KAICAP CeBACTOC nAOïCIAC THAT.... Tête nue d'Auguste
^ AnOAAAC *AINIOr TAMNITAN. Pallas debout, tenant dans la main droite une petite Victoire. — M. à 1/2. Musée Britannique et collection de la Banque d'Angleterre. L'exemplaire du Cabinet de France est fruste ; il doit y en avoir un autre à Munich.
Voilà encore deux monnaies frappées dans la même ville et parle même magistrat monétaire. Tune avec la tête et le nom d'Auguste, l'autre avec la tête et le nom du proconsul. Le portrait de Gallus est trës-caractérisé, et il a un nez retroussé qui ne permet pas de confondre son effigie avec celles des princes de la famille impériale ses contemporains. Malheureusement je n'ai pas encore rencontré un exemplaire de cette médaille, où la lecture du dernier mot de la légende soit parfaitement certaine ; sur les deux exemplaires du Musée Britannique, on croit lire AFNOC ou APNOC; sur celui du Cabinet de France, on voit plutôt AlAOC; sur le Sien, Cousinéry avait lu T.NG, lecture qui a donné lieu à une explication inadmissible proposée par
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Borgiiesi {Œuvres complètes, I, p. t79). Je m'abstiendrai de toute nouvelle conjecture à ce sujet; il vaut mieux attendre la découverte d'un exemplaire mieux conservé de la médaille.
La légende de la seconde médaille, dont la lecture est certaine, présente aussi une petite difficulté qui a fort embarrassé le sarant Eckfael (0. N. Il, p. |98). nXouoUcu'e^ pas un nom de consul, comme le faisait supposer ie mot uiceiT[o<]; il n'y a pas de consul de ce nom dans les fastes consulaires, bien connus msdntenant, du r^e d'Auguste, et d'ailleurs, ce nom n'est pas un nom romain. H^^oinHoc est le nom d'un second magistrat local de Tenmos, et le mot suivant doit être le nom de ison père fitdxttx;; il faut donc lire nXouolac rnatCou d'un côté et iitéXkm^ 4»xivt'<n> de ratutre.
G. Asinius Gallus, fils d'Asinius PoUio, l'ami d* Auguste et le fondateur des bibliothèques publiques à Home, est lui-même un personnage fort connu et souvent mMiaHift par Tacite et d'autres auteurs. II fiit trioim^r tnonétaiFe sous le règne d'Auguste, et a signé de son nom de nombreuses monnaies de ce prince (Goben, Monnaies ie la RtpubUqw^ p. ft7), et il parvint au consulat ^n fan 7A6 (8 av. J. G.'), (i'est-à-dire trois ans après Paulks Fabius. Son proconsulat d'Asie n'est pas mentionné par les auteurs, et il n'est connu que par la médaifie de Temnos; Un reste Eckfael et Borgfaesi sont d'accord sur ce point, et en^flet on ne voit pas i quel ttutre titre son nom aurait pu figurer sur la monnaie. Il dut gouverner l'Asie en 76S ou 75A; mais on ne peut préciser la date davantage ; car son collègue dans le tx)nsulat, G. Marcius Gensorinus, fut aussi proconsul d'Asie, et on ne sait lequel des deux participa le premier au tin^ des provinces consulaires. Gallus avait épousé Tipsania Agrippîna, la fille d' Agrippa, après qu'elle
eAt été répudiée par Tibère, et cette circonstance, jointe à son franc parler, loi valut la baiine de ce prince, qui le fit périr vers Tan 83 ap. J. C.