SCENE PREMIEHE
VOLUMàN'IE, GARDES QUI LA SUIVEXT.
Xjspoir trop séducteur I 6 douce et vaine image I Votre calme trompeur i)'aiinonçait que l'orale I Vous ne m'aviez montré les douceurs de la paix Que pour livrer mon àine à d'éternels regrets. Hélas! c'en est donc fait, je n'ai plus d'espérance: Le signal est donné, le carnage commence; Et mon cruel époux, oubliant nos amours, Ou consomme son crime ou termine ses jours. Malheureux I souviens-toi que Rome est ta patrie; Souviens-toi que ses murs renferment Volumnie. Dans leur sein autrefois je te voyais heureux. Tu vas les déchirer, les perdre toutes deux. Arrête!... Mais, hélas! il ne peut plus m'enteudre.
Volons à son secours... On me l'ose défendre!
Inhumains! de quel droit retenez-vous mes pas?
Laissez-moi vous sauver et désarmer son bras.
Au nom de vos enfans, de vos dieux, de vos femmes,
Si ces objets encor sont sacrés pour vos âmes ,
Laissez -moi le rejoindre et partager son sort.
Rendez -moi mon époux, ou donnez -moi la mort.