‹ Mélanges de littérature et de philosophie du 18e siècleChapitre 12 sur 24 · JI · texte numérisé non relu

JI

OU une. épizootie , ce qu'ont fait Lucrèce et Virgile avec tant d'art et de vérité ; et ce qu'a £ïit Lucain qui , ayant à décrire cette forêt an-* tique et sacrée , que les soldats de César vont violer, et sur laquelle César porte lui-même le premier coup de hache , en ban nit d'abord Pan, et les Nymphes, et les Sylvains,

Ihmc^non ruricolœ Panes, nemorumque pqlenief Sj'lvani , Njrmphœque lenent, Phars , lilx 3.

On ne voit donc pas pourquoi leur mythologie les aurait empêchés de faire des poèmes descriptife et de la poésie descriptive. L'intervention d'Éole, et de Neptune , et des Tritonsdans les tempêtes de Virgile , n'empêche pas que ses descriptions ne soient admirables de celte vérité qui rend les objets présens à nos yeux ; l'antre des Cyclopes > et leurs travaux dans Homère et dans Virgile , offrent de fort belles descriptions , quoique ces Cyclopes et Vulcaîn ' qui les conduit soient des êtres fabuleux ; les travaux champêtres , la culture des terres , celle des arbres utiles et de la vigne , et les mœurs des abeilles , n'en sont pas décrits avec moins de charmes et de fidélité , quoique le poëtç amène sur la scène et Cérès et Sylvain , Bacchus et Cyrène , et les Néréides et Prothée, etc.

Outre que ces fables n'étaient crues d'aucun

homme d'un esprit tant soit peu cultivé , qu elles n'étaient regardées que comme des aUégoriea ingénieuses : encore était-il bien possible aux poètes d'en faire abstraction dans les descriptions ^u ils auraient voulu faire à la manière des poètes modernes ^ comme ils Font fait en une infinité d endroits ; dont les citations pourraient faire des volumes.

On ne voit aucune raison de croire que les dieux de la fable détruisaient les charmes de la nature. Pour avoir imaginé le palais du soleil , dont Ovide nous fait la description ^ il n'en parait pas avoir été frappé moins forte** ment que le chrétien le plus religieux / du spectacle du soleil levant y apportant à la terre un beau jour. Le poète chrétien lui - même n'emprunte-t-il pas comme le païen le secours deïallégorie? ]N'est*ce pas sur des allégories que porte ' en grande partie Ja belle ode de

Les cieux instruisent la terre , etc. ?

N'est-ce pas une allégorie qui nous présente le soleil comme un époux glorieux ,

Qui dès l'aube matinale De sa couche nuptiale Sort brillant et radieux , Qui prend sa course et s^élailce Comme un superbe^ géant ?

Et Davi4 lui-Otteme n'a-t-il pas dit :

Exulu^it ul gigas ad currendam ptam ?

Ne peut^on pas dire que les différences sont peu considérables entre les moyens poétiques que peuvent fournir les diverses religions'modernes? Toutes reconnaissent un Dieu suprême^ , créateur ou ordonnateur du monde^ cuncta sur* percilio moi>ens. Toutes ont des divinités subalternes ; ^utes ont des anges et des démons ; toutes un lieu de délices pour les gens de bien après la mort , et un lieu de supplice pour les méchans ; tmites des cérémonies religieuses , des expiations , des mortifications , des mira-* cle$ , des prophéties. Les Orientaux ont leurs génies et leurs péris , qui répondent à nos anges et à nos démons ; les Indiens leurs martyrs y qui se jetent sous les roues du char qui porte leur idole , et leurs veuves qui se brûlent sur le bâcher de leurs maris pour aller jouir avec lui dune étemelle félicité ; enfin toutes les religions n'ont*-elles pas ce que l'auteur du Génie du christianisme appelle des ma^ chines poétiques ? Et si des deux côtes vous* supposez des hommes d'un talent égal , une langue faite et un égal dc^ré de lumière et de civilisation ; dans les deux époques ou dans les deux nations ^ ne pomraîtK^n pas avoir des pbëm'e^ égalenient be,aux des deux c6tés ? Ne

pourrait-il pas y avoir en arabe et eu persan une épopée construite avec la mythologie des Mille et une Nuits , ou avec celle des Mille et un Jours, aussi belle que la Jérusalem délivrée ou IsL^Ifenriade ?

