‹ Mélanges de littérature et de critiqueChapitre 7 sur 9 · CM · texte numérisé non relu

CM

•es yers dans un sens aussi absolu qu'Horace :

Mçnumentum exegi œre perennius.

Il &ut ajouter ^qu'il n'y a point d'avantage qui ne soit balancé par quelque inconvénient plus ou moins grave , et qu'à dé&ut d'avoir connu l'imprim^rie , les Laâns nous laissent , dît-op , regretter six poètes comiques supérieurs à Térence.Les peuples qui nous succéderont n'auront certaine*ment pas le même reproche à nous &ire, et nous leur en transmettrons, s'il plaît à IKeu , plus de six cents qui ne valent pas Tabarin.

Ainsi , la bibliographie qui n'étoit pas une science chez les anciens, parce qu'ils la confon-» doient avec la critique littéraire, sWt glissée chez les modernes à la &veur de ce titras inextricable de livres dont l'art de Guttemberg a infesté leis derniers siècles. Elle n'a jamais été fort considérée en France, et à la manière dont on l'y traite'^, il ne paroit pas probable qu'elle le soit jamais davantage. Il ne&ut, à la vérité j ni *beancoup de talent pour écrire un catalogue, ni beaucoup d'esprit d'analyse pour extraire les notîees informes et tronquées dont il se.compose , de tous les catalogues qui ont précédé celui-là , sans^atitre considération que celle dû prix de la i^nte;; m beaucoup d'ordreet de darté dans le jugcfment pour ranger quelques milUers de novc^

dauteut^s soas la méthode de l'alphabet, la plu^ mauvaise et la plus facile de toutes j ni une éru^ dition bien exquise pour attribuer par-6i par-là ^ et bien ou mal , à telle ou telle de^es indications^ une petite note de rareté qui ne prouve souvent^ à l'égard d'un livre, que le mépris dans lequel il est tombé très^justeraent» A deux ouvrages près qui me paroissent dignes d'être distinguée dans ce genre , celui de M. Bure, qui éto^t très-" insuffisant de son temps, qui Test par Consé«> quent aujourd'hui plus que jamais , et celui de M. Brunet , dont je rends compte ; voilà cepen^' dant la bibliographie Françoise toute entière^ Si elle en est restée à ce point de nos jours , et pen*' dant que toutes les scienees réduites, pbur l'u-* sage des sots, à la science dies nomenclattires ^ feisoient des progrès sî rapides, ce n'est pas tou« tefois qu'elle manque d'amateufs qui en font leurs délices , ni de compilateurs qui en font leur méfier. C'est peut-être même à cause de leur multiplicité : car il n'y a rien qui s'oppose plÛA efficacement au perfectionnement de touta^ choses que la facilité des succès. Je ne doute^fiai^ cependant que la science des cataloguesne gagne infiniment en crédit , à mesure que le nombre des livres s'augmentera ; et 4a raison en est tout«^ simple : c'est qu'il sera bientotimpossible dç con-' tioitre autrement la foule immenise deë auteuri

qui ne vivront que dans ces compilations de titres aujourd'hui si dédaignées ; la mémoire sera dès-lors le mérite essentiel d'un homme lettré , et l'on aura de l'esprit par ordre alphabétique. C'est déjà la seience et l'esprit de bien des gens« Il n'y auroit qu'une manière sûre de simplifier ee chaos bibHographique qui s'obscurcit de jour en jour , et qui s'obscurcira dans la même proportion de siède en siècle. Ce. seroit de le réduire i ses plus simples élémens qui ne s'augmenteront jamais beaucoi^ , c'est à dire à l'énuméra^ tion méthodique et raisonnée de tous les livres excellens et classiques en chaque &culté. «C'est ce qu'a&it en Italie , d'une manière fort ingénieuse, le savant M. Gamba, qui a borné la bibliographie de sa nation à l'histoire spéciale des éditions de tous les écrivains distingués qui ont fou rni des exemples et des autorités à l'Académie de la Cruaca pour la composition de son Dictionnaire (i). U n'y.a personne , en effet, qui ne soit bien.aise de connoitreles classiques de sa natioi^ et d'en distinguer les éditions les plus correctes ; c'est.' le goût d'un bibliophile instruit, d'un amateur délicat , tandis que la fantaisie de l'homme entéfé de livres rares , de grands papiers , de ma-

(i) Série deU'edizioni'de tesii di lingua iiaUana ,

roquios et de tabls , est une maladie de l'esprit quHl ne faut cependant pas tourner trop fort en ridicule* Les défauts du cœyr soiH; si commune ,. qu^on doit de l'indulgence et presque du respect aux oianies.

