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LES MÉDAILLES DE MARIN ET DE PAGATIEN

(Mémoire lu à rAcftdémie desînsoriptions et belles- lettre», le 17 février 1865.)

Le r^ne de l'empereur Pfailippe est un de ceux dont le temps a le plus maltraité les annales; quelques lignes d'Aurelius Victor, une page de Zonaras, de Cedrenus et de Zosime, un paragraphe des chroniques d*Eusèbe et de Cassiodore, voilà tout ce qu'il en reste ; on ne possède même pas la biographie de ce prince, qui faisait partie sans doute du recueil des écrivains de l'histoire Auguste, et qui a été perdue de bonne heure avec plusieurs autres de la même époque. Toutefois parmi le petit nombre de faits relatifs à Philippe, que l'histoire a conservés, il y en a un sur lequel tous les chroniqueurs sont à peu près d'accord, c'est qu'il était Arabe de naissance, et qu'il fonda dans sa patrie une ville à laquelle il donna le nom de Philippopolis. Le fait est attesté par Zonaras, Cedrenus et Victor; quant aux détails, ces auteurs diifèrent entre eux,

Selon Zonaras {Annal. ^ XII, 19), Philippe était originaire de Bostra, où il bâtit une ville qu'il nomma Pbilippopolis:

èSo(iiiffaTO) *tXnncouiroXiv ivofia^aç ai-n^v. 11 y a ici UUO erreur

évidente; longtemps avant Philippe, Bostra était une ville importante, la capitale de la province d*Arabie, la résidence du légat impérial, et le quartier général d'une légion romaine, la 3* cyrénaïque; Philippe aurait tout au plus pu l'agrandir ou Tembellir; il ne pouvait la fonder. Du reste , le mot 6'irou dont se sert Zonaras semble indiquer qu'il prenait Bostra pour un district et non pour une ville, et il est bien possible qu'il ait écrit le nom de la capitale au lieu de celui de la province ; aussi le savant Eckhel qui avait aperçu la difficulté soulevée par ce passage, traduit-il : natui m agro Boslreno. Quant à Gedrenus, il fait mieux encore ; il place Bostra en Europe : &p^xm ft

♦iXwntoiSicoXiv (p. 461, édit, de Bonn). C'est ainsi qu'on écrivait l'histoire à Constantinople au xi* et au xii* siëde.

Cependant quelques écrivains modernes, se fondant sur ces passages, ont cherché à établir l'identité de Bostra et de Philippopolis. Mais les médailles de Bostra, dont il existe une nombreuse série depuis le règne d'Antonin jusqu'à celui de Trébonien Galle, prouvent que cette ville n'a jamais porté le nom de Philippopolis. Sous Sévère Alexandre, elle reçut une colonie romaine, et depuis lois elle prit sur les médailles le titre de GOLONIA BOSTRA, auquel vient s'ajouter sous Philippe celui de HETRWOUS, qu'elle conserva sous Trajan Dèce. Or, comme Philippopolis fut fondée dès le commencement du r^ne de Philippe, ainsi que nous le verrons bientôt, et comme d'un autre côté il existe des médailles de Bostra à l'efligte de

Philippe père et fils, avec plusieurs revers différents* il est impossible d'admettre que ce nom de Philippopolis n'ait laissé aucune trace dans la numismatique de la ville. J'ajouterai qu'aucune des inscriptions de Bostra, dont le nombre dépasse soixante, ne contient la moindre allusion k ce changement de nom. Enfin les actes du concile de Chalcédoine, tenu en A51, nous fourniront un allument péremptoire contre l'identification de Bostra et de Philippopolis; car ils nomment les évoques des deux villes; il en est de même d'Hiéroclès, qui, dans son Synecdemus rédigé un peu plus tard, les cite toutes les deux parmi les villes de la province d'Arabie. Ainsi plus de doute possible, Bos* tra et Philippopolis sont deux villes différentes.

