‹ Mélanges de littérature et de politiqueChapitre 49 sur 175 · ACTE m, SCÈNE V · texte numérisé non relu

ACTE m, SCÈNE V

TULLUS

Ainsi tout faux rapport...

Non , je vous voir pâlir !

Le crime tôt ou tard finit par se trahir. Vous traitez avec Rome , et , pour vous en convaincre Ne m'a-t-il pas fallu vous forcer à la vaincre?

TULLUS, inlerd.t.

Eh quoi ! lorsque entraîné. . .

Non , Tullus , vos soldats Ne vous entraînaient point, ils fuyaient sur vos pas. La victoire avec moi vous était odieuse , Et vous lui préfériez une fuite honteuse. Vous ne répondez plus; je vois dans votre cœur La consternation, la honte, la fureur.

Cette conviction dont votre âme frissonne Est le seul châtiment que ma bonté vous donne ; Et quels que soient, enfin, vos projets contre moi, Ils sont tiop méprisés pour causer quelque effroi. Allez... Votre Vindex vous attend, et peut-être De votre trouble affreux il pourra vous remettre. Songez que Marcius a pu tout découvrir, Et que, s'il vous craignait, il saurait vous punir.

TULLUS, remis <lc son trouble.

L'indignation seule a causé mon silence , Et je puis... mais je dois me faire violence, Jusqu'à l'heifreux instant d'en demander raison. Qui trahit son pays , croit à la trahison.

V II sort. )

Page 1