MO
cette tonte^puissance comme démontrée chez les anciens^ serait encore parmi nous plutôt une réminiscence qu'un fait existant. On méconnaît les temps y les nations et les époques , et l'on applique aux modernes ce qui n'était praticable qu'à une ère différente de l'esprit humain.
Parmi des peuples qui ^ comme le dit Condorcet (i), n'avaient aucune notion de la liberté personnelle , et où les hommes n'étaient que des machines dont la loi réglait les ressorts et dirigeait les mouveniens ^ l'action de Tautorite pouvait influer efficacement sur l'éducation , parce que cette action uniforme et constante n'était combattue par rien. Mais aujourd'hui la société entière se soulèverait contre la pression de l'autorité, et l'indépendance individuelle que les hommes ont reconquise réagirait avec foy:e sur l'éducation des enfans. La seconde éducation, celle du moitié et des circonstances , déferait bien vite l'ouvrage dé la première {2).
De plus , il serait possible que nous prissions pour des faits historiques les romans de quelques philosophes imbus des mêmes préjugés que les écrivains qui , de nos jours, ont adopté leurs
(i) Mém. sur l'Ins tract, publique, (2) Helvëtius , de l'Homme,
prÎQqîp^s; ^t hloi^ ce $yakipE^, nu lii^u d'avoir ëtëi dp mpio^ i^ut|'e£Qi3, uno vérité pratiqua i ne ^r^It qu UD^ err^pr perpétuée d'^^ en âge.
Oii vpypasriuousi en effet, cette puissauce merveilleuse de réduca^tioa? Est-^e k Athènes? Mais l'éducation publique , consacrée par Vauto* ritéj y était renfçrpiée dans leç écoles subaltarnesy qui se bornaient à la simple instruction ; i) y avait d'ailleurs liberté ix^mplète d'enseignement. Est* çç à locfidémone ? L'esprit uniforme et mona* cal de; -Spartiates tenait à un ensemble d'institutions dont l'éducation ne faisait qu'une partie^ et cçt ensemble X je le pense , ne serait ni facile ni désirable à renouveler parmi nous. Est- ce en Crète? Mais les Cretois étaient le peuple le plus féroce, ]e plus inquiet j le plus corrompu de la Grèce* On sépare les institutions de kurs eflTets, et ou les adn^ire d'^^rès ce quelles étaient des^ tinées à produire « san& prendre ^n cousidératioa ce qu'elles ont produit ^n réalité-
On nous cite les Perses et les Égyptiens* Mais npus 1^ connaissons très intiparfaiteuMUt. Ijcs écrivains grecs ont choisi la Per^ç et l'Egypte pour ' donner unç Ubre carrière à l^urs spéculations, commç Tacite avait, dans le même but» choisi la Germanie; ils ont mis en action chez des peuples lointains ce qu'ils auraient désiré voir élabli dans leur patrie. Leurs mémoires sur Jes institutions
ëgjrptîeniies et persannes sont quelquefois démontres faux par la seule impossibilité manifeste des faits qu'ils contiennent^ et presque toujours rendus très douteux par des contradictions inconciliables. Ce que nous savons d'une manière certaine^ c'est que les Perses et les Égyptiens étaient gouvernés despotiquement^ et que la lâcheté, la corruption, l'avilissement, suites étemelles du despotisme, étaient le partage de ces nations misérables^ Nos philosophes en cou* viennent dans les pages mêmes où ils nous les proposent pouf exemples, relativement à Véàur^ Cation : biearre feiblesse de l'esprit humain qui, n*apeTx:evant les objets qu'en détail, se laisse telle-* ment dominer par une idée favorite, que les eflèts les plus décisife ne l'éclairent pas sur l'impuissance des causes dont il lui convient de proclamer le pouvoir! Les preuves historiques ressemblent, pdur l^plupart, à celle que M. de Montesquieu 'allègue en faveui* de la gjmtaasti^ que. L'exercice de la lutte, dit-il, fit gagner aux Thébains la bataille de Leuotres. Mais sur qui gagnèrent-ils cette bataille? sur les Lacédémoniens, qui s'exerçaient à la gymnastique depuis quatre cents ans.
Le système qui met l'éducation sous la main du gouvernement repose sur deux on trois pétitions de principes.
Oo suppose d'abord que le gouvernement sera tel qu ou le désire. On voit toujours en lui un allié , sans réfléchir que souvent il peut devenir un ennemi ; on ne sent pas que les sacrifices que Ton impose aux individus peuvent ne pas tourner au profit de l'institution que l'on croit parfaite^ mais au profit d'une institution quelconque.
Cette considération est d'un poids égal pour les partisans de toutes les opinions. Vous regardez comme le bien suprême le gouvernement absolu, l'ordre qu'il maintient, la paix que, selon vous, il procure. Mais si l'autorité s'arroge le droit de s'emparer de l'éducation , elle ne se l'arrogéra pas seulement dans le calme du despotisme^ mais au milieu de la violence et des fureurs des factions. Alors le résultat sera tout différent de ce que vous espérez. L'éducation , soumise à l'autorité, n'inspirera plus aux générations naissantes ces habitudes paisibles , ces principes d'obéissance, ce respect pour la religion , cette soumission aux puissances visibles et invisibles , que vous considérez comme la base du boiihéur et du repos social. Les factions feront servir l'éducation, devenue leur instrument , a répandre dans l'Orne de la jeunesse des opinions exagérées, des maximes farouches, le mépris des idées reli-. gieuses qui leur paraîtront des doctrines enae-»
mies, l'amour du sang, la haine de la pitié. N'est-ce pas ce qu'aurait fait le gouvernement révolutionnaire s'il avait duré plus long-temps? et le gouvernement révolutionnaire était pourtant un gouvernement.
Ce raisonnement n'aura pas moins de force si nous l'adressons à des amis d'une liberté sage et modérée. Vous voulez, leur dirons -nous, que, dans un gouvernement libre, l'autorité domine l'éducation, pour former les citoyens, dès l'âge le plus tendre, k la connaissance et au maintien de leurs droits , pour leur apprendre à braver le despotisme , à résister au pouvoir in* juste, il défendre l'innocence contre l'oppression. Mais le despotisme emploiera l'éducation à courber sous le joug ses esclaves dociles^ à briser dans les cœurs tout sentiment noble et courageux, à bouleverser toute notion de justice, à jeter de Tobscurité sur les vérités les plus évidentes, à repousser dans les ténèbres , ou à flétrir par le ridicule tout ce qui a rapport aux droits les plus sacrés, les plus inviolables de l'espèce humaine. N'est-ce pas ce que feraient aujourd'hui, s'ils étaient revêtus de quelque pouvoir, ces ennemis ardens de toute lumière, ces détracteurs de toute philosophie , ces calomniateurs de toute idée noble, qui, trouvant la carrière du crime
déjà parcourue, s en dédommagenk au moins amplemeiit dans celle de k bassesse ?
On croirait qu^ le Directoire avait éèé destiné à Bow donner de mémorables leçons sur tous les objets de cette nature. Mbus^ l'ayons tu, pendant quatre ans , youlant diriger l'édocation , tQjXiraienftaBit les instîtuteuss ^ les réprimandant, liss déplaçant y les avilissant aux yeux de leurs élèves , les souoiettaiit à Finquisitîon de ses agens lies, pl^s subalternes et cks bommes les moins éclairés, entravant l'instruction particulière, et troublant l'instruction publique par une action perpétuelle et puérile. Le Directoire n'était-il pas uu gouvemem^t? Je voudrais cqnnaltrela garantie Qdysfiéi^iQuse qfJL^ Yoa a reçue, que jam^ l'^VQnir ^e ressemblera au passé-
l)ms tovtes ces hypothèses, ce que l'on, désire que le gouvernement fasse en bien , le gouvernement peut le faire en mal. Ainsi ^ les espérances peuvent être déçues^, et Tautorité que l'on étend à Tinfîni , d'après des . suppositions gratuites^ peut marcher en sens inverse du but pour lequel on l'a créée.
L'éducation qui vient du gouvernement doit se borner à l'instruction seule. L'autorité peut multjfplièr^ les canaux , les moyens de Finstructiott, mais elle ne doit pas la diriger. Qa'elle assure, aux citoyens des moyetis égaux de s'ins^
( 247 ) troire ; qu elle procure aux professiom divie^âes l'enseigneineot des eonnaiasances pontives qui en facîlîlent l'exercice } qu'elle fraie aux indiyîdud une route libre pour atriver à toutes les vérités de £ûl cobstaAees (i)^ et pour pi^ryeibir au point d'où! leur- tuteUigenùe peut s'ëianeer spooianéliieBtà desdécoufTettesnoûYeUes; qu'elle rasBemble^ pour Fusa^ de totls- les esprits in-^ vestifÇateuirs ^ les monfumens de toutes les opt* TkitMB, les iayentioos de tous les siècles^ les décDUTertes de toutes les méthodes ; qu'elle orgatiise enfin; l'instituctioii de manière k ce que cbacuu puisse j consacrer le temps qui coarrietit à son intérêt ou à son déi^,* et se perfectionner dans le métier , l'art ou la science* auxquels ses goûts ou sa destinée l'appellent; qu'elle ne nomme point les instituteurs^ qu'elle ne leur accorde qu'un traitement qui , leur aesuranf le nécessaire'^ . lenr rende pourtant désirable l'affluence des élèves ; qu'elle pourvoie à leurs besoins^ lorsque l'âge ou les infirmités auront mis un terme k leur carrière active ; qu'elle ne puisse peînt les ^ destituer sans des causes graveset salis le concours d'koÉimie&indépendans d'elle (2); car les institua
(i)^Otti paît «ttHéigtiier les (tin sur parole, mais jamais lès raisonnemens. Coih)OitciÂ.
(3) Pour les détails de Forganisatidti de Fitlstructioà pii^ blique qui ne soût péft du refMrt de deï duvrage , je renvoie
( HS )
teurs. soumis au gouvernement seront à la fois négligens et serviles. Leur servilité leur fera pardonner leur négligence ; soumis à l'opinion seule, ils seraient à la fois actifs et indépendans (i).
En dirigeant l'éducation , le gouvernement s'arroge le droit et s'impose la tâche de maintenir un corps de doctrines. Ce mot seul indique les moyens dont il est obligé de se servir. En admettant qu'il choisisse d'abord les plus doux , il est certain du moins qu'il ne permettra d'en<* seigner dans ses écoles que les opinions qu'il préfère (2). Il y aura donc rivalité entre l'éducation publique salariée et l'éducation particulière : il y aura des opinions investies d'un privilège ; mais si ce privilège ne suffit pas pour faire domi-* ner les opinions favorisées, croyez^vous que l'autorité, jalouse de sa nature, ne recoure pas à d'autres moyens? Ne voyez-vous pas, pour dernier résultat, la persécution, plus ou moins déguisée, mais compagne constante de toute action superflue de l'autorité?
Les^uvernemens qui paraissent ne gêner en rien l'éducation particulière, favorisent néanmoins toujours les établissemens qu'ils ont foo-
le lecteur aux Mémoires de Condorcet^ où toutes les questioas qui se rapportent k cette matière sont examinées. (x) Smith , Richesse des Nations, (2) Condorcet, Premier Mémoire , page 55.
( 349 ) dés y en eidgeant de tous les candidats aux places relatives à Téducation publique , une sorte d ap* prentissage dans ces établissemens. Ainsi, le talent qui a suivi la route indépendante , et qui, par un travail solitaire, a réuni peut-être autant de connaissances) et probablement plus d'originalité qu'il ne l'aurait fait dans la routine des classes , trouve sa carrière naturelle, celle où il peut se communiquer et se reproduire , fermée tout à coup devaiit lui (i). *
Ce n'est p^s que, toutes choses égales, je ne préfère Téducation publique à l'éducation privée. La première fait faire à la génération qui s'élève un noviciat de la vie humaine plus utile que toutes les leçons de pure théorie, qui ne suppléent jamais qu'imparfaitement à la réalité et à l'expérience.
L'éducation publique est salutaire surtout dans les pays libres. Les hommes rassemblés à quelque âge que ce soit , et surtout dans la jeunesse , con-
(i) Tout ce qui oblige ou engage un certain nombre d'ëtudians à rester à un collège ou à une université, indëpendamment du mérite ou de la réputation des maîtres, comme , d'une part, la nécessité de prendre certains degrés qui ne peuvent' être conférés qu'en certains lieux, et , de l'autre, les bourses et assistances accordées k l'indigence studieuse , ont l'effet de ralentir le zèle et de rendre moins approfondies les connaissances des maîtres , ainsi priyil<^és sous une forme quelconque.
Smitu, y, !•
tractent^ par un effet naturel de leurs relations réciproques , un sentiment de justice et des ha^ bitudes d'égalité qui les; préparent à deTenIr des chojeas courageux et des ennemis de l'arbitraire. On a ru ^ sous le despotisme même , des écoles dépendantes de l'autorité , reproduire-, en dépit d'elle y des germes de liberté qu'elle s'efferçait en vain d'étouffer.
Macs je pense que cet avantage peut être obtenu sans contrainte. Ce qui est bon n^a jaioflôs besoin depriTÎléges, et les priyiléges dénatufent toujours ce quî est bon. Il importe d'ailleurs que si le système ^d'éducation quelegouTemementfiflLVOrise est on. parait être vicieux à quelques indivi-' dus, ils puissent recourir à l'éducation particulière, ou à des instituts saus> rapport avec le goQvenae-ment. La société doit respecter les droits des individus ,. et , dans ces droite , sont* compris c^tx des pères sur leurs enfens (i). Si son action les blesse , une résistance s'élèvera , qui rendra l'autorité tyrannique, et qui corrompra peut-être ce respect que nous exigeons du gouvemetnent pourles droits des pères. On objecte que les classes inférieures du peuple^ réduites, parleur misère^ à tirer parti de leurs enfens> dès que ceuxw:i sont capables de lés' seconder dans leurs travaux, ne
(j) Gondorcet, Premier Mémoire , page 44*
les feroiat point ifostmire daitt les ounnaissanccs nëcesasîrcsy l^instmetion f&è<cUe néne giabûte, si le pmxemBwenl ix'est autorisé à bs y coatrÛAdre. Mais cette objection repose sur l'hypo* thèse, d'une telle, misère dans le peuple^ qn'aTec cette nusère , rien ne fmA. exister de bonw Ce qu'il ÙMif c'est qae cette misère n'existe pas. Dès» que le peuple jouita del'aisaace qui lui est due^ loin' de retenir ses enfans dans l'ignorance, il s'emyresseroLde leur domier de l'ÎDstnsctioQif il y meUfa de la Yanilé , il en sentira l!intëi?ét. Le peaoeliaiit le plus naAuvel anx pères est d'éle¥er leurs enfans ai^dessns de leur état ; c'est ce que. nous voyons, en Angleterre^ et ce que nous a^ons. VU: en France pendant, la révolntioou Durant cette époque, bien quelle: fikt agitée, et que le peuple eût beaucouf^à souffrir sous soa gouvei>^ n^ont; cependaiit,, par cela seul quTîlI acquit, plus d'aisance,, l'instrudâcoi' 6à de&pirogrès étour n^tis dans, cette classe : partout, riosUructiûDf du peuple est en. pnoportion de. son aisance.
