II. Phamahaze
Toutes les médailles de ce satrape ont été publiées par M. le duc de Luynes , et je n'en ai point de nouvelles à faire connaître; mais j'ai quelques observations à présenter sur les circonstances dans lesquelles elles ont été émises.
La première et la plus ancienne a été frappée dans la propre satrapie de Phamabaze; elle porte la marque distiuctive de l'atelier de Gyzique, le thon ou pélamys, et c'est à tort qu'on l'a crue frappée à Lampsaque; car la péjamys placée à l'exergue est l'attribut exclusif des monnaies de Gyzique, en or, en aident et en cuivre, depuis les
plus auciennes jusque sous les premiers empereurs ramains. La marque de l'atelier de Lampsaque est presqut^ toujours, bien que moins exclusivement que la pélamys à Cyzique, la partie antérieure d'un Pégase, et nous en verrons plus loin un exemple remarquable.
La médaille de Phamabaze frappée à Cyzique, étant destinée à circuler chez des populations helléniques ou hellénisées, porte une légende grecque ; toutes les autres sortent de l'atelier de Tarse, et étant destinées aux peuples sémitiques de la Cilicie, portent les légendes araméennes suivantes :