Nous avons écarté la difficulté soulevée par les passages de Zonaras et de Cedrenus; il nous faut encore signaler une erreur de Cassiodore, d'autant plus singulière, que cet auteur vivait à une époque bien plus rapprochée de Philippe, et avait certainement à sa disposition tous les documents nécessaires pour connaître la vérité. Dans sa chronique, à Tannée 2i9, on trouve le passage suivant : « FhUippus urbem nominis sui in Thrftda eonsinucit » , (p. 6A3, édit. de Hommsen). Cette eiTeur peut s'expliquer de deux inanières; ou bien Cassiodore ignorait que Philip^ popolis de Thrace existait longtemps avant Philippe, et il a cm que c'était bien de cette ville que parlaient les auteurs où il a puisé, ou bien le mot Thraeia du texte est une corruption de TraehùnUide qui se trouvait dans les biographies de Philippe. Il est probable, cependant, que l'erreur provient du fait même de l'auteur ; car Jomandës qui écrivait un demi-siècle plus tard, et qui de son propre aveu n'était que Tabréviateur du même Cassiodore, Jornandès, dis-je, fait la même méprise et ajoute que l'an-

cien nom de Philippopolis était Pulpudena. (De r^gn. successiime^ p. 108, éd. 1648.)

Après avoir pour aiusi dire déblayé le terrain devant nous, et laissant enGn de côté tous ces témoignages suspects» passons à celui d'Âurelius Victor, qui est beaucoup plus satisfaisant. Voici le passage de cet auteur, qui écrivait environ un siècle après la mort de Philippe : « Igilur M. JuUu9 Phiiippui Ârabs Traehoniles^ sumpto in consortium Philippe /i<to, rébus ad Orientem camposilis^ conditoque apudArabiam Philippopoli oppido^ ffomom reiit^ » (c. 28.) A ce passage il faut joindre le suivant, emprunté au second Aurelius Victor (c 28) : a Is PhiUppuê humiUimo orîus loeo fuii^ paire nobiiissimo lairùnum duclore. » Il résulte de ces passages : 1"" que Philippe était fils d'un chef de bande de la Trachonite, ou comme on dirait aujourd'hui, fils d'un cheikh arabe du Ledja; 2* que Philippopolis fut fondée dès le commencement de son règne, avant qu'il eût quitté la Syrie pour aller à Rome. Ces points établis, avant d'aller plus loin, nous allons étudier une autre face de la question.

11 existe des médailles de bronze, de fabrique asiatique et toutes de la même époque, qui portent au revers la légende <l>IAinnOIIOAITi2N ROAnNIAC, avec le type de Rome assise et les lettres S. G.; au droit, ces monnaies présentent, les unes l'effigie de Philippe ou d'Otacilia, les autres, le buste d'un personnage inconnu, entouré de la légende 0612 HAPIND, « au dieu Marinus »: le buste est posé sur un aigle aux sûles éployées, ce qui indique qu'il s'agit d'une apothéose. Qui était ce Marinus 7 Il y a longtemps que cette question exerce la sagacité des numismatistes. Zosime et Zonaras mentionnent un certain Marinus, général romain qui commandait en Mœsie, et

