‹ Mélanges de littérature et de politiqueChapitre 22 sur 175 · PAULIN, GARDES ET LICTEURS · texte numérisé non relu

PAULIN, GARDES ET LICTEURS

LICIMUS.

Licteurs, éloignez-vous ; soldats , tribuns , sortez.

Que l'on nous laisse seuls ; et vous, Sextus, restez.

Avec Coriolan uni dès son enfance,

Sa mère ne doit pas craindre votre présence.

Madame, pardonnez mon juste étonnement.

En croirai-je mes yeux? Quoi I je puis dans mon camp.

VÉTURIE.

Consul, ici ma vue a droit de te surprendre:

D'un mouvement d'oagueil tu ne peux te défendre,

Et tu jouis de voir que mon inimitié

Est contrainte aujourd'hui d'implorer ta pitié.

Mais sors de ton erreur: la fière Véturie

Peut être malheureuse et non pas avilie ,

Et son cœur, contre toi justement irrité.

Compte sur tes remords et non sur ta bonté.

Je ne viens point d'un fils déplorer la disgrâce :

Elle ennoblit son nom , c'est le tien qu'elle efface ;

Un héros poursuivi par ses persécuteurs ,

Est plus grand qu'un consul entouré de licteurs ;

Et quand d'appuis pareils on prive la patrie,

C'est elle que l'on plaint, ce sont eux qu'on envie.

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