RACE HUMAINE
de nie de Java, gardent fidèlement les caractères de leur race. Mais il ne faut pas confondre avec la couleur propre à la race, une teinte accidentelle que le soleil ajoute à la peau, et qu’un air plus frais fait disparaître; car cette teinte n’est jamais héréditaire. Les germes qui étaient primitivement déposés dans la souche de l’espèce humaine, pour la production des races, doivent donc s’être développés dès les temps les plus reculés, suivant les exigences du climat, si la résidence a été assez longue; et après qu’une de ces dispositions a été développée chez un peuple, elle a fait disparaître toutes les autres. On ne saurait donc admettre qu’un mélange antérieur de différentes races, opéré dans une certaine proportion, poisse encore aujourd’hui restituer la forme de la souche humaine; car autrement les bâtards qui sont provenus de cette cohabitation hétérogène se diviseraient encore maintenant d’eux- mêmes (comme autrefois la première souche) dans leurs produits par la propagation en différents climats, suivant leurs couleurs originelles; ce qu’aucune expérience n’autorise à penser, parce que tous ces produits bâtards se sont conservés dans leur propagation propre aussi fidèlement que les races dont le mélange leur a donné naissance. Il est donc impossible aujourd’hui de savoir quelle a pu être la forme de la
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première souche humaine (quant à la qualité de la peau) ; le caractère môme des blancs n’est que le développement d’une des dispositions originelles qui so trouvaient avec les autres dans celui-là.