‹ Mélanges de médecine. Opuscules de DesgenettesChapitre 6 sur 25 · PUBLIÉ EN · texte numérisé non relu

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SoK rutilité des bains de terre dans certaines espèces de pbt^ies ^ dans le scorbut et quelques autres maladies chroniques; '

PAR R. DÉSGENETtES.

Lies bains de terre (7;<27tnos Je tierra)., comme |es appelle Solanô de Luque, qui pratiquait à Antequerra dans l’An^, dalôusie, et q«i,*le premier, en Europe;, a écrit sur cette matière , cpnsistent dans l’application immédiate .de la terr.o sur toute l’habitude du corps. Cela se pratique, au mçjgfl d’une fpsse creusée à cet effet. Le malade s’enfonce;;tGutjiu jusqu’au cpu.Les bainsdetet re sont usités depuis longi-temps’ dans le, royaume de Grenade et quelques pays Itmiirophes,,/ contre la fièvre hectique;, la phthisie et autres maladies, dp, consomption. Van-Swiéten ,dans le quatrième yplum&deséf. ConïmentaireS; sut; Boerhaave {capite déplithisipulmpnali) ,, rapporte ce qui suit \ lüe ^mnciscùs SqhMip àe^ testqturde hqlneo terras fslicitor usvm/Jidssd.m, citf;q.rtd4l pththisii, et inter qlior pïures rQnclatnaiqm JiectiGajn restif tuisse intégré hallieo terr.æ adhibito. Seguentl autem tnetliodo hoc Jîehqt : curqhqt excaaari foveam ân terra ^ ulft, milice. omninô plàntæ seminatæ erqnt / tqlifov0çe irnponehat œgros àd collqm usqne y dein tegehat eâdem terra f. qqpe effossa fuei'at j $ie rçlinqüehat , douée tr^eniere inciperinU Durn hœrebqitt mhqcfoveâ , dqhat illis aliquid nutrimenti , si.opas haberent : dum trenierq incipiebantycurabateduci ex foveà^ et involyi iinteo: aquâ rosaruni rnadidq.rpost bihorium perfricahatur totum corpus unguénto resumptivo Zacuti Lusitanif etc. ^ ’

Ce moyen de guérison, que nous sommes enclins à considérer comme dû à un empirirîsme raisonné, n’a pas été suffisamment employé pdur avoir ajouté des faits bien constatés à ceux yqcueillis par le célèbre sphygmique que nous avousxifé. M véteiMnalre, puremebt expérimentale,sa souvent prescrit, dans quelques cantons du Languedoc et du Rouergue, les bains de Terre pour les chiens mordus par la vipère, et l’on prétend avoir vu des guérisons opérées par Gê'niôyèn; —'-'i ' ' ■

En •'considéran t les contrées de l’Espagne éù les bains de terre ont été jusqu’à présent le plus eu vogue, on pourrait en attribuer l’irnporjtapon aux Arabes', qui ont habité, pendant plusieurs siècles , les provinces méridionales de ce royaume. Ces peuples avaient peut-être même tiré cette pratique de l’Asie. Quoi qu’il en soit de cette filiation des bains de terre, leur réputation n’a franchi les Pyrénées que vers 1765, et, comme nous l’avons dit, par les soins éclairés de l'archiàtre de Vienne. On trouve aussi, dans VEssai sur le pôjits (ouvrâg^ "de, Fdtiquet), imprimé en 1767 , mais dôift'dés' pre'raièÿes'feuilles* étaient ;céni1u|S 'dès Ï765 y les mêraés''détails puisés' dans Soiaho/* Les papiers publics' âftndnéaient aüs#-üft travail sürdé même-Siijét'éntTepris par- PoàtéautleLydiiV-' ‘'"['-y'-u: ■ m

