‹ Mélanges de logique d'Emm. Kant;Chapitre 67 sur 68 · TRAITÉ DE PAIX PERPÉTUELLE · texte numérisé non relu

TRAITÉ DE PAIX PERPÉTUELLE

comme faculté que possède l’homme d’assurer l’accomplissement de ses devoirs (comme préceptes divins) contre toute puissance de la nature ; 3" X'ImmortaVté, comme état où le bonheur ou le malheur de l'homme doit être en rapport avec son mérite moral.

On voit que ces trois choses forment en elles comme

l’enchaînement des trois propositions d’un raisonnement attributif; et comme aucune réalité objective ne peut leur être théoriquement accordée, parce qu’elles sont des idées du sursensible, on ne leur en conçoit une possible, si elles en sont susceptibles d’ailleurs, qu’au point de vue pratique, comme postulats de la raison moralement pratique (1 ).

Parmi ces idées, la moyenne, celle de liberté, dont l’existence est contenue dans l’impératif catégorique, qui ne permet aucun doute, est accompagnée des deux autres. L’impératif supposant le principe suprême de la sagesse, par conséquent aussi la fin dernière de la volonté parfaite (la suprême félicité d’accord avec la moralité), contient seulement la condition sans laquelle seule cette fin peut être atteinte. En effet l’être qui

(t) Ud postulat est un impératif pratique, donné à priori, dont la possibilité n'est susceptible d'aucune explication (par conséquent d'aucune preuve). On ne postule donc pas des choses, ou en général l'cririmce de quelque objet, mais seulement une maxime (règle) de l'action d’un sujet. — Si donc il y a devoir d’agir pour une certaine fin (le souverain bien), je dois aussi pouvoir admettre qu’il y a des conditions sous lesquelles seules Paccom plissement d’un ‘devoir est possible, quoique ces conditions soient sutsensibles , et que nous ne puissions en avoir (théoriquement) aucune connaissance.

EN PHILOSOPHIE

peut seul opérer celte équitable rétribution est Dieu ; et l’état dans lequel seul cette justice peut être rendue à des êtres raisonnables faisant partie de ce inonde d’une manière parfaitement d’accord avec cette On dernière, est celui d’une durée de vie déjà fondée dans la nature même, c’est-à-dire ï immortalité. Car si la durée ultérieure de la vie n’avait pas là sa raison d’être, elle n’indiquerait qu’une espérance d’une vie à venir, mais pas une vie future nécessaire à supposer par la raison (en conséquence de l’impératif moral).

Résultat.

C’est donc un simple malentendu, ou une confusion des principesmoralement pratiques de la moralité avec les principes théoriques sans lesquels seuls les premiers peuvent être donnés par rapport à 1a connaissance du sursensible, s’il y a encore débat sur ce qu’enseigne la philosophie comme science de la sagesse ; et l’on peut < 2 /ino/icer avec fondement de celte science, parce qu’on ne peut et qu’on no pourrait plus rien lui opposer de sérieux, La prochaine conclusion d’un traité de paix perpétuelle en philosophie.

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