XVIII. Manuscrit du grand collège de Saint-Bartbélemi
de Salamanque, cité par Florez (7).
(1) Voyez la préface de Florez, p. xl.
(2) Coronica general de Espana,\. Xllt, c. xxvii, éd. de 1791, t. VH, p. 133. — Relacion del liage, publiée à la suiie du môme ouvrage,
(3) Cor mica general, !. XIIT, c. xxvii, éd. de 1791, t. VII, p. 133.
(4) Relacion del viage, publiée à la suite de Coronica general de Espaha, éd. de 1791, t. X, pp. 69 et 122.
(5) Bibliollieca Hispana velus, p. 443.
(6) Ibid., p. 443.
(7) P. xxxvin.
APOCALYPSE
XIX. C’est aussi, selon toute apparence, un exemplaire de l’ouvrage de Beatus qu’Ambrosio de Morales (1) signale dans le monastère de Celanova sous le titre de « La exposicion del A})Ocalipsi de Eterio, » le nom de l’auteur étant indûment remplacé par le nom du prélat à qui le commentaire est dédié.
XX. On peut en dire autant d’une Exposition de TApocalypse, sans nom d’auteur, jadis conservée au monastère cistercien delà Espina (2).
XXL Je soupçonne, enfin, que l’article suivant du catalogue des manuscrits de sir Thomas Phillipps se rapporte au fac-similé d’un ancien exemplaire du livre de Beatus :
3026. Fa-c simile of an ancient manuscript Apocalypse of saint
John mih other spanish papers.
L’examen simultané de plusieurs exemplaires de l’Apocalypse de Beatus permet, sinon de résoudre, du moins de traiter quelques questions encore incertaines, qui intéressent à la fois l’histoire littéraire et l’histoire artistique.
L’attribution du commentaire à Beatus est depuis un certain temps hors de doute. Elle est, en grande partie, justifiée par un passage du prologue, dans lequel l’auteur s’adresse à l’évêque Eiherius : « Hæc ergo, sancte pater Elheri, te petenle, ob ædificalionem studui fratrum, tibi dicavi... » Le mot Etheri, sur lequel s’appuie principalement la critique pour faire honneur de l’ouvrage à Beatus, se trouve dans le manuscrit de M. Didot (fol. 16),
(1) Relacion del viage, publiée à la suite de Coronica general de Espana, èd.do 1791, t. X, p. 198.
(2) « Exposicion del Apocalipsi, sine nomino auctoris, podria ser la de Ueato. » Ibid,, p. 243.
DE BEATUS
dans celui d’Urgel (1) et dans celui de Turin (2). Il n’y a aucun argument à tirer de l’absence de ce mot dans les deux exemplaires delà Bibliothèque nationale.
L’un des passages les plus curieux du commentaire de Beatus, c’est le calcul que l’auteur fait sur les âges du monde et d’où peut se déduire la date de la composiiion de l’ouvrage. L’incorrection des manuscrits rend l’interprétation de ce passage assez difficile. Le texte adopté par Florez conduirait à supposer que Beatus écrivait en 784. Voici la version qu’il a adoptée (p. 322), en s’appuyant probablement sur le manuscrit de Burgos et sur le second
manuscrit de San-Millan :
Colligitur omne tempus ab Adam usque ad Christum
anni 5227
Et ab adventii Domini nostri Jesu Christi usque in præ-
sentem eram id est 822
Sunt anni 784
Computa ergo a primo homine Adam usque in præsen-
tem eram 822
Et invenies annos sub uno 5987
Supersunt ergo anni de sexto millenario 14
Finiet quoque sexta ætas in era 838
Plusieurs de ces chiffres sont fautifs, et je crois que le raisonnement de Beatus doit être ainsi rétabli :
Depuis Adam jusqu’à Jésus-Christ il s’est écoulé 5199 années Depuis Jésus-Christ jusqu’à l’année courante, qui
est la 823® de l’ère d’Espagne, il s’en est écoulé 785
En tout 5984
Pour achever la sixième révolution de mille ans,
il reste encore à voir s’écouler 15 années
Ce qui nous conduira à 5999
Le sixième âge du monde se terminera ainsi l’an 838 de l’ère d’Espagne, c’est-à-dire l’an 800 de l’Incarnation.
(1) Cité par Villanueva, t. XI, p. 172.
(2) Cité par Pasini, t. II, p. 27.
APOCALYPSE
D’après cette hypothèse, on verra quelles corrections il convient d’apporter au texte de Florez rapporté ci-dessus, aussi bien qu’au texte du nouveau manuscrit de la Bibiio- Ihèque nationale et à celui du manuscrit Didot, dont je donne ici les leçons en regard :
Ms. de la Bib!. nat., fol. 76 .