Il seroit réellement malheureux que l'idée de restreindre enGula partie descriptive de la bibBo^ graphie aux éditions des classiques, et d'appli* quer autant que cela est possible à cette étud^ la critiquelittéraire, à la manière de Fabrieius ou même à celle de Bayle , ne fût pas reçue en France. J'y connois beaucoup de savansqui réu-* nissent au goût sûr, au tact .prouve que demande cette entreprise, le talent plus rare én« eorey d'exprimer agréablement les choses les moins susceptibles d'être ornées^ et qui seroient trèsH^pables d'élever à notre langue un monu-*ment qu'elle réclame. Ils auroient même en cela sur M; Ganibà un avantage qui tourneroit à rhonhenr de leur esprit. C'est que le bibliographer italien a trouvé sa nomenclature d'auteurs toute faite dans le Dictionnaire de la Grusca , et que l'auteur français, prenant Finitiative de ce choix important, pr^enteroit au* contraire aux lexvco^ graphes à venir , académiques ou non , le tableau neuf et unique des richesses où ils ont à puiser,' pour donner à leur nation un vocabulaire digne d'elle j et je ne pense pas que l'on y réussisse ja-

mais, si Von n*appuie ta définition et les accep^ tions iiiverses d^autant d'autorités elassiqiïes. Je décfore an reste, pour l'acquit dé ma conscience littéraire, que je m'en rapporte aveuglément sur ce point à la société célèbre qui s'est constituée tout exprés pour faire un bon dictionnaire de la langue françoise , et qui s'en occupe avec plus dé patienee que de bonheur depuis cent cinquante ans au moins. Cela n'empêche pas qu'elle ne Jpuîsse y parvenir un jour. Quand on a l'immortalité pour devise et l'éternité devant soi , on peut bien prendre son temps. D'ailleurs l'Académie s'étoit taillé beaucoup dVutre besogne , çt pendant soixante ans elle a produit des chefsd'œuvre inimitables qui l'ont distraite, ssins 'm^ conyénîent poiir nous, de sa vocation prînei^ palef mais elle commence à avoir de beaux loisirs.

La science biblio^phique est liée d'une ma^ nière si intime aux autres sciences d'érudition y que je me suis laissé écarter de mon but j non sans dessein d^y revenir dans un autre .article , que le Manuel de M. Brunel mérite d'ailleurs bien exclusivement.Cependant,'oomme]^ anxiétés dtine vie précaire m'ont accoutumé à medé^ lier dii lendemain pour moi et pour les autres^ je neveux pas laisser mon jugement suspendu k U f«a àfi. ce long préambule, d^m uaç réliçeuc»

désobligeante. Je déclare donc 9 »vant de passer à un eiamen plus détaillé , que le Manuel du Libraire et de Vuémateur est tris-digne de son titre ^ que je ne connois aucun ouvrage de bibliographie générale aussi satisfaisant et aussi complet; et qu'à part quelques erreurs de fait , de date ou de méthode qu'il étoit impossible d'éviter dans une compilation si longue , c'est à celui-là qu'il faut s'en tenir jusqu'à sa réimpression , qui tiendra probablement plus vite au gré des acquêt reurs qu'à celui du libraire.

i^MM^iW

Continuation.