Je crois que sous toiA les cultes , et dans tous les temps , le poëte décrivant Thorrible situation dun homme perdu dans les sables brùlans dé la Libye ou dans une immense foret y n'y a vu ni nymphes versant les eaux d une claire fpntaine , ni dryades et hamadryades dansant à la douce clarté de la lune ; et que le désert et la forêt sont pour lui aussi solitaires , aussi tristes , aussi mélancoliques ^ que pour le meilleur chrétien du monde. ^

Voici encore line observation qui nous parait détruire la théorie de M. de Ch, B.

Ce n est pas la mythologie , de quelque peuple et de quelque religion qu'elle soit^ qui est la vraie source des beautés poétiques ; cette source est là nature , la peinture des passions , le développement des caractères. La beauté poétique consiste dans la véritd des descriptions , dans la chaleur et le mouvement du style , etc. Et ces moyens^ la mythologie d'aucune religion ne les fournit.

Les différences entre les my thologies des diytrses religions et des differeos peuples , * sont

fort peu considérables; toutes ont à peu près les mêmes moyens , un Dieu suprême , ides divinités inférieures , des anges , des démons , des miracles , des prophéties , des mystères , un enfer , un paradis , etc. C'est au génie à tirer parti de ces données , et il peut en venir à bout sans qu'on puisse dire que c'est à sa mythologie qu'est dû son succès , si d'ailleurs cette mythologie n'a pas de^ caractères qui la rendent moins propre à servir le poète.

Pourquoi un poète indou , en qui on supposerait le génie d'un Corneille , d'un Racine , ne pourrait-il pas faire une belle tragédie , avec le sujet d'une veuve du Malabar allant se brûler sur le corps de son mari , et se dérobant aux embrassemens d'un amant passionné ? Aurait-il besoin pour cela d'être chrétien ? Est - ce qu'une religion qui peut déterminer une jeune femme à se brûler vive^ n'est pas assez poétique^ au gré de l'auteur , pour faire faire une belle pièce et de beaux vers , les mêmes circonstances étant données , les mêmes progrès des na« lions étant supposés ? £t ^ si ces données sont différentes , pourquoi ne s'en prendrait-on pas a cette différence de ce que les Indous n'ont pas une Phèdre, Jimie, Oresie, Iphigeme?

A ce sujet, je dirai encore que M. de Ch. B»,

en composant les Martjrsy est tombé avec luimême en une forte contradiction.

En effet , il nous donne cet ouvrage comme un exemple de l'emploi qu on peut faire de la croyance chrétienne en poésie ou dans des compositions qu'il a prétendu assimiler à l'épopée^ A près avoir entendu M, de Ch. JB. nous donner comme ennemis de la poésie •descriptive les élegam' fantômes dont Homère et Virgile fMBupleiit la terre et la mer et les cieux , et après avoir professé une si grande passion pour la solitude et le silence et la mélancolie , que les divinités païennes troublaient , au grand dommage de la poésie , on est bien étonné de voir qtje l'auteur des Martjrs repeuple le mondé d'anges et de dénons , qui certes ne sont pas plus agréables en poésie que les dieux de l'Olympe, et les faunes, et les dryades, et les nynv phes , et les divinités du Tartare, mais qui ont le même inconvénient , si c'en est un d'ôter au monde sa solitude , son silence , sa mélancoUe. Il w veut point de Neptune , et il met en scène m ang^dés mers avec des ailes bleues. Éole lui (Mpktt , et il nous feit un ange des tempêtes. Il proscrit Venus et les Amours , et il fait promener dans les-bois de l'Arcadie le démon

de la \;oluplé , et danser autom* de lui les divinités champêtres , et nous peial Fange des * maintes amours défendant Eudore des traits d'Astarté. f —

Il répand dans les espaces des myriades d'anges gardiens , de sorte quil n'est plus possible ^ Fhomme d'être en aucun lîeu , en aucun instant seul. Peut-on se contredire et se démentir plus fortement ? Il dédaigne Apollon conduisant le char du soleil , et lançant des traits enflammés; et il attache un ange à chaque corps céleste.

'Que devient donc cette solitude , ce silence, cette mélancolie si nécessaires aux poètes ? Qui ne voit qu'après avoir prétendu prouver que , sans ces conditions , il n'y a point de poé$ie descriptive, l'auteur lui-même n'a pas entrepris de s'en passer ?

n y a bien plus. En supposant que les anciens ne voyaient dans le spectacle du monde qu'une machine d'Opéra, parce qu'ils ne croyaient pas au Dieu que la religion nous donne comme l'auteur et l'ordonnateur de l'univers, M. (le Ch. B. abandonne les intérêts de la cause qu'il défend, en un poipt capital aux yeux de tout homme religieux.

Taus'les hoi^m^s instruits dans l'histoire de

la philosophie p savent que , chez les peuples anciens civilises que nous appelons idolâtres et païens, tous ceux qui avaient donne quelque cul^ ture à leur esprit , àTexception de quelques sectes , et les moins nombreuses^ des philosophes, ont reconnu lexistence d'un Dieu suprême, auteur de cet univers , tout bon , tout-puissant , distribuant les biens et les maux. Cest ce qu a prouve jusqu a levidence le savant Cudworth au chap. IV de son grand ouvrage, Sysieuia iniel" lectuale.

Les poètes , ajoute Cudworth , ont corrompu cette théologie par leurs &bles , et cependant il n'euv est aucun qui ait été assez déraisonnable pour croire à une multitude de dieux existans par eux-mêmes , et tous ont reconnu un Dieu suprême , par qui la tourbe de ces dieux inférieurs avait été engendrée et produite. Cest la doctrine d'Homère , d'Hésiode, de Pindare, de Sophocle , d'Euripide , d'Aristophane, qu'enseignent aussi les poètes latins Ennius , Plante , Ovide , Virgile , Horace , Manilius.

Je m abstiens de rapporter toutes les autorités sur lesquelles le savant anglais appuie son assertion ; mais j'observe que ce grand fait , une fois établi , renverse toute la théorie de M. de Ch. B. prétendant que les anciens n'ont pas eu

de poésie descriptive , parce que la mythologie faisait perdre aux déserts leur mélancolie, parce que , sous son règne, Pieu n'était pas ren^ tré dans ses œuvres et ne donnait pas son in^ mensité à la nature y et parce qu'elle ne faisait voir le monde aue comme une machine iï Opéra.

AVERTISSElVtENT.

On a cru pouToir joindre la pièce suivante aux critiques qui précèdent ,

1^. Parce qu'elle est un échantillon assez piquant d^un genre femilier à nos voisins, et dont le docteur Syfih a donné d'excellens modèles ;

2^. Parce que la théorie du paradoxe nonseulement est une défense des principes du goût contre la même corruption qui se répand encore de nos jours , mais encore est une réfutation des fiiusses doctrines enseignées par Linguety sur les bases d'un bon gouvernement et sur les maximes de son administration; reproches que nous sommes loin • de ûdre à M. de Ch. B. ; mais que méritent , / comme Linguet, les ennemis de la liberté du commerce et Tes fauteurs de beaucoup de maximes orientales en matiàre de gouvernement.

im^QB^lE DU

JL'HqMBd^ se la^e facilement et prOmptemeo^ ^es mc^f^ ^jfitSi .Touf cfiux qji;^.lllideTieft« UQiit familiers cessent àp nntéresstr* H çl^erche avoc ^vicUté le noiQreau f. et en^te Te^* traordinaire* Pe. là; la. nécessité <le doqoer coip^ tinuellement ai;ix jMmluctiofi^ ^ tous les a^ts ^ desfarmes nouveffis etmèmel^izarres. Lesouyrages de l'esprit ne sa|it pa^ e^ioptes de ce\\^ loi cQpxzmxfï^. Ceuf qui jqe préi^€^tent que def yéiitésconilties» i^'atUc^^it plus rétention ^ ^% encore mûias ladiqirflHon 40s }f9CtQufs. D# Ik a^ijssi.la nécessite (If rech^ch^r le pacadi>xe ^t et la grande utÙitÀ ^f» lef écrivains' peuvent tirer d^ l^ft fie f e^. f^iîvir-

{^raitmai^^eir à tw*§ JejB .trait§$ i»»aw»p^ l'on a voulu réduire en préceptes lart db eap«

Ûyprrleft Jj^ift^..p^^ail»r4)îç de ch^nçer

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Ufftg^^ > %iys ,i'IJîaiflW'n*fl^*^ï)é|n4lri«s d^

ri^lftîf^é ^e.dpifj^Upsiv ce,Siuiçt.ifflp^«»it. cause.de o^te.o^qajfs^ qiie<l^ Ai«!9nj9

ât tous les arts. ne. se fonne que d'après les productions des arts eux - mêmes. On fidt la guerre pendant' des siècles , avant qiie Tobservation des moyens employés par les grands capitaines pour discipliner et manœuvrer des armées , fournisse les matériaux d*un traité de tactique. Apelles et Phidias ont produit des chefe-d*oeuvre , avant qu'on écrivit sur la peinture et la sculpture. Démostihène est antérieur à Aristote^ et Cicéron à Qmntilien. '

Or ^ il parait que le genr^ont nous allons donner des lois n'a pas été pratiqué des anciens. Les orateurs et les écrivains grecs et romains ne nous paraissent pas avoir employé le paradoxe , soit que leurs eontemporains se refii** aassent à ce qu'on se servit auprès d'eux de ce moyen ^ soit que , traitant des sujets neu& qui se trouvent aujourd'hui épuisés , cette Ressource leur ait été moins nécessaire qu'îi nous. C'est à eette omission que nous nous proposons de suppléer.

" Les ihoderhes ayant découvert cette mine fikocidé^ et en ayant tiré des rif^hesses inestimables * nous fournissent des modèles nom-

breuxet parfaits , d'après lesquels la/^eorie de ?art du paradoxe devient ficile^former j de sorte qué'nouë nWons 'presque qu'à recueil* lir les exeitfples dans leurs écrits , pour en do*

dwe les précepte. Aussi préveiiOQS^noul* nos lecteurs , que nous n'attaclions aucua mérkeau travail que nous leur ofirOns , si ce n'est celui: qu'on peut , ce semble , accorder à un conipi«tuteur exact'^ et à un observateur attentif.

Mais 9 parmi tjant d'excellens maîtres , nous avons dû distinguer nu auteur qui a pcMrté Je genre aussi loin .qu'il peut aller. Sur ce seul énoncé , on voit h^en que nous entendons parler du célèbre M. Linguet^et, en effet, cet éi^i**; vain fécond nous a fourni seul les exemples diMUt nous av<His appuyé no| leçons. Les rai* sopis de la pt^éfi^ace que nous lui avons don« t^sont sensibles.

kA premi^e est le rare talent de cet auteur à^fvroduire et à défepdre le paradoxe. .Nul ne

s'i^i^E^it une {^us grainde réputation dans cette -, c»ipi&kvf^ Ctnx, de nos lecteurs qui connaissent se» M^vragies , ne regarderont sûrement pas cet éloge, cûmme. exagét^^ et les autres lui xendmvft k même fuatioc^ , après avoir lu ce petit ti^aitévri,' ..

Xe isecond motif qui nous a fâî^ puiser près* queimiquement d^s cette source ^ est une raison ji'écQnomie ppui'' nos lecteurs. Les jeunes ge«i$ique nous nous proposons d'instruire, n'ont pas j^ommunément assez d'aisance pour se prociip^r abondammehc les secours dont ils ont

Itôsôlti pour faire de bonnes études , et tout de&IÎTres. Quititilien , dans ses Institutions oratoires y emprunte ses exemples de plus de^ cent auterers. En imitant le rhéteur latin, nous aurions jeté nos élères dans une dépense ety. cessire ^ s'ils eussent vouhi vérifier nos citatations et puiser dans toutes les sources* Le petit nombre de volumes qui forment la cdHeo tion des œuvres de M. L***, leur tiendra lieu de toute une bibliothèque.

Je dois pourtant les prévenir que je ne j»<étends pas leur imposer l'obligation y ni lèHr donner Fespérance de s'âèvéi* à la hauteur \d<e leur modèle. Il faut pour cela des moyens qlie^ la nature seule peut donner, et qiie dfeô circdbstances heureuses, un cotirage soutenu ^'isqeii application constante, un esteîcicë'jK^utnklbHr^ ont pu seuls développer et perfe€lîom:>éf«dldfli^le grand maître que je cite» Mais je leui!yf^l:d«<r pose un bût i^us élevé que celui auquelib pçi^*> verrt atteindre , pour exciter dati(aiiilâgè tem^) ardeur. Je serai satisfait s'ils en approch^t^^i est quodam pf^ife iëm€S. ' ■ ' -

, Quelques lecteurs penseront peut - êjtfe *qwe ' nous aurions dû oflrîr aussi k Firhitàtrôh' de h(»& élèves, un autre écrivain à parado^éiS^ Féldqu<e»t citoyen de Genève. Mais nimê observerons <fu'U' > y a entre ces deux auteurs des diffénences tté^

wnp3ÀàévJAe% ^ poiu^qufs BOUS i^as; i^rixiettipas. dëlesiappoociier. Par exemple ^j£-J..&.^ mêlé ti^de Tfirites commun^ ^ qitQique uti|Q$« ai graoëfs^ aax opinions extraoi?dîni|ir^^ qiit il a~ défeiidoes.» D'aiUetiFsil les soutient ave<^ un sé^^ lietck si imposant^ irvfec une éloquence si pear-fr suasivê > qu!i9B a foutes . tes. peines du. m£)nd^^ à y recQmtaiirâ Je pacadokiB. L!art ^ s'il y en a , est trop caché* On.ns peut pas l^ieli enseigner Tanataniie sur uÀLSUJet qdi a dfe reinbohpoint : au Jieu que ^ chez M. L^^^^' Iqs lûuEicJes sont phis détachés ^ les formes moins ' arrondies ^ toutes les parties mieux prononcées. On distinn gue œienx chez lui» et l'on saisit plus âifiément tous lés contours du paradoxe. Enfin nous rappellerons à nos lecteurs ce mot d'un ambassadeur de Hollande , à qui Charles II , roi d'Angleterre , se plaignait de ce que la république n'avait pas pour lui les mêmes égards que pour Cromwell : Jlh! sire, ce Cromwell était tout autre chose.

Avant d'entrer en matière , nous devons écarter un soupçon qui peut se présenter à l'esprit de nos lecteurs. On pensera peut-être qu'en entreprenant de ' donner la théorie du paradoxe, nous nous livronsVen cela même, à l'esprit du paradoxe ; maïs on se tromperait. Nous sommés comme les sceptiques qui , en pro-

nonçant qaVftmt dùuter de toyt , en exw^ teni , comme de raisoik , cette piopofiîtÎQii^lii même , dont ils ne yeulent pas qu'on iIohI». : Notre siècle voit se multiplier les ouvrages où le paradoxe se montre dans tout soa éclat^ et * Ton peut bien donner sérieusèmMit la théorie d un art , lorsque Tari lui-^méme est coiitinuel"lemaât pratiqué , et généralement répandu.

Nous partagerons ce que nous avons k dire sur c^ important sujet , en tstns sections :

La première y de 'Finvention du paradoxe; . La seconde 9 de J'art de présenter et de dé* fendre le paradoxe ;

La troisième , des avantages dn paradoke.

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