TRAITÉ DE PAH PERPÉTUELLE
En elTet, une paix semblable ne manquerait guère d’énerver les facultés , et tromperait les* intentions de la nature par rapport à la i)hilosophie, comme moyen constant de pousser l’humanité à sa fin dernière. Au contraire, une constitution guerrière n’est pas encore la guerre; elle peut et doit bien plutôt la prévenir par une prépondérance décisive des raisons pratiques sur les raisons contraires, et assurer ainsi la paix.
FONDEMENTS HYPERPHTSIQUES DE LA VIE DE l’hOMME AU PROFIT d’une philosophie PRATIQUE.
Grâce à la raison, l’âme de l’homme a reçu un esprit (mens, voC;), qui fait que sa vie n’est pas soumise au pur mécanisme de la nature et à ses lois techniquement pratiques, mais qu’elle peut être réglée sur la spontanéité de la liberté et sur ses lois moralement pratiques. Ce principe de vie ne se fonde pas sur des notions du sensible, qui toutes présupposent (avant tout usage pratique de la raison) une science, c’està-dire une connaissance théorique; il procède au contraire étroitement et immédiatement d’une idée du sursensible, de la liberté et de l’impératif moral catégorique, qui nous la révèle. Il fonde ainsi une philosophie dont la théorie n’est pas, il est vrai (comme
E.\ rniLosoniiE.
les mathématiques), un bon instrument (propre à toutes sortes de fins), par conséquent un simple moyen, mais qu'iZ est obligatoire en soi de mettre eu pratique.
Qu est-ce que la philosophie comme doctrine qui est, de toutes les sciences, la plus nécessaire à l'homme ?
C’est celle, comme le nom le fait assez voir, qui a pour objet la recherche de la sagesse. La sagesse est l’accord de la volonté avec la fin ^fer/z/è/’e (le souverain bien). Et comme cette fin, en tant qu’elle est accessible, est aussi un devoir et réciproquement, en ce sens que si elle est un devoir, elle doit aussi être accessible, est une loi des actions, mais une loi morale, la sagesse pour les hommes n’est autre chose que le principe interne de la volonté de suivre les lois morales, quel qu’en puisse être Y objet, parce qu’une volonté déterminée par un objet empirique peut bien servir de base à une règle techniquement pratique, mais pas à un devoir (qui n’est pas un rapport physique).
Des objets sursensibles de notre connaissance.
CesontAew, la liberté el Y Immortalité . — Dieu comme être qui oblige tous les autres; 2” la Liberté