-‘Ce'qùrétoriuêra p c’est que Solàno né préscrivàit , 'péur iWdÎHVdifé'L'qnè'-trdis-baîîîs-a"ses-•malades; il nous donne, eénbrùbrè 'commé sûffisâpL dans‘là-plupart dès’cas pour épérerd^f'güêriébn;. Si le ^résultat n’a ’pas été îe'même en Frâftèev'éélâ‘Vè^^ii'qué''par 'da'‘différeheé' qu’il y a entre le clitàat'dtf’Bés-Langùéâôc ëtcelui de fAndalousieV qui, étant ptos»él^u# qüédé'-premifer P^pélmèt H plus long séjour dans te^fôsééV d^bû-résulté ùtié cbmpenàatiôfi du moiiidre'nombre dé’ eés btèîBS"pâVïu'ne plus grande durée de chaétin d’enx. ' ' ‘\ ;'’Kotoÿàfbiit'érbR^tqû’ibÿ a'déüx'iûâriières de'creliser lés rosses;- On leâ'crèusé efiMptrg’p en forme de trancbéé, et\d'’une lôn-' ^deûr"et'pVôfoWd’eür-iirppbrtion'é^^^^ tâ-ille'et’àlahaùtéûr dé trorib diTmalrtdè; où bien éîiès sont creusées en formé de têrrierp C'ést^idirèdè t'rou d’ürié longueur et profondeur cohyeriables, aüqüébbn' doùriè une dilréction en talus ou en pente d’üH plap ■incliné.^ afin que lé corps dé maiàde nè porte/pas trop suT'ses'piedsvOn peut encoresi l’un veut, y pratiquer une espè'èe de 'siégé p dans le premier cas, le malade, assis nu dans la fosse, et le tronc un peu penché en arrière, est aussi-

tôt Mceuvert jusqu’au cou de la terre quê i’on èn. a retirée; dans le second cas, il‘est enterré jusqu’au nienton, dans la situation d’un homme demi-couché, et, oh achève proraptemectt de lui couvrir lès épaules avec dé la"'térre. Cette dernière manière d’ouvrir les fosses est là plus pénible et la plus longue, mais aussMa plus avantageuse. Qn observe égalè- .raent de mettrele malade dans le bain le pliis tôt possible apr ès que la fosse aété creusée , afin de ne pas laisser échauffer cè'ttè dernière ou par les rayons du soleil è oii- par l’air extérieur , et de ne pas perdre par là une trop grande quantité d’emà^ nations terreuses. Le malade étant ainsi placé, on peut lui donner un peu de nourriture; ou un cordial, s’il est nécessaire. Dans cette vue, on l’interroge, on lui tâte lè pouls a'l’àrlère temporale ; on examine attentivement son visage,- afiiid'é juger de l’impression qu’â-produite le remède. Enfin , après que le malade a été tiré du bain, on le place sur-un ul'àiïilâs de crin, sur de la paille du des couvertures*, et on'attèhd qd’il se soit écoulé deux heures pour le ffrotter'ayec un Kniraéni convenable. Il est important d’observer qtie Solanô joignait d’ordinaire à l’usage des bains de terre, Gêliii d’un bfèuyàge qu’il nomme emi/teb/i! ôè//o/as ; qui* u’èst aütre chose que le suc tiré du gland de chêne avec l’eau êdramü'iie ou celle de chaux ,'Où aveG'une décoerfdnde quelque plahte'^.ulnérairCi Solano faisait le plus granff .<ms;dë ce fêmiède da;Jls la phthisie pulmonairesurtout iorsqu-’èllé'était'SccdmpàgBée de crachement dè- san'gi Sës deux disciplêé, ;Giitticfeàdè Ibs Rios et don Garcia Hernandez ,- sés érnsiéÿ 'cônlme ôbsèrvateurs, lui donnent les plus ^grands élbgesp d’après lèfir propre expérience. Nos préventions conli^ üeP moyen si usité cesseront d’àiileüï-s bientôt’siy d^un côlèd;-Fôn * èdhl'îdère que les bains de sa‘ble- de ifiër,’trèS-ëmpVeÿes èurïids plages maritimes, diffèrent 'péu* de^êèüx^llènt-ndüs-pafloffs ; et si, de l’autre, on Se*rrippeile ce qü‘’«hl'de febirfànt-‘-lès bains de fumier , de marc de raisin eu d'’êiii\*ë] qui’sortt ég’a-' lement populaires parmi nous. Il eh vëSü-kefà quê-lès bains de terre, non-seuleEient n’onï rien d’èxtfâorÆnàire, mais-aü. contraire qu’ils sont d’un -usage aussi’ simplè' qué fàéHë'i et méritent l’attention des médecins et' là eOnfiàuce^els -malades. • - : - -î - ' -•*

