‹ Mélanges de littérature et de politiqueChapitre 28 sur 175 · SCÈNE VII · texte numérisé non relu

SCÈNE VII

LICINIUS, seul.

DrEuxI exaucez mes vœux; puisse son arrogance

Laisser un libre cours à inajuste vengeance !

Mais, si par des remords son cœur trop oppressé

Voulait... Vaine terreur! il est trop oflense'.

Non, les remords n'ont point amolli son courage;

Il ne veut que braver le sénat qui l'outrage.

Enfin , Coriolan, ton fortuné rival,

Pour la première fois, va se voir ton égal :

Mes désirs sont remplis ; attaquant ton armée,

Je puis par mes exploits couvrir ta renommée.

Mon nom fut par le tien trop long-temps éclipsé,

Ton éclat par le mien peut se voir effacé.

Tu m'avais ravi tout, pouvoir, amour et gloire;

Je puis reprendre tout des mains de la victoire.

Coriolan banni ne m'avait rien rendu ;

Pour me rendre ma gloire, il faut qu'il soit vaincu.

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