‹ Mélanges de littérature et de politiqueChapitre 80 sur 175 · TRIO · texte numérisé non relu

TRIO

AIR : Il faut partir ; aJieu, ma Laure.

ADÈLE

Mon courroux, juste autant qu''extrêine.

Jamais ne sera de'sarme'j Peut-on faire croire qu'on aime.

En offensant l'objet aime' ?

Votre le'gèrcte' me blesse; Un cœur vrai n'a point de détour, Et l'amour sans délicatesse Ne fut jamais qu'un faux amour.

ARMAND

Calmez cette colère extrême.

Rassurez mon cœur alarme :

On ne peut vouloir, quand on aime, ENSEMBLE. ( Offenser un objet aimé.

Si ma légèreté vous blesse, Mon cœur n'eut jamais de détour; Et c'est l'excès de ma tendresse Qui me rend coupable en amour.

RICHARD

Calmez cette colère extrême.

Rassurez son cœur alarmé :

Voyez à quel point il vous aime, Et combien il doit être aimé.

Si sa légèreté vous blesse.

Voulez-vous donc , à votre tour.

Punir l'excès de sa tendresse, \ En le privant de voti'e amour.'*

ADÈLE

Sortez, je vous le répète.

Page 1