- Quelle est maintenant là •mànière d^agir^- dés- •bâtn^.'dè terre j où en quoi consistept leurs effets sur lé' corps 4003310 “? C’est une question’ obscure, comme cêllè dé i’àGtroù dëS^Fé?-

niè(J,es,en général. On peut oonclure, au reste, aveq <|;nelque jFpu4e™fiOt» î“ qM.’ii.existe positivement des émanations ter-? fesses. On se rappelle ici que Baglivi çonseillait a quelques plitiiislques d^ese proniener à la suite d’un laboureur sillon-? nant la terre, Tout le monde sait què, lorsqu’il vient a pleü? voir , en été, après quelques jours de sécheresse, il s’élève ^e la terre une yapejir fraîche et agréable à respirer. On peut eonsulter., Sür cet objet, les expériences de Réaumuv consignées dans les Mémoires de l’Acadéinie royale des Sciences pour 1730? 2“ Il est également très?-probable que la température du bain doit avoir ici une influence marquée , et qui sç rapproche de celle des bains froids, dont elle n’a point les inconvéniens, cette température étant, pour ainsi dire, moyenne entre celle des bains .domestiques et celle dés baiins froids propremeut dits. 3" Quant aux accessoires ^ auçun médecin nlgnore Inefficacité des onctions pratiquées dans les cir.çpnsîauçes dont il s’agit par Solano. L’obstipation des pores de la peau qui en résulte, et qui s’oppose à une évappraiipn affaiblissante, est d’uue utilité qui a été bien appré* ciée par les ançjens,.

Fenquet, qui; malgré son admiration pou r «Ps premiers mab; très, suiyakavecarde,urtoutesjes applications que les sciences physiques fo,urni,s.sentà l’art de guérir, produit ici les théories alors réçémtes (en 1774)'^ Priestley, Black et Macbridesnr l’am.fixe (acide carbonique), e,t fait intervenir la présence et rapijpndecet agent dans les bainsdé terre. Déjààcetié époque on avait cpustatu les bons effets de l’air fixe (acide carbonî'qne),spiteû, boissons, soit en layemenS.On avait aussi approviqMÇlqwea yaisseaux d’eau qui e» était surcha^gée ; elle s-étaii, disaitrcn,, npnseryée plus long-temps, et avait pré» yenq.le déy.èlçppement du scprbut?- L’air fixe a été égale? mentappliqné an traitement des ulcères de divers genres, et meme à ceux qui sput cancéreux. Le médecin anglais Per’cival l’a fait respirer dans fes affections" des organes de la respn-aiion,. Les célèbres physiciens et cbimistes que nous yenpn^de ,citer, ainsi que plusieurs autres dont l’autorité n’est pas; moins respectable, tels que Bergmann et Venel, ont cou? Stateqned’air fixe (acide carbonique), qui est un puissant antiseptique , est surabondant dans les terres vierges, d’ou ij se dégage par leur remnemmit ou l’action de l’atmosphère. Çpl? a pcrmis d’en cpnçlnre son application avantageusé à la stirfaçe.du corps des raalades dans les maladiesdites putrides j

Biai3 laissai)? çette doGtnne qui tjent à l’Ijuniprisme d’une manière trop absolue, et laissons Fpuquel rapporter dps faits purement pratiques.

«Frappé, dit-il, de ce que j’avais lu dans Sojano sjir l’utilité des bains de terre, j’attendais intpaîiemnient l’occasion de les connaître ppr ipa prppre expérience-, elle se présenta enfin dans le mois d’avril de l’année 1765. Je traitais pour lors un phthisique. Gpt homme, âgé d’environ }renle ans, étaipfort maigre et presque toujours mouillé de sueur, principalement aux mams, sans pourtant qu’il en fût npîar blement affaibli. Çette sueur répandait même une pdeuf désagréable. La fièvre, qui était continue^ redoublait a l’entrée de là nuit, et était accompagnée d’upe chaleur très-vive à la paume des mains et à la plante des pieds; il y avait;, principalemenl le matin, une abondante expectpr'ation de crachats purulens; les selles étaient, par intervalles, séreuses et d’une puanteur cadavéreuse; les urines présentaient égar lement, la plupart du temps, cprame un sédiment graisseux fort épais ; en up mot, on ne pouvait méconnaître une colljquation, dont la mm'çhe éj-sit mêmÇ assez rapide. Il commença les bains de terre le 29 jujn; ç’éfait le matin, vers les sept heures et demie; il pe put y rester qpe six pu sept miPPies à cause d’un mal d’estoiâaç dont il se plaignait, La secppde fois, U le supporta près d’une d.emMîÇPfe, gu mpygn d’un écussp;! composé de cordiaux, et appliqué sur la région de l’estp-. mac, et d’.un bol d’extrail de guinquina incorporé dans la çput feçliou d’hyaçinj:he, qu’il avala eu entrant dans le bain, Jl prit depette mauJêrecinq hains cupsécutifs, dont il se trouva biep, Le malade disait qn’i) se sentait plus de forces, que ses crachats plus consistans ayajent une saveur inoips désagréable, et qü’il éprouvait moins dp chaleur pendant la nuit; oiais je, ne sais quelles idées s’étaient emparées de son esprit, il se refusa^â ÇPptinuer j.es hm.ns, et je fus forcé de l’abandonner a son malheureux sort,

