‹ Mélanges de médecine. Opuscules de DesgenettesChapitre 15 sur 25 · RELATIF A LINNÉ · texte numérisé non relu

RELATIF A LINNÉ

PAR M. LE BARON DESGENETTES

Liex opuseuie de format in-i8 ou très-petit in-ia, que seize pages , sans indication de lieu et date de l’impression. En voici le litre : Orbis eruditi de CaroU Limœi^ M. D. scriptis^M dessous, on lit cette épigrapiié:

Fcmiam extendere factis . .. Hoc virlulis opus.

On lit au verso .*

Ne succombe malis : te nof^erit ultimus Ister,,

Te Boreas gelidus.....

Gkosov. in nomea Linneei.

La page 3 porte en titre : P^ita Linnasi, Sa naissance est indiquée au ï3 mai 1707 , et non point au même mois, comme l’ont fait quelques biographes. Les époques énumérées s’étendent de 1727 , c’est-à-dire l’année où Linné alla étudier dans l’ünivérsité de Lund, jusqu’en 1739, où il eut l’honneur de présider le premier la nouvelle Académie des Sciences établie a Stockholm.

La page 4 renferme deux jOrticles, i“ le catalogue des écrits publiés par Linné de l'jZS à 1738 j 2° Tindication des ouvrages publiés d’après les principes de Linné (secundùm legés Linhœi, est-il dit), de 1789 à 174®» inclusivement.

Les pages 5 , 6, 7,'8> 9, 10, ii , 12,et i 3 sont des extraits de lettres de félicitation de Gorter j Boerhaave ', Van Royen, Burmann,Gronovius, Hans Sloane, Dillen,Lauson, Donell, Sauvages de la Croix, Ant. Jussieu, Barrère, Haller, Gesner, Gravelius^ Gleditsch, Buyerius, Langius, Mencken et Kohl.

Les pages i 4 , i 5 et 16 indiquent des passages également honorables pour Linné, et consignés’ dans divers ouvrages scienlifiqnes très-estimés.

Nous avons rapporté ailleurs {Eloges des académiciens do Montpellier^ que Linné admirait les ou vrages de Sauvages, qu’il l’aimait tendrement et même passionnément, etqtfih en parlait sans cesse comme d’un des plus grands ornéifleh^ qu’eût jamais eu la Faculté de médecine de Montpellier j' il le préférait, sans hésitation, à des hommes qui ont fqit aussi la gloire du dix-huitième siècle. Nous allons voir que Sauvages avait voué à Linné les mêmes sentimens. Voici des pa^ssages de leur correspondance ;

Sauvages de la Croix, prqfess. med. et bot. Monspelien-

sis, ad Car. Linnœum celeberrimum historiœ naturalis

reit<2urafor^;m, 1787, sept. To.

Et tibi et miki, orhique litterato gratUlor et medullilus delector, quod lot tantpsque lahores in te sâmere volaeris. Stupqr tameii et vix intelligo te adolescehtem adhuc tôt tamque varia opéra edidissé, quorum üniàiim, quantum ^ex pittaciis litteris tuis et tuâ famâ jiidiço ^ cBlernum tibi

nomen comparare potest. ^

i^SQcîecemb. i . Dàleo semper mugis ac niagis\te pro~ movendis omnibus scientiis nutum et uptissimum , in nostris regionihus desirerari. Citissimo fumu tuu per rêmotissimüs regiones nostrus relutura est, quod uliquuntulum , quem ex uhsentiâ tuâ dolorem sévtioy suhlevuvit.

Mart. J 5 . Pluries de te hic colloqui contigit cum Mugnolio m'eo collegâ , qui te multùm . venerutur ; tum cum D. Le Monier Punsiensi , qui jussu regis hic pluntus lecturus , cum ustronomis venerut et te virum adorandum noncuput. Tihi gratulor quod D. Jussieu hortis regii plantas in tüum ordinem niiper redegerit, qui tumen ordi~ nem Tournefortii semper assumserut; ilium inde pluris fado quod veritati ohsëquatur. Fucinuà certè egregium mihi üludvidetur ; ille senex ^ tu juyenis, umbo botunici; ah quantum distant à medicis lividis, invidis, botunici candidi!

i’j\o , aug. ïi. Jam tuum nomenpérora doctorum nos^ tratium frequens volitat, undique tua expectuntur et advocantur scripta , ea qukumquepossidet celât et sibi seryqt sedulo , neminicopiam facit tanti thesauris, cité bibliopolœ nostri plura accersunt exemplarîa.

Si quantum voluptatem in his {Systema naiurœ, Généra plantarum, Flora Laponica , eîc.) vorandis percepi vellem verbis efferre, non una sufficeret epistola. Sua sunt-multo et elogiis meis superiora, mérita , necornata loquendi facultate prœditus sum ut id exequar , admirabundus itaqûe sileo; stupeniet omnes collèges, cum , quee œtate tuâprestiteris, accipiunt, nec ah nullo hominum tôt opéra tam scite digeri passe unquam auditum erat.

■dccepv pariter Hortum Leidensem Hermanianum tuis

legibus paruisse. Tu in natumli scientia, candide dixcrim, es Caroltis xii, ut ipse rex in müitia, eo discrimiae,. quod totianprbem hqtanicurritihi in cèternum subficis.

L’exemplaire de notre bibliothèque fut tiré de celle même de Linné, lorsqu’elle fut transportée en Angleterre en 1784.

Extrait du 117* cahier (mars 1828), tome xxx, du Journal complémentaire du Dtctibnaire dés Sciences médicales.

IMPRIMERIE DE C. L. F. PANCKOUCKE , RUE ÏÎES POITEVINS , N" l 4 ‘

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