qui 88 rivolta contre Philippe en 2i0; et EckheU suivant en cela l'opinion de Hardouin et d'antres^ supposait que les médailles en question oifiraient le portrait de ce prèten*^ dant à la pourpre impériatet et qu'elles avaient été frappées à Philippopolis de Thraee, ville peu éloignée de la Mœeie. Cependant cette supposition soulevait dto grams obfectiont; Marinas fut vaincu et tué du vivant même de Philippe, et on ne peM admettre qu*un prétendant ait reçu les honneurs de rapothéose« pendant que Tempereur qu'il: avait cherché à renverser était encore sur le trône ; et si roD admet avec Eckhel que les monndes ont été frappéea après la mort de Philippe, on se demande quel motif IVajan Déoe, une fois assis sur le trône, pouvait; avoir pour iaifser diviniser la mémoire d'un révolté qui ne tenait d^aucune fkçon à sa famille ; car il faut se souvenir que l'apothéose ne pouvait avoir lieu que par décret du sénat, et, en eflfiitt les monnaies dont il s'agit portent tes lettres & G. Enfin, il y a une autre objection àia solution acceptée par Eckhel, c'est que dans la nombreuse série des monnaies iippériales de Philii^popolis de Thrace, il n'y en a pM une seule qui porte le titre de colonie, ni avant ni après Philippe* Vaillant, de son côté, attribuait les médailles à Philippopolis d'Arable; mais il était impossible d'admettre qu'une ville qui venait d'être fondée par Philippe, et qui était sa patrie, ait mis sur ses monnaies le portrait de son rival et d*uo rival malheureux.

Tel était l'état peu satisfaisant de la question, lorsque Tôchon d'Annecy en proposa une nouvelle solotion ; dans un mémoire qu'il publia en 1817 S et où il fait preuve d'une excellente méthode critique, ce savant émit la conjecture

* Mémoire sur hsmédaillti de Maritkut, frnpfiia à PkihppopûU}^^ irv-4*.

que liarinus était le père de Philippe, et il faisait remanper que son portndt oifirait une notable ressemblance avec celui de Fempereur. Cette solution, appuyée d'ailleurs sur de solides raisonnements, avait l'avantage de ne se heurter contre aucun obstacle insurmontaUe, et elle a été généra* lanent adoptée par les numismatistes. Gr&ce aux inscrijK tiens que j'ai découvertes, la conjecture qui fait tant d'honneur à la sagacité de Tôchon d'Annecy est devenue une certitude.

Tous les voyageurs qui ont visité le Haourân ont signalé l'importance des ruines qui se trouvent au village de Ghéhebé, ttlné à l'angle sud-est du Ledja, et ré^dence d'un des principaux chefs Druses de cette contrée. La ville aur cienne avait la tonne d'un earré ou d'un rectangle peu allongé, et couvrait un espace de terrain con^déraUe, au milieu duquel se trouve le village actuel. Ici, comme dans tout le Haourftn, les habitants modernes n'ont pas eu à se bfttir de nouvelles demeures; les maisons anciennes, les maisons particulières, étaient bâties avec une telle soliste, qu'il en reste encore debout plus qu'il n'en faut pour les besoins de la population actudle; beaucoup d'entre elles sont d'une conservation surprenante, et lorsqu'on a bouché quelques trous, et enduit de boue quelques assises disjointes, on obtient des habitations très-supérieures aux cabanes de pisé qui forment la demeure habitudle du paysan arabe. La ville était entourée de murs épais, qm existent encore, et elle était coupée en croix par deux larges voies pavées, aboutissant à quatre grandes portes, dispositimi qui se retrouve dans toutes les villes syriennes rebâties sous l'empire romain. A l'intersection des deux voies, il y avait quatre grands piliers de maçonnerie qui paraissent avoir supporté une coupole et auprès de ce point

central se trouvent les principaux édifices de la ville, des portiques, des temples, un théâtre et des bains, auxquels lin aqueduc grandiose apportait les eaux de la vallée voisine. Ce n'est pas ici le lieu de décrire ces monuments, qui du reste ne sont pas trës-remarqnables sous le rapport de Fart ; je ne veux mettre en lumière qu'un seul point, c'est qu'ils sont presque tous de la même époque, conçus d'après un plan uniforme et marqués du même caractère architectonique. Évidemment cette ville a été bâtie d'un seul coup; on n'y a rien ajouté depuis, et il reste peu de traces de constructions antérieures. Sur les dix inscriptions que j'ai copiées à Chébebé, il y en a une d'époque incertaine, une du règne de Marc Aurèle, une chrétienne, et les sept autres se rapportent toutes à la même époque et à la même famille, celle de l'empereur Philippe. Nous allons les passer en revue.

