Tête de Pallas à droite
ijl. APTOAIIAPA (en caractères lyciens) ; tête barbue du
satrape; le tout dans un cercle perlé creux. — ifv, 6. Poids, 7«',95.
' (Musée Britannique. — Voyez Fellows, Lycian Coins^ pi. XVII, 7.)
Cette médaille est sans contredit une des plus intéressantes qui aient été découvertes dans ces dernières années. Elle nous donne le nom et sans doute le portrait d'un satrape persan qui a gouverné la Lycie; et ce qui en augmente encore l'intérêt , c'est qu'on a découvert dans les ruines de Limyra le tombeau même d'Artoapara et de son fils Apara (Fellows, Lycia, p. 207. — Spratt, Lycia^ II, p. 256, n"" 22). Ce magnifique tombeau est orné de bas-reliefs d'an très-beau style, appartenant à la belle époque de l'art, et ceci coïncide avec la date fournie par la médaille, dont la fabrique annonce les premières années du IV* siècle. Autant qu'on peut en juger par les inscriptions qu'il porte, et qu'on ne comprend que fort imparfaitement, il fut élevé par un Lycien nommé Téborssélé, et la ville de Limyra à Artoapara et à Apara, qui doit être son fils, bien que la parenté ne soit pas indiquée; on connaît la coutume souvent adoptée par les anciens, les Grecs aussi bien que les Persans, de conserver dans les noms propres d'une famille un radical tout en changeant l'autre; ainsi Phamabaze, fils de Pharnace, Artabaze, filsdePharnabaze. Le nom d'Artoapara se trouve également mentionné sur un tombeau à Pinara, élevé par un Lycien nommé Ddapsauja pour un de ses parents. (Fellows, Lycia, pi. XXXVI, 11.)
2. AAENEFEAE (en caractères 1 y ciens). Tête de Pallas dans un cercle perlé creux.
rJ Même tête de satrape; de chaque côté, un symbole inconnu.
(Cabinet de France, etc. — Voy. Luynes, AY'tw. sa/r. , pi. VII. —Fellows, Lycian Coins, pi. XVII.)
— 9G — Cette pièce, dont il existe plusieurs exemplaires varié?, esl exactement semblable pour la fabrique, le poids et les types à cella d' Artoapara ; seulement la légende est inscrite autour de la tête de Pallas, et non autour de celle du satrape. Le nom de Ddénéfélé est certainement lycien, et Ton trouve sur les monuments funéraires de ce pays de nombreux exemples de noms propres ayant la même désinence, eu commençant de la même manière ; îl suffira de citer Téborssélé à Lîmyra et Ddépinéfé à Myra. 11 y a donc tout lieu de croire que Ddénéfélé est le nom d'un dynaste ou prince lycien qui a gouverné la Lycie, ou une partie de la Lycie, vers la même époque qu'Artoapara. Les Lyciens ont certainement eu au commencement du iv* siècle un prince indigène; car c'est alors que vivait ce Pérîclès qualifié par Théopompe de roi des Lyciens,