‹ Mélanges de logique. Traduits de l'allemandChapitre 58 sur 77 · DÉTERMINATION DE LA NOTION · texte numérisé non relu

DÉTERMINATION DE LA NOTION

Mais tout en accordant que des impressions fortuites peuvent faire naître des caractères transmissibles, il serait néanmoins impossible d'expliquer par là comment ces quatre dilTérences de couleur sont, de tous les caractères héréditaires, les seuls qui se transmettent inévitablement. Pourquoi cela, sinon parce que dans les germes de la souche originelle du genre humain doivent avoir été déposées des dispositions naturelles destinées à conserver Tespèce, du moins pendant la première période de sa propagation, et qui devaient en conséquence se représenter dans les générations suivantes ?

Nous sommes donc forcés d'admettre qu'il y a eu différentes souches d'hommes, à peu près dans les contrées où nous les trouvons maintenant, qui, dans l'intérêt de la conservation de l'espèce, avaient été soigneusement appropriées par la nature aux diiïcrentes régions du monde, par conséquent organisées diversement, organisation dont les quatre espèces de couleur sont le signe extérieur. Cette diversité de couleur, non-seulement se transmettra nécessairement suivant chaque souche dans son habitat, mais elle se conservera sans anioindrissement dans toute autre partie de la terre, de génération en génération dans la même classe, lorsque le genre humain se sera suftlsammenl accru (soit que l'entier développement se soit fait insensiblement, ou que pnr l'usage de la raison l'art îiil

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pu\aider. la nature). Car co caractère tient nécessairennont à la taciiltô i^énôratrice, parce qu'il était nécessaire à la conservation de l'espèco. — Mais si ces souches étaient originelles, on ne pourrait dire ni concevoir pourquoi dans leur mélange entre elles leur caractère distinclif se transmet invariablement, comme il arrive en elYet. Car la nature a donné originellement à chaque souche son caractère, parrap-^ port à son climat et en conséquence de ce climat. L'organisation de l'une a donc une tout autre fin que l'organisation de l'autre; et Ton ne comprend pas, avec la différence des souches primitives, que malgré cette différence de fins, les forces génératrices de deux souches aient dû tellement concorder en ce point de leur différence caractéristique, non-seulement qu'une variété en puisse résulter, mais encore qu'elle doive inévitablement s'ensuivre. Ce n'est qu'à la condition d'admettre quil doit nécessairement y avoir dans les germes d'tme seule et même souche des dispositions pour toute celte différence de classes, afin de le rendre capable de peupler insensiblement les différentes parties du monde, que l'on comprend pourquoi, si ces dispositions se sont développées suivant Toccurrence, et diversement encore d'après la situation, différentes classes d'hommes en sont résultées, et comment elles ont dû nécessairement porter aussi, avec le temps, leur caractère déterminé dans les produits qu'elles ont for-

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