S* Al fini mon premier artide sur le JUanuel du libraire en rendant j ostice à l'exactitude de cet excellent ouvrage , et j'ai eu occasion de m'assurer, par un examen plus approfondi , qu'il méritoit cet éloge presque sans restriction» Il est trw's*peu de dictionnaires dont on puisse en dire jutant , même parmi ceux qui ont pour objet des matièreji plus positives que le choix des livres et le caprice des amateurs ; mais il en est peu sans doute qui aient coûté des soins plus attentifs , et qui aient été rédigés plus consciencieusement sur des matériaux plus nombreux et plus sûrs. M, Brunet ^'occupe depuis long* temps de bibliogi^aphie par état et par goût ^ il joint à cette connoissance des connoissauces clas^ques très-précieuses qui Féclairent , et qui lui donnent une utilité plus réelle que celle qu'on lui attribue généralement. Il a été précédé par une foule de savans qui lui ont ouvert la* route , et qui ont recueilli pou^ lui les maté^ riaux dont il £iit un si bon usage. Le dictionnaire de Cailleau même peut être considéré comme une première édition du sien , puisqu'il se Test approprié en y faisant des correctious nombreuses et des additions essentielles dans 'Un volume de supplément y déjà justement €^-

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tîroé à Pépoque où il parât, et où rien n'en tenoit lieu en frâncois. Le Manuel du libraire^ qui a sur le Dictionnaire Bibliographigueio\i$ les avantages qu'une compilation soignée p0i;^t avoir sur un fatras incorrect et plein de fautes^ est d'ailleur« enrichi d'une table 'méthodique très-importante pour la classification d'une bibliothèque , et que M. Debure n'auroit pas mieux faite. Il réunit donc les qualités indispensables d'un bon ouvrage en ce genre , vine méthode facile pour les recherches ^ une mér thpde judicieuse et savante pour la disposition .^ et pardessus tout une précision extrême dans les descriptions , une critique très-sage et trèslumineuse dans les questions difficiles , une abondance remarquable de notices piquantes et nouvelles, qualités encofe relevées, s'il faut le dire , par une correction typographique qui n'est pas la moindre qualité d'un livre de dates et deËiits , et qui n'a jamais été portée au même point dans, une bibliographie fran^oise.

M. Brunet a redouté avec quelque raison la prévention des acquéreurs de dictionnaires qui devinent toujours dans l'édition qu'on leur pré", sente l'édition qui doit suivre immanquablement si l'ouvrage réussit , et qui attendent pour se le procurer que sa fortune soit décidée. 11 a déclaré formellement que cette édition étoit la

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dernière qu'il se proposât de publier j et qa^ n'y ajouteroit rien qu'en forme de suppléroens et d'errata , à mesure qu'il trouveroit quelque chose a y joindre ou à y changer. Je ne doute pas que ce ne soit là sa véritable intention, mais je conçois difficilement qu'il puisse y persister dans quelques années , et je suis loin de le souhaiter pour l'amour de la science bibliographique , dont les progrès ne sont pas si bornés que cette résolution le fer oit croire. Le goût des livres s'est étendu dans une proportion incroyable depuis les premiers bibliographes , et lés éditions de luxe se sont multipliées avec lui. Les rapports plus nombreux , plus immédiats, plus approfondis que nous avons eus avec le reste de l'Europe nous ont procuré la connoissance de plusieurs littératures intéressantes qui ont aussi leurs classiques et leurs monùmens. Certaines nations , certaines langues , certaines histoires qui nous étoient étrangères à la^ première édition du Manuel du liWaire nous sont devenues familières , et avec elles toutes les idées qui s'y rattachent. Ily a une quantité considérable de voyageurs que le jplaisir , le devoir , la curiosité ou le besoin ont entratnés à la suite de nos conquêtes , et qui sont rentrés dans la terre natale sans autre foftune que des souvenirs d'éruditioudont il se formera lentement

un corps de connoissances classiques. On ne reproche qae trop légitimement à nos compatriotes de dédaîgoer toutes les richesses littéraires qui leur arrivent de l'étranger , et ils ne sont que trop dû^posés toutefois à tomber dans un excès contraire quand l'occasion s'en présente* Il ne faut peut-être qu'un falsificateur habile pour donner à la langue et aux écrvvains d'une peuplade inconnue le crédit dont les Bardes et leur école jouissent depuis cin« quante ans.

.Ajoutons à ces premières considérations que nous sommes dans l'âge avancé de la littérature et des sciences, c'est-à-dire à Tépoque où la littérature change tous les jours dans ses for» mes, pour avoir l'air de se renouveler , et les sciences dans leur nomenclature ^ pour faire croire à leur {>erfectionnement. Il n'y a que peu d'années que je lis, et j'ai vu la plupart des connoissances humaines se modifier dix ibis dans leur méthode , sans y comprendre la po« litique , qui est plutôt en France une mode qi^'un système. L'alchimie et la cabale ont eu la vogue du magnétisme , qui passera à son tour ; les pamphlets» de la démocratie auront peut-être celle des libelles de la Ligue , qui n'étoient ni meilleurs ni plus innocens. i^ous no

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manquons pa^ d'auteurs àoUt les livres , ou précieux à force de gravures , ou rares à forc^ de mépris , pourront eiciter la rivalité un peu lipoteuse de deux bibliomanes un peu ridicules, et obtenir par ce moyen ies honneurs d'une mention extravagante dans le catalogue d'une vente. La bibliographieestrbiatoire successive de nos découvertes , de nos hypothèses , de notre esprit 4 denotre goÀt , et surtout de nos foties. C'est une science inépuisable^

Quoi qu'il en soit de la destinée future du Manuel du Libraire ^ soit qu'il doive se réimprimer tout entier , soit que M. Bruuet persiste à ne le compléter que par des aupplémens , je crois l'estimable auteur très-disposé à bien accueillir toutes les ;observfttions qu'on lui adre^ sera sur son ouvrage^ et qui le mettront en ^t de l'axttener gcadœlkment an point de perfec* tion . le plus absolu qu'un livre de ce genre puisse atteindre. «Fai en deux raisons cependant pour ne pas mokipKer beaueoup ces observations moi'-méme : la première , c'est qu'elles n'ont d'intérêt réel que pour un très-petit nombre de curieux, et que la foule des lecteurs cherche tout autre ehose dans Les journaux ; la seconde qui m'auroit dispensé de celleK)i , et que je ne crains pas de recoi^noître , c'est qu'une

lecture aissez^ attentive m'a fourni fort peu dé remarques essentielles , et qui valussent la peine d'être recueillies. Je me borne donc à regretter que M. Brunet n'ait pas été aussi bien servi pour certaines parties de Thistoif e et des sciences que* pour les autres facultés , lacune iinpoitante qui se fait principalement sentir d'une part dans la division de Thistoire moderne qui est relative aux contrées septentrionales de FËurope, et de l'autre , dans la série nonabretise des monogra-* phies naturelles parmi lesquelles il se trouve cependant des livres d'une grande Valeur. Paykull , par exemple, dont il est&it mention deux fois dans la Table méthodique^ n'en est pas moins très maltraité pour cela, soit par omission : on a oublié sa Monographia cumulionum ^ qui est la plus rare et la plus utile : soit par ^inexactitude dans la désignation dutitiHe: sa Mono* graphia caraboram est d&Yetine y dans le cata^ logue , Monogrophea cabrôfùm : soit enfin par la disposition systématique : desà deux Monogra-^ phies de deux genrefs difficiles d'insectes coléoptères, se trouvent rangées soùs la rubrique des plantes de Suède et de Danenyardk. J'ajouterai que ces petits volumes se vendent assez cber, surtout en France, pour obtenir les honneurs de l'insertion au Dictionnaire bibliographique^

âaQsleqael VEntomohgia Camiolica de Soopoli' ' znériteroit aussi d^étre distinguée des ouvragés de la classe commune , depuis ,qae Pinceiidie de la librairie de Trattner, au siég6 de Yieqoe , en a détruit tous les exemplaires de fonds* Qn ne se k procure plus y même en Camiole ^ à moins de six à huit florins d'AUejoiagne.