La première contient la dédicace de quelque édifice, par plusieurs sénateurs, parmi lesquels figure un certain Julius

Senti us Malchus, Liàp moTr^pCac twv Kupicov M. iouX(cov 4>tX(iCTtu>v

9c€a9X(Â)v, Itou; itpwroo xf^^ irAîw;, Elle montre que sous le règne de Philippe, la ville avait adopté une ère nouvelle, et que par conséquent elle avait reçu de ce prince soit un agrandissement notable, soit des privilèges importants.

La seconde inscription se trouve à sa place originaire â côté de la porte d'un grand édifice, sur une console qui portait autrefois une statue de Philippe, élevée par les habitants de Saccaea, ville dont les ruines existent à peu de distance de Chébebé.

La troisième se trouve près de la porte d*un temple carré qui est auprès du théâtre; elle était gravée sur une base qui supportait les statues des deux Philippe, élevées par un certain Aurelius Antoninus.

— es- La quatrième est à sa place originaire, sur une console, dans le mur du temple carré dont je viens de parler, du côté gauche de la porte.

MAP€INU>

...ocrnA

C^est une dëdicace au dieu Harinus,; le nom du personnage qui a élevé la statue est en partie effacé; mais les lettres TIIA qui le suivent montrent qu'il ëtdt de rang coQsulure , et probablement le légat de la province de Syrie. De l'autre côté de la porte» il y a une console semblable, qui porte la même inscription, moins bien conservée.

Enfin la cinquième inscription , trouvée à quelques pas des précédentes, a été gravée en l'honneur de Marinus, dieu et père de l'empereur, par le même Aurelius Antoninus, qui avait élevé des statues aux deux Philippe, et qui prend ici le titre de ducenarim.

ONMAPL...

©eONHATCPA

AïPHAANTgj

AOTKHNAPIO..

L*inscriptk>ii est mutilée d'un côté, mats les mets Uaf«vo>» eràv inxkpat sont certains.

Maintenant, si o» rapproche les cinq textes que je viens de citer des médailles de Philippe, d'Otacilia et du dieu Marinus, qui portent la légende 4>lAinB0n0iyTûN KOAUNIAC, il saute aux yeux que médailles et inscriptions appartiennent à la même ville, et que cette ville s'ap* pelait Philippopolis. J'ajouterai que Cbéhebé est sur la lisière même de la TrachonitCt et on se rappelle que.

d'af^rèfi Aurelitis Victor, Philippe était un Arabe de cette profiiice.

Les deux autres inscriptioDS dont j'ai à parler sont consacrées à la mémoire du fils d'un préfet de Mésopotamie, mort à la fleur de l'âge ; ce gouverneur se nomme Priseus, et son nomm gentile^ dont il ne reste que les lettres lOC, pouvait être Julius ; l'une des inscriptions a été gravée par les soins du sénateur Julius Malcbus, qui figure déjà dans ^inscription en l'honneur de Philippe, datée de la première année de la ville ; l'autre est due à la sollicitude d'un certain Cassius Timothéus. Il fallait de bonnes raisons pour que des fonctionnaires élevassent des statues à un jeune étranger. C'est que Priscus était le frère de l'empereur Philippe. Zosime, seul auteur qui mentionne ce fait, raconte que Philippe confia le commandement des troupes en Syrie à son frère Priscus, et que les exactions de ce dernier dans tout l'Orient furent la cause de la révolte qui y éclata, sous la conduite d'Iotapianus (!, ii^20). Sans doute, on ne peut établir rigoureusement que le Priscus de l'inscription , gouverneur de la Mésopotamie, est le même personnage que le frère de Philippe, commandant, selon Zosime, des forces romaines en Syrie ; mais, si on tient compte de la date de l'inscription et de l'ensemble des observations que nous avons présentées, on reconnaîtra que cette hypothèse n'est pas sans fondements sérieux. Dans tous les cas, il ne peut être question de Statius Priscus, général célèbre sous Marc Aurèle, et légat de Cappadoce ; car son cursus honoruth a été conservé, et la préfecture de Mésopotamie n'y est pas mentionnée (Orelti, n*6&80). D'ailleurs ce gouveniement était une iMctioA équestre, et Statius Priscus avait suivi la carrière des fonctions sénatoriales*

