LES AMOURS DE LAURE
RONDE, ATR : L'amitié vive et pure.
iVxA Laure est douce et sage; Mais je vous dis sans détour
Qu'avant le mariage , Elle connaissait l'amour :
Il la prit dès son aurore (On sait qu'il est matinal ) :
Ce premier amour de Laure , Ce fut l'amour illiai. ( bis. )
Un amour aussi tendre , Aussi vif, mais plus joyeux,
Vint bientôt la surprendre , Suivi des ris et des jeux ; De fleurs , ici même encore , Elle pare son autel :
Ce second amour de Laure , Ce fut l'amour fraternel. {bis.)
A l'âge où la nature , Trop prompte à nous enflammer,
A l'âme la plus pure Donne le besoin d'aimer,
aS
Un autre amour que j'honore,
Vint briller à ses regards :
Ce troisième amour de Laure ,
Ce fut l'amour des beaux-arts. {bis. )
Un amour plus sévère Si vivement l'exalta,
Que fort loin de la terre Sur son aile il l'emporta.
Cet amour nous peut encore Permettre un joyeux refrain:
David dansait bien , ma Laure, En chantant l'amour divin. ( bis. }
Laure comptait tout juste Déjà ces quatre amours-là ,
Lorsqu'en voyant Auguste, D'un cinquième elle brûla :
Cet amour, qui la colore D'un incarnat virginal , Fera le bonheur de Laure ; Car c'est l'amour conjugal. ( bis. )
Après le mariage.
Un autre amour dans son cœur,
Sans troubler le ménage Vint compléter son bonheur; Son mari point ne l'ignore , Et même en rend grâce au ciel.
Le sixième amour de Laure , Ce fut l'amour maternel»
ET CIUNSONS. ;^35
Ici, sans jalousie, De ces amours si nombreux
La troupe re'unie D'hymen célèbre les nœuds :
L'amitié, qui les seconde, Chez nous avec eux toujours Chantera gaîment la ronde De Laure et de ses amours. (bis. )