« J’ai été plus heureux daus les deux faits suivans : aq mois d’août 176? , une hhe de onze aos, devenue hectiquo depuis trois mois j à I3 suite d’une rougeplp mal jogép, PP fpt amenée par ses j)areps. Je trouvai cette jeune personne fort maigre ; elle avait une fièvre vive ,qui redoublait vers te et se plaignait d’uno chaleur brûlahle h la paptpo da la main et a la plante jdes pieds. Elle .expPÇtprait abppdammen| des matières purulentes ; sp respiration était gênée, tes nuits

agitées, le sommeil troublé par des rêves, et accompagné de sueurs considérables. J’ordonnai les bains de terre, dont j’indiquai par écrit le procédé, avec quelques reraèdés préparatoires et accessoires, que je crus nécessaires. Mon ordonnance fut exécutée de point en point. On fit comramencer les bains de terre k la malade %'ers le milieu de septembre. Ces bonnes gens, qui étaiént des paysans pauvres, la portaient, tous les ràatins , dans leurs bras , a un gros quart de lieue de leur demeuré sur une lande ou garrigue où Ms creusaient, chaque jour , une fosse a laquelle ils donnaient une légère pente, en sorte que la malade s’y trouvait comme assise, quoiqu’enfoncée'jusqu’au cou. Après huit de ces bains, la chaieüf efla fièvrè furent calmées, et les forces se rétablirent complètement au; bout de vingt jours, péndant'lesquels je me Contentai de lui faire prendre quelques bols de quinquina incorporé dans la conserve de roses et le petit-lait pour achever la cure. » .

« Un pauvre paysan assez jeune vint me prier de lui donner un avis sur uri ulcère rongeant et putride qu’il avait k une jombe, et qui s’étendait depuis la inslléole interne jusqu’au mollet. Cet ulcère était survenu a la suite d’uu coup de pied de mule que le malade avait reçu un au auparavant en cet endroit, et semblait avoir déjà porté sur la constitution dé ce jeune homme, qui eu avait un air cachectique. Tousdeégens de l’art, tous les mègesj toutes lestbonnes femmes du canton avaient tour k tour épuisé leurs toniques sur la jambe de cet homme , et n’avaient pii lui procurer que qûèlqués soulagemens passagers. Je conseillai au malade de faire prendre k sa jambe des bains de terre, en lui rècommandànt expressément de les commencer dès les premiers jours de juillet (lions étions alors dans le mois de mal), ét dè s’y préparer par quelques petits remèdes que je lui prescrivis. En effet, il ne manqua pas a l’époque désignée, ét conformément kraesinstruc^ lions, de se faire ouvrir, tous les matins j vers les sept heures, et tous les soirs, im peu avant le coucher du soleil, un creux d’une profondeur etlargeur convenables, dans un terrain vierge, où il plongeait la jambe jusqu’à la rotule. On avait soin en même temps d’environuer son genou de terre et dé linges en étoupes, qui achevaient de boucher l’ouverture du creux , de manière qu’il né pûté’échapper du bain que trèspeu d’émanations terreuses. Le malade tenait sa jambe ainsi enfoncée dans la terre jusqu’à cé qu’il sentît un' froid in-

commode; au sortir du bain,* on couvrait immédiatement l’alcère de feuilles de plantain ou de grande scrofulaire aquatique ^ et on enveloppait toute la partje d’un mélange à parties.égales de suc de morelle et d’une fotte< infusion de rqs.es. de Provins. Au moyen ne ces remèdes, continués avec. beati.r; cpup, d’exactitude pendant une quinzaine de jours, cet; homme a étéguéri.de son ulcère, et, pout mieuX; assurer sa. guérison, il s’est fait ouvrir , par mon avis ; un fpnticule.sur( la janibe opposée.-■ rr , . : i d

« J’ai obtenu d’aUlres succès à peu près semblables , ‘et, d’autres fois .ibconvient d’avouer que je n’ai pas réussi. Quel-t ques;ra,isons me font croire que les bains de terre conyienh; draiept dans ceàaines iqaladies de la péaui;et-du tissu subja-^. eentjitelles.qué la lèpre;; mais c’est dans le scorbut que l’on.. v^e;surtîputleur efficacité..» . ; - ' >