Colligitur omne tempus ah Adam usque ad Christum
anni 5226
Et ab adventu Domini noslri Jhesu Christi usqu3 in presentem
eram, idest 823
Sunt anni 785
Computa ergo a primo homine usque in pre-
sentem eram, id est 823 Et invenies annos sub
uno 5985
Supersunt ergo anni de
sexto miliario 15
Finivit quoque sexla etas in era 827
Ms. Didot, fol. 114.
Colligitur omne tempus ab Adam usque ad Christum
anni 727
Et ab adventu Domini nostri Jhesu Christi usque in presentem
eram, id est 822
Sunt anni 786
Computa ergo a primo homine Adam usque in presentem eram 824 Et invenies annos sub
uno 1476
Supersunt ergo anni de
sexto millenario . . . 14
Finiet quoque sexta etas in era 838
Dans le manuscrit de Saint-Sever et dans le premier manuscrit de San-Millan cité par Florez, on trouve des chiffres qui non seulement ne sont pas les mêmes, mais qui encore sont présentés dans un ordre tout différent. Je mets en regard le texte de ces deux manuscrits :
Ms. de Sainl-Sever, fol. 123.
Et ab adventu Domini noslri Jhesu Christi usque in presentem eram, id est 814
Sunt anni 776
Et a primo homine A-
Ms. de San-Millan.
Ab adventu Domini nostri Jesu Christi usque in præsentem eram, id est 814
Sunt anni 776
Et a primo homine
DE BEATUS
dam usque ad Chris-
usque ad Christum
tum fuerunt anni..
fuerunt anni
Computa ergo a primo
Computa ergo a primo
homine Adam usque
homine Adam usque
in præsentem eram
in præsentem eram
Et irivenies annos sub
Et invenies annos sub
uno
Supersunt anni de sexto
miliario
Finiet(l)quoque sexta
eias in era
Il semble donc que les manuscrits du commentaire de Beatus peuvent se partager en deux familles : dans les uns le calcul sur l’âge du monde fait supposer que l’auteur écrivait en l’an 776 ; d’après les autres, la date de la composition devrait être rapportée h l’année 786 ou environ. Ces familles représentent-elles des rédactions successives, dont la première aurait été achevée en 776, et dont la seconde serait postérieure de dix ans? Ou bien, n’y aurait-il là que la trace des efforts tentés, plus ou moins long temps après la mort de l’auteur, pour rétablir un texte altéré par les copistes et mettre les nombres en harmonie les uns avec les autres ? C’est là un problème qui reste à résoudre et qu’on ne pourra guère aborder avec chance de succès sans avoir comparé tous les principaux mauuscrits qui subsistent.
Les peintures qui ornent les anciens exemplaires de l’ouvrage de Beatus n’ont pas encore été l’objet de l’étude approfondie qu’elles méritent et dbnt l’importance a été rapidement esquissée par M. Didot. Les scènes de l’Apocalypse frappaient tellement l’imagination des populations chrétiennes du moyen âge que, les artistes de tous les pays essayaient de les représenter par les images les plus saisis-
(1) On avait d’abord écrit Finivit.
APOCALYPSE
santés, tantôt sur les murs des églises, comme à l’abbaye de Fleury, où un religieux du commencement du xF siècle les avait peintes dans l’église Saint-Pierre, tantôt sur les pages de livres destinés les uns aux gens du monde, les autres aux gens d’Église, tantôt même sur de somptueuses tapisseries, comme celles du duc d’Anjou, dont M. Guiffrey a récemment fait Fhistoire. En ce qui touche les représentations consignées dans les manuscrits, il y a lieu d’établir au moins deux groupes distincts : l’un, pour l’Angleterre elle nord de la France, est principalement représenté par le manuscrit français 403 de la Bibliothèque nationale. L’étude en est dès maintenant facilitée parla notice que M. Didot a donnée d’un manuscrit de sa bibliothèque, et surtout par le fac-similé que M. Coxe vient de publier d’un manuscrit de la Bodléienne pour le Roxburghe-Glub. L’autre groupe comprend les manuscrits de Beatus, qui ont Joui d’une grande célébrité, du ix“ au XIII® siècle, dans l’Espagne et dans la Gaule méridionale.
