IV
sérait composée que d'un juste équilibre entre les désirs et la possibilité de les satisfaire.
Ceci est le commencement de l'exposition du plan de madame de Staël, et j'avoue que j'y trouve beaucoup de vague dans les idées et d'impropriété dans les expressions.
Il n’y a point de passion qui n'ait sa racine dans quelque sentiment naturel à l’homme , et bon et utile, dont elle est l’exaltation, l'excès ; la passion de la gloire, l’orgueil, la vanité, sont l'excès de l’amour que la nature a mis dans le cœur de l’homme pour lui-même, et qui est pour lui ün principe de conservation. L’ambition est l’exces du désir de se distinguer de ses semblables, désir qui est, sous beaucoup de rapports , un des principes les plus actifs du perfectionnement de l'espèce humaine , et en particulier de l’art social. |
L'avarice et même l'ayjdité sont l'excès du sentiment vif qui attache l’homme à la propriété, le plus puissant et le plus ütile des mobiles qui agitent l'homme.
La vengeance est l'excès du sentiment qui attache l’homme à sa conservation, et qui lui est si nécessaire, etc. , etc.
Madame de Staël ne s'éloigne pas de ces notions, lorsqu'elle caractérise les passions
par la force entraïnante qu’elles ont sur la vo-
lonté de l’homme, ce qui les place, comme on voit, dans l’excés; et cet excès même est dans son idée l'extrême, car elle ne daïgnerait pas autrement lui donner le nom de passion.
Eh bien, aucun de ces sentimens ne doit être reprimé, ni combattu par le gouvernement dans le cœur de l’homme, mais seulement dans les actes extérieurs par lesquels celui qui est animé de ces passions à un haut degré , nuit à ses semblables ; et c’est tout ce qu'on a droit de faire.
ARARAARAAR ALBI ARIANE AAAUS
VAN AGARAA