. «.Onsait.que nos yaissçanx qui reviennent,des Indes Orien-, taies ont coutume de mpuiUer :a,,l’îl.e de l’Ascension,pour;.s’y. pourvoir de tortues , soit giinplement. comme aliment, pu à titre-dé remède pour les sçorbuuque's qui peuvent se trouver abord; mai s-ce qui n’eçt peut-être pas auMÎ-connu,, c’est que plusieurs ,capi taines ont ; souvent fait- prendre, avec le plus grand; succès, et dans un espace-de temps trèsrCourt, ;I,eSi bains de ter.çe.à leurs malades , en mêine temps que les Jmuil-. Ions de tortue.-;Un' fait encore plus.décisif en faveur des ba.ins; de; terrec’est qp’il egt'arrivé plusieurs fois., les tortues ayant manqué, par quelque accident, à l’À^nsion , que les seuls. bains;^.deterre ;, pris': dans cetletle , ont ^éri tout aussi J);i.en et aussi prdmpteraeptque lorsqu’on leuffa associé rusage. de là, ebâirvdu; des .bouil%is de tortue.. : : - >

. Dans-Ja. partie del’itidési.é^’rpséeparle Gange, notamment, dans le Bengale.et sur'toûte la côte de :Goromandel,;on est dans l’ancien usage d’employer les bains de terre dans le rachitisme des enfans. Cet usage paraît dater de fort loin dans l’Inde, que l’on peut regardercavec raison comme le premier berceau des arts.

On demande peut-être si la terre de l’Ascension est volcanique;, et si,-, sou.s ce rapport, elle n’aurait pas quelque vÆrtu particulière,, ou.quijuiïfût;propre, contre le scorbut, semblable à ces terres composées, imitées de Straton , dont quelques auteurs recommandent de couvrir les corps des malades dans les-cas de goutte., de sciatique, d’hydropisie, etc.; c’est une question qui sera résolue par les naturalistes.

Lat tehipétâturé dé l’île de l’Asoéftsîôil péUt être âfifssi alléguée coraroè une des causés principales de refficaciié de ses bains de tërre. En effet, cette îlé est située SOUS la ztiùe tCfi. ridé; mais on peut douter si lés vetitâ locaux etlés aUtrés accidéns jJépendant de la situation dü pays et dê là eônfigUi ration ftidiltuèUse dü sdl n’en inôdifient pas lé êliinat. Ce doute est fondé tant Sût le niantjue d’obserValions lüétéôrologiqùeS faites à l’Ascerision'^ qiié sur le rapport des voyagéurs, d’aptès lequel il paraît que la chaleur n’y est pas si eXCéSSive qu^ou pourrait l’inférer de là latitude dê fcetlê îlé, OU plutôt qUë Son ciirtiàt sé ràpproche dé celui dès zones plus tempérées, C’ést ainsi qtié plusieurs pays de l’Artîériqüé ét dé l’Afrique , Silùé§ •sous le mêiUe pàrailèléqué l’AsceUsiOU , jôùiSseiît d’tin climat assez doux. C’est encore ainsi quë lê climat dti roÿaümë dé Grenade ou celui de l’Andalousie pëüt être cOinpaf'é, à béait-' coup d’égards, à délUi d ü Bengale ët de là côté dé Corotnandel, quoique sous dès parallèlés différens;

Fouqliet à conclu de. èé qui précède, quë riêii ne dent détôhrnér d’essayér ràdminîstrâtiôri dés bains de terré , dans les pays méridionaux de l’Europe, contée lés fièvrés hectiques dégénérées èii p'hthisië, OU qui toucbëût déjà -à cétté dérnière, qu’ils conviennent particulièrement contré l’âtro'pbié j niètné'Celle où om n’obsèrvé aucune fièvre, éoiïtro certains ulcérés putrides,^ cpnitïé léscôrbüt et quelques aütrès affections qui en dépendent , dé même que dans lé rachiiisüïê dès enfâiis.

ÎÎOüs avons parlé ^ cette production dans là Biogrûphié médicàlë, à l’àniéle-FOUqUët, àvéd trop dé sévérifé; botiS eussions dû nous contenter dé dire que cétte médication n’àvàit point été suffisamment employée poUr pouvoir' etre jugée irrévOcâblémênt.

Èxtrâil dii Joüii.iiA.i, complémentaire du Dicliohaite des Sciéricés hiëdicàles ( lOiSê Cahier, avril 18^7ç tome jÈxYn.).;

Imprimerie de C.-L.-F. PANCKÔÜCKE , rué des Poitevins, u” i4-'

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