L’un des plus curieux exemplaires du livre de Beatus est le manuscrit de Saint-Sever, dont les peintures sont dues à plusieurs artistes, et qui renferme une signature assez difficile a expliquer. Sur le fût d’une colonne, qui fait partie des tableaux de rhistoire sainte, au fol. 6, on lit en petites lettres rouges les mots : Stephanus Garsia placiDus ad s. Quel que soit le sens des mots placidus ad s., il est à peu près impossible de ne pas voir dans Stephanus Garsia l’un des peintres qùi ont concouru à l’exécution du manuscrit de Saint-Sever. Je donne ici la liste des lOâ peintures renfermées dans ce manuscrit.
1 (Fol. 1). Frontispice, dont le milieu est occupé par une losange dans laquelle des lettres sont disposées de façon à permettre de lire dans tous les sens les mots : GREGORIVS ABBA NOBILIS. Dans les ornements de ce frontispice, M. de Longpérier a reconnu une imitation des caractères arabes
DE BEATUS 139
employés en Espagne au xi® siècle. Voyez Revue archéologique, série, ii, 698.
2-9 (Fol. 1 v®-5). Huit grands tableaux représentant des scènes de la vie de saint Jean.
10 (Fol. 5 V®). Adam et Ève.
11 (Fol. 6 V®). Sacrifice de Noé.
12 (Fol. 8). Sacrifice d’ Abraham. — Buste de Sara, dans un médaillon.
13 (Fol. 8 V®). Bustes d’Isaac et de Rébecca, dans deux médaillons.
14- (Fol. 9). Bustes de Jacob et de Lia, dans deux médaillons.
15 (Fol. 9 V®). Buste de Rachel, dans un médaillon.
16 (Fol. 10 V®). Buste de David, dans un médaillon.
17 (Fol. 12). L’adoration des mages.
18 (Fol. 12 v°). L’annonciation de la nativité aux bergers.
19 (Fol. 13). Aigle brisant la tête d’un serpent.
20 (Fol. 13 V®). Images de fauteur et des commentateurs de l’Apocalypse: «Johannes, Jheronimus, Augusiinus, Ambrosius, Fulgentius, Gregorius, Abringius, Hisidorus. »
21 (Fol. 14). Grand A, occupant une page entière; les extrémités de la traverse de cette lettre supportent un singe et un renard (« Simius — Vulpis »).
22 (Fol. 26). Entrelacs couvrant la page entière.
23 (Fol. 26 V®). (( Ubi angélus a Domino librum accipit. — Ubi primitus Johannes cum angelo loqutus est. » (Apo-. calypse, i, 1.)
24 (Fol. 29). « Dominus in nubibus et vident eum inimici ejus et qui eum pupugerunt. » (Apocalypse, i, 7.)
25 (Fol. 30 V®). « In medio septem candelabrorum aureorum similis filio hominis... — Johannes septem aecclesiis quæ sunt in Asia... » (Apocalypse, i, 11-20.)
26 (Fol. 45 bis v° et 45 ter). Mappemonde.
27 (Fol. 51). « Leena, Ursus, Pardus, Quarta bestia. »
28 (Fol. 51 V®). « Lapis abscisus de monte percutit statuam in pedibus. — Evulsio lapidis. — Lapis qui percussit statuam factus est mons magnus et implevit universam terram. »
29 (Fol. 52). Arbres sur lesquels sont perchés des oiseaux.
30 (Fol. 52 V®). «Mulier super bestiam. »
APOCALYPSE
31 (Fol. 58). (( Aecclesia Ephesi. » (Apocalypse, ii, 1.)
32 (Fol. 61 v'*). « Zmirnæ ecclesia. » (Apocalypse, ii, 8.)
33 (Fol. 65 v"). « Johannes. — Ecclesia Pergami. » (Apo^ calypse, ii, 12.)
34 (Fol. 69 v"). (( Johannes. — Aecclesia Tiatirae. » (Apo^ calypse, ii, 18.)
35 Fol. 73 V®). « Aecclesia Sardis. » (Apocalypse, iii, 1.)
36 (Fol. 77 V®). L’église de Philadelphie. (Apocalypse, iii, 7.)
37 (Fol 83). « Aecclesia Laodiciae. » (Apocalypse, iii, 14.)
38 (Fol. 85). Le déluge.
39 (Fol. 107 V® et 108). Les quatre chevaux. (Apocalypse, VI, 1-8.)
40 (Fol. 113). « Agnus librum. Ara aurea. — Anime interfectorum. — Ad hos datæ sunt stolæ albæ. » (Apocalypse, VI, 9-11.)
41 (Fol. 116). « Agnus aperit sextum sigillum. — Omnipotens Deus sedens in trono. — A facie sedentis in trono celum recedit ut liber involutus. .. — Omnis mons et insula moti sunt de loco suo.... » (Apocalypse, vi, 12-17.)