Nous avoîBS: dit,, au comMencemeat de ce dia*piftre^ que les Adiénietts n'avaient soMBÛa à l'ias*pfiction d^s magistrats que les écoles suhaltemes i celles de. philosophie restèrent toujeurs dansl'ii^ dépendance^ la. plus abecdue, et ce peuple éclairé nous a transmis à ce sujet un mémorable exemple. Le démagogue Sc^ocLq ayant proposé de subor-
dooner à l'autoritë renseignement des phiioso^ phes^ tous ces hommes qui y malgré leurs erreurs nombreuses^ doivent à jamais servir de modèle et comme amour de la vérité et comme respect pour la tolérance , se démirent de leurs fonctions. Le peuple réuni les déclara solennellement affiranchis de toute inspection du magistrat , et condamna leur absurde adversaire à une amende de cinq talens(i).
Mais,dira*t-on, s'il %'élevait un établisscHUiCftit d'éducation, reposant sur des principes contiatires à la morale y disputeriez-vous au gouvernement le droit de réprimer cet abus? Non , sans doute, pas plus que celui de sévir contre tout écrit et toute action qui troubleraient Tordre public* Mais la direction est autre chose que la repression, et c'est la direction que j'interdis à Tau-* torité. D'ailleurs , on oublie que , pour qu yn établissement d'éducation se forme et subsiste, il faut des élèves , que pour qu'il y ait des élèves , il faut que leurs parens les y placent , et qu'en mettant à part, ce qui néanmoins n'est nullement raisonnable, la moralité des parens, il ne sera jamais de leur intérêt de laisser égarer le jugement et pervertir le cœur de ceux avec lesquels ils ont, pour toute la durée de leur
(i) Diogéne-Laërce , F^ie de Théophfoste,
vie y les relations les plus importantes et les plus intimes. La pratique de l'injustice et de la perversité peut être utile momentanément et dans une circonstance particulière^ mais'la théoricf ne peut jamais avoir aucun avantage. La théorie ne sera jamais professée que par des fous, que repousserait incontinent Fopin ion générale, sans même que le- gouvernement s*en mêlât. U n'aurait jamais besoin de supprimer les établissemens d'éducation où l'on donnerait des leçons de vice et de crime , parce qu'il n'y aurait jamais d'établissemens semblables, et que, s'il y en avait, ils ne seraient guère dangereux , car les instituteurs resteraient tout seuls. Mais au défaut d'objeotions plausibles, on s'appuie de suppositions absurdes; et ce calcul n'est pas sans adresse; s'il y a du danger à laisser ces suppositions sans réponse, il parait y avoir, en quelque sorte , de la niaiserie à les réfuter.
J'espère beaucoup plus, pour le perfectionnement de l'espèce humaine, des établissemens particuliers d'éducation que de l'instruction publique la mieux organisée par l'autorité.
Qui peut limiter le développement de la passion des lumières dans un pays de liberté? Vous supposez aux gouvememens l'amour des lumières. Sans examiner ici jusqu'à quel point cette tendance est dans leur intérêt, nous vous
demanderoos seulement pourquoi vous ne supposez pas le même amour dans les indiridus de la classe cultivée , dans les esprits éclairés , daus les âmes généreuses. Partout où Fautortté ne pèse pas sitf les hommes y partout où elle ne corrompt pas la richesse en conspirant avec elle contre la justice, les lettres y Tétude, les sciences , lagran-» dissemeut et l'exercice des fisicultés nitellectuelles sont lés jouissances favorites des claies opulentes de la société. VojreK, en Angleterre , comme elles agissent y se coalisent , s'empressent de toutes parts* Contemplez ces musées , ces savans voués uniquement à la recherche de la vérité , ces voya« geurs bravant tous les dangers pour faire avancer d'un pas les connaissances humaines.
En éducation, comme en tout, que le gouvernement veille et qu'il préserve , mais qu^il n'entrave ni ne dirige ; qu'il écarte les obs^ tacles , qu'il aplanisse les - chemins ; on peut s'en remettre aux individus pour y marcher avec succès.
DE LA GUiaiRE DE TRENTE ANS,
DE LA TRAGÉDIE DE WALiiSTEIN, PAR SCHILLER,