Avant de quitter ce sujet, je ferai remarquer que TattrU bution définitive des médailles de Philippopolis à Mariaus, père de Philippe, confirme de la façon la plus satisfaisante une autre attribution, sur laquelle, plauut encore un l^er doute. Il s'agit des médailles romaines frappées par un prince appelé Pacatianus, dont aucun auteur n'a parlé. Ces monnaies portent la légende : IMP. TI. CL. MAR« PACA- TIAINVS AVG. Déjà Eckhel avait reconnu que les initiales MAR. devaient s'appliquer au général Marinus, qui se révolta en Mœsie, sous Philippe; il se fondait sur la fabrique de ces pièces, et surtout sur le fait qu'on en a trouvé plusieurs exemplaires dans les provinces danuUeimes. Depuis, son opinion a reçu une éclatante confirmation, par la découverte de la précieuse médaille de Pacaden, conservée au Cabinet de France, et qui porte au revers la légende ROHAE AETERNAE, ANNO MILLESIMO ET PRIMO; or on sait que c'est préeis^ent sous le règne de Philippe que tomba le millième anniversaire de la fondation de Rome* et qu'il fut célébré par ce prince avec une grande magnifia cence. Cette médaille sufiisait déjà pour assurer à l'opinion d'Eckbei un haut degré de probabilité et presque la certitude ; mais, tant que l'autre Marinus n'avait pas trouvé une place certaine dans l'histoire, la question n'était pas entièrement résolue. Maintenant il ne peut plus y avoir de doute ; le dieu Marinus des médailles est le père de Philippe, et le général révolté en Mœsie, appelé seulement Marinus par les auteurs, se nommait en réalité Tiberius Claudius Marinus Pacatianus.

Après tout ce que nous venons d'exposer, il est presque inutile de réfuter l'opinion de Rurckhardt, adoptée par tous les géographes modernes et par les auteurs du Corp^ Inscriptianum grscarum. Le célèbre voyageur avait trouvé

au village d'Ormàn , dans le sud-est du Haouràu , une inscription d'où il résulte qu'un monument funéraire y avait été élevé par un personnage qui s'intitule Bou\euTT)c 4»tXmicoico- XCtnc. Mais cette mention ne prouve aucunement que les ruines d'Ormftn sont celles de Philippopolis ; au contraire, lorsque l'auteur d'une inscription funéraire prend soin d'indiquer sa patrie , on peut généralement en conclure qu'il était étranger à la localité où se trouve l'inscription. J'ajouterai que j'ai trouvé dans deux autres localités du Haourân des inscriptions gravées par des personnages qui étaient sénateurs de Philippopolis ; le nom antique d'une de ces localités est connu, et je n'ai pas besoin de dire que ce n'est pas Philippopolis.

Quant au nom que portait le village natal de Philippe, avant de devenir une ville et une colonie romaine, je n'ai pu le retrouver, malgré mes recherches. Serait-ce par hasard la Pulpudena de Jomandès ? 11 est possible que cet historien ne se soit trompé qu'en plaçant Philippopolis en Thrace, et qu'il ait trouvé le nom de Pulpudena dans les sources qu'il a consultées; mais il est si difficile de faire la part du vrai et du faux chez les auteurs de la décadence, que je ne voudrais pas insister sur cette conjecture.

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