Le goût des curieux pour les éditions qui por-^ tent le nom d^Elsiepirs, ou qui se joignent à la collection des livres publiés par ces habiles im^ primeurs, est parvenu à un tel point d'exagération, qu'il doit rendre enfin nécessaire la bibUographie spéciale dont on assure que le savant M. Adry s'est depuis long-temps occupé. En attendant, M. Brunek leur a consacré à la suite de la table méthodique qui occupe son quatrième volume, un catalogue particulier qui 'est fait avec beaucoup de soin. 11 a même eu l'attention d'indiquer jusqu'au nombre de pages des od;vrages qu'on recherche le plus, et qui doivent entrer dans une collection choisie. Cette, exactitude de description étoit d'autant plus utile, qu'il est très-commun de trouver des exemplaires imparfaits dans les pièces préUminaires , et il est difficile de la porter plus loin que M. Brunet , dont j'ai vérifié minutieusement les petites notices, sans y trouver plus d'unç erreur; encore est-elle

de SI peu dlmportançe ^ que j'hësiterois à la re<lever si elle ne me fournissoit pas l'occasion de prouver à l'auteur que j'ai examiné son livre avec tout l'intérêt qu'il mérite. M. Brunet n'a compté que bult feuillets à l'index du troisième , volutpe de Pline, édition de i655, et ceft index en a réellement neuf, dont le dernier n'est imprimé qu'au recto.

Catalogue de îa Bibliothèque d^un o^mateuvy avec Notes bibliographiques , critiques et littéraires ; par M. Bjsnouard.

Ili y a dafis les Mille et Une Nuits llîisCoire dPun voyageur ^u'un hôte célèbre par sa magm* ficehoe Consent à introduire de nuit dans les vastes souterrains où son trésor est renfermé , pour lui faire connottre la source des richesses immenses qu'il vient de déployer à ses yeux.

La première salle renferme l'argent et Por monnoyé ; la seconde ', les lingots d'or et de métaux plus précieux encore-, la troisième, les perles et les diamans; la quatrième, les bîjonx rares, les ouvrages merveilleux , les talismans. Tolit cela est contenu dans un nombre incalculable de vases aussi riches par le travail que parla matière, et tellement comblés que ce qui s'élève au dessus de leurs bords suffiroit , si je ne me trompe^ pour acheter tous les empires du monde.' Hé bien ! je me suis fait une idée de l'étonnement que dut éprouver cet homme, à l'aspect de toutes ces merveilles , en lisant le catalogue de M. Re^ nouard. Je ne connois pas pas de livre qui res« semble mieux à nn ouvrage d'imagination , et cependant l'imagination n'est pour rien dans le Catalogue de M. Renouard. Il passe même avec liine indifférence on peu superbe , avec l'insou-

ciance^

cbtice du luxe blasé sur une foule d'^ouyraged cjut méritoient bien une note dexareté, ou un témoi« gnage de contentement. Il n'invente pas d'é« ditions , U ne décrit point d'exemplaires imaginaires, coofime.cet. amateur doni^ il p^^rle^ qui portoit dans son catalogue un exemplaire inesti* mable de Voltaire en 4o voU ia-4*. , relié en ma^ l?oquin bieu^ doublé de moire dWgent* laesti^ mable, n^est pas trop dire ^' car l'édition ellemême n'a jamais existé. Quant aux livres de M. Jlenouard , ils existent bieu réellement dans sa bibliothèque, et s'ils n'étoient pas dans sa bibliothèque, je ne sais pa^ où ils seroient. Au nombre des livres unique» qu'elle renferme, ot^ la prendroit pour la bib^thèqtie d'Alexandrie , et il faut convenir qu'il n'est pas maladroit aux biblîomanes d'avoir nm l'inventeur de IHmpri-' mené en dé&ut. LucuUbsiavoit formé une volière oii se trouvoient rassemblés et vi vans presque tont les oiseaux du Monde connu; mois, À quelque prix que ce fût , il n'avoit pu ^e procurer le Phé* toix, CbesM. Renouard, op compte des phénix par douKakies.

De tous les genres de littérature , il n'y en a point sans doute qui ofire moifis dHntérêt à l'ob* servatiôn , et moins de prise à la critique , que ca triste genre de la bibliographie, qui procure toutefois à un certain nombre ^'amateurs des

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