‹ Mélanges de littérature et de politiqueChapitre 21 sur 175 · ACTE r, SCENE III · texte numérisé non relu

ACTE r, SCENE III

SEXTUS

Sans blâmer des transports qu'il a dû ressentir , Moi , je plains son erreur que nous devons punir. Au sénat contre lui je prêterai mes armes ; Mais il aura toujours et mes vœux et mes larmes.

VETURIE.

Tant qu'il sera Romain , j'adorerai mon fds, Il ne l'est plus, s'il ose attaquer son pays.

VOLUMNIE.;

Il sera leliéros , le dieu de Volumnie,

L'idole de son cœur, et l'âme de sa vie.. .

Que dis-je? pardonnez au trouble de mes sens :

Vous partagez tous deux les maux que je ressens j

Vous en allez peut-être adoucir l'amertume.

Ali ! par mille terreurs mon âme se consume !

Je crains pour mon époux ses cruels oppresseurs ,

Je redoute pour lui ses ingrats protecteurs ;

Ses jours persécutés dans le sein de ses lares.

Seront-ils plus sacrés , hélas ! pour des barbares ?

.l'ai les mêmes tcrreuis : les Volsques outragés , De lui comme de nous veulent être vi'ugés. Ils portent dans le cœur le ileull île leiu' défaite ; Ce même Marciiis qu'ils placenta leur tête, Par leurs chefs indignés peut être un jour puni D'avoir vaiiuu leur peuple et de l'avoir servi, ("e Tullus fjui jailis comni.ind.iit leur irmée. Quand dans (ioriclis elle fut renfermée ,

2 I 8 GORIOLAN ,

Voit avec désespoir que son heureux rival, Jadis son ennemi, devient son général.

On dit que sous un sombre et dangereux silence Contenant avec art... Mais le consul s'avance.

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