42 (Fol. 119). « Iste angélus dicit aliis quatuor angelis ne
noceant terræ neque mari neque arboribus donec signent serves Dei in fronlibus eorum » (Apocalypse, vu, 1-8.)
43 (Fol. 120 V® et 121). « übi sancti tenent palmas et dicent : Benediclio et gloria et sapientia et graciarum accio et honor et polestas et virtus Deo nostro in secula seculorum... » (Apocalypse, vu, 9-12.)
44 (Fol. 121 V® et 122). Suite de la même scène delà glorification de Dieu.
45 (Fol. 135 V®). ft Septem angeli stantes in conspectu Dei, habentes septem tubas.... » (Apocalypse, viii, 1-5.)
46 (Fol. 137 V®). « Pfimus angélus tuba cecinit, et facta est grande et ignis mixtus in sanguine, et missa est in terra. » (Apocalypse, viii, 7.)
47 (Fol. 138). Entrelacs couvrant une page entière.
48 (Fol. 139v®).(( Secundus angélus. «(Apocalypse, viii,8 et 9.)
49 (Fol. 140). (; Tercius angélus. » (Apocalypse, viii, 10 et 11.)
50 (Fol. 141). « Quar tus angélus. » (Apocalypse, viii, 12etl3.)
51 (Fol. 143 V®). Rosace.
DE BEATUS i4i
52 (Fol. 145 v”). « Hic locustæ similes equis... » (Apocalypse, IX, 7-12.)
53 (Fol. 147). « Sextus angélus. » (Apocalypse, ix, 13-16.)
54 (Fol. 148). « Ubi equi liabent capila sicut îeones et ignis exit ab ore eorum. — Hi habent loricas igneas et jacinctinas et sulphureas. — Ubi occisa est tercia pars bominum. » (Apocalypse, ix, 17-19.)
55 (Fol, 150). « Ubi Johannes librum accepil. — Ubi angélus amictus nube posuit pedem suum dexlrum super mare, sinistrum autem super terrain, et sustulit manum suam in cælum. — Ubi Johannes ab angelo accepit arundinem.... » (Apocalypse, x, 1-xi, 2.)
56 (Fol. 153). Elie et Enoch.
57 (Fol. 155). « Anlichrislus Heliam et Henoc occidit. »
58 (Fol. 156). « Helias et Henoc ascenderuni in nube... »
59 (Fol. 157). « Septimus angélus lubacæcinit. »
60 (Fol. 157 v"). « Ubi bestia ascendit deabisso. »
61 (Fol. 159). (( Puer raptus. — Angeli quos draco traxit in inferno missi sunt. » — Il manque la moitié de cette pein ture, qui devait représenter la femme et le dragon, le combat des anges et la défaite du dragon. (Apocalypse, XII, 1-9.)
62 (Fol. 166). « Beslia ascendit de terra abens cornua agni similia. » (Apocalypse, xiii, 11.)
63, 64 (Fol. 171 et 172). Tableaux pour trouver le nombre de la bête.
65 (Fol. 171 v'‘). Rosace.
66 (Fol. 176 v'^). Entrelacs couvrant une demi-page.
67 (Fol. 177). « Hi sunt septem angeli habentes septem plagas novissimas... — Hi sunt sancti qui vicerunt bestiam et imaginem ejus et numerum nominis ejus, stantes super mare vitreum, habentes citharas Dei et cantantes canticum Moysi et Agni. » (Apocalypse, xv, 1-3.)
68 (Fol. 178 v»). « Hostium apertum in cælum. — Istum animal dédit angelis septem fialas plenas ira Dei.... » (Apocalypse, XV, 5-7.)
69 (Fol. 179 v°). « Ubi preceptum est septem angelis fundere fialas suas in terra (Apocalypse, xvi, 1.)
APOCALYPSE
70 (Fol. 181), « Primus angélus effudit fialam suam in terram. » (Apocalypse, xvi, 2.)
71 (Fol. 181 v"). » Secundus angélus... — Tercius angélus...» (Apocalypse, xvi, 3 et 4.)
72 (Fül. 183). « Qiiartus angélus effudit fialam suam supe** solem. » (Apocalypse, xvi, 8.)
73 (Fol. 183 V»). Combat d’un lion et d’une brebis.
74 (Fol. 183 v''). « Quintus angélus effudit fialam suam super tronum besliae. » (Apocalypse, xvi, 10.)
75 (Fol. 184). « Sextus angélus effudit fialam suam super flumen Eufraten, » (Apocalypse, xvi, 12.)
76 (Fol. 184). Deux hommes au front chauve s’arrachent labarbe, en présence d’une femme. Le sujet de ce petit tableau, qui a été inