VAUDEVILLE
jyjmc DU PRÉ, unissant A,Ule Cl Armand
En couronnant votre tendresse,
Au printemps je crois revenir.
Les volupte's de la vieillesse
Sont bienfaisance et souvenir. (bis.)
Du bonheur dont on est la cause,
A tout ilge l'on peut jouir;
C'est par là qu'on métamorphose
Toutes les peines en plaisir. ( Lis.)
ARMAND
Quand on aime, à tout on se plie :
Adèle a montre ffu'à propos La raison sait de la folie Prendre le masque et les grelots;
ADELE ,
Et moi, je prouve, lorsque j'ose Lui j urer d'être sage un jour, Qu'il n'est point do me'tamorpliose Qui soit impossible à l'amour.
J'ai vu l'esprit et l'e'Ie'gance , Déposant leur éclat trompeur.
De nos champs prendre l'innocence, Le simjile habit et la candeur.
A mes yeux j'ai vu cette rose Devenir bouton à son tour.
Ce n'est pas la me'tamorphose Que fait le plus souvent l'amour.
DUPRÉ
Telle beauté' qui se promène Dans le wiski le plus brillant, D'une Grecque ou d'une Romaine Nous montre le luxe élégant.
Elle ne dit pas, et pour cause, Ce qu'elle était auparavant; Mais, en fait de mélamorphose.
De nos jours on est bien savant.
ADELE, au public
Après avoir, pour être heureuse, Changé de rôle à tout moment, Adèle , inquiète et peureuse , Craint encor votre jugement.
Mais faites-lui gagner sa cause, Alors son cœur sera content; Et c'est une métamorphose Que vous ferez en un instant.