‹ Mélanges de logique. Traduits de l'allemandChapitre 75 sur 77 · G8 TRAITÉ DE PAIX PERPÉTUELLE · texte numérisé non relu

G8 TRAITÉ DE PAIX PERPÉTUELLE

comme faculté que possède l'homme d'assurer P accomplissement de ses devoirs (comme préceptes divins) contre toute puissance delà nature; 3" Vlmmorialitc, comme état où le bonheur ou le malheur de l'homme doit être en rapport avec son mérite moral. — On voit que ces trois choses forment en elles comme l'enchaînement des trois propositions d'un raisonnement attributif; et comme aucune réalité objective ne peut leur être théoriquement accordée, parce qu'elles sont des idées du sursensible, on ne leur en conçoit une possible, si elles en sont susceptibles d'ailleurs, qu'au point de vue pratique, comme postulats de la raison moralement pratique (1).

Parmi ces idées, la moyenne, celle de liberté, dont l'existence est contenue dans l'impératif catégorique, qui ne permet aucun doute, est accompagnée des deux autres. L'impératif supposant le principe suprême de la sagesse^ par conséquent aussi la fin dernière de la volonté parfaite (la suprême félicité d'accord avec la moralité), contient seulement la condition sans laquelle seule cette fm peut être atteinte. En efTet l'être qui

(1) Uu foslulat est un imp<}ralif pratique, donné à pri'or?', dont la possibilité n'est susceptible d'aucune explication (par conséquent (l'aucune preuve). On ne postule donc pas des choses, ou en général Vcxislcnce de quelque objet, mais seulement une maxime (règle) de l'action d'un sujet. — Si donc il y a devoir d'agir pour une certaine lin (le souverain bien), je dois aussi pouvoir admettre qu'il y a des c/)nditions sous lesquelles seules l'accomplissement d'un devoir est possible, quoique ces conditions soient sursensibles, ot que nous ne puissions en avoir (théoriquement) aucune conuaissancc.

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peut seul opérer celle équilable rélribution est Dieu ; et l'étal dans lequel seul celle justice peut (^Ire rendue à des ôlres raisonnables faisant partie do ce monde d'une manière patfailcment d'accord avec celle fin dernière, csl celui d'une durée de vie déjà fondée dans la nature môme, c'est-à-dire V immortalité. Car si la durée ultérieure de la vie n'avait pas là sa raison d'être, elle n'indiquerait qu'une espérance d'une vie à venir, mais pas une vie future nécessaire à supposer par la raison (en conséquence de l'impératif moral).

Résultat.

C'est donc un simple malentendu, ou une confusion des principesmoralement pratiques de la moralité avec les principes théoriques sans lesquels seulslespremiers peuvent être donnés par rapport à la connaissance du sursensible, s'il y a encore débat sur ce qu'enseigne la philosophie comme science de la sagesse ; et Ton peut rt7Z7zo7zcer avec fondement de celte science, parce qu'on ne peut et qu'on ne pourrait plus rien lui opposer de sérieux, La prochaine conclusion d'un traité de paix perpétuelle en philos opJ ne.

^"0 TRAITÉ DE PAIX TERPl-ÎTUEUE

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