pièces de théâtre) pour la Champmeslé et non pour la postérité. » Ailleurs elle s’est déclarée lasse du café et a prédit qu’on s’en dégoûterait. — Elle s’est doublement abusée. C’est Voltaire qui, s’emparant de ces deux jugements, les a réunis sous la forme piquante : Racine passera comme le café, qui a été attribuée à la marquise et toujours répétée.

Page 185. — 1. La légende d 'Or este a fourni des sujets de

NOTES 295

tragédie à Eschyle, à Sophocle, à Euripide, à Voltaire, etc. ; celle d'Œdipe, deux tragédies à Sophocle.

Page 185. — 2. La Motte-Koudar (1672-1721) fit en vers odes, cantates, églogues, fables, etc., et une tragédie admirée (Inès de Castro), pour aboutir à prouver qu’il faut écrire le tout en prose; il refît en prose, Y Œdipe de Sophocle, et en prose réduisit de 21 à 12 chants Y Iliade d’Homère.

Page 186. — 1. Trissino, dit le Trissin (1478-1550) de Vicence, à la Sophonisbe duquel Mairet, Corneille, Voltaire, Alfieri ont fait des emprunts.

Page 187. — 1. Lemercier (Népomucène), de Paris (1771— 1840), poète tragique, comique (16 tragédies, 15 comédies), lyrique, satirique, auteur applaudi d ' Agamemnon, de Pinto. De l’Académie française. Voyez Legouvé, Soixante ans de souvenirs, lre partie, chap. IV.

Page 190. — 1 . Electre, de Sophocle ; Th y este, tragédie perdue de Sophocle, tragédie de Sénèque imitée par Crébillon.

Page 191. — 1. Guilhem de Castro, de Valence (Espagne), 1569-1631, poète dramatique. Sa Jeunesse du Cid a deux parties ; la première a inspiré Corneille.

Page 191. — 2. Tel est le sujet de Y Alceste d’Euripide.

Page 194. — 1. C’est pourtant ce qu’a fait Voltaire lui-même, et avec succès, dans sa tragédie de Sémiramis (1748), et cela avant la libéralité du comte de Lauraguais (voir la fin de la page suivante).

Page 195. — 1. Les Fâcheux, acte I, sc. lre, vers 15 et suiv.

Page 197. — 1. Œdipe , première tragédie de Voltaire (1718).

Page 197. — 2. De Belloy , de Saint-Flour, 1727-1775, poète dramatique. Son Siège de Calais est de 1765; puis Gaston et Bayard , etc.

Page 197. — 3. Marie- Joseph Chénier (1764-1811), frère puîné d’André; Charles IX, Calas, Caïus Gracchus , Timoléon, etc.

Page 200. — 1. Marmontel (1723-1799), dans sa Poétique française (1763), l’année même où il entra à l'Académie française.

Page 200. — Beverley, tragédie bourgeoise, imitée de l’anglais, en 5 actes, et en vers libres, de Joseph Saurin, repré-

sentée au Théâtre-Français le 7 mai 1768, reprise en 1819 sans succès malgré le jeu de Talma et de MUe Mars. Saurin n’est plus connu que par le vers placé au bas du buste de Molière, à l’Académie :

Rien ne manque à sa gloire, il manquait à la nôtre.

Page 200. — 3. Théorie vraie et féconde, esquissée déjà par Corneille (Epître dédicatoire qui précède son Don Sanche dyAragon , 1651), constituée par Diderot et appliquée par luimême sans succès dans deux drames en prose, avec applaudissement par Sedaine dans le Philosophe sans le savoir , et destinée depuis à faire fortune.

J^EPJ{TSE DE BJIJAZET

AU TUÊATJ{E-EJ{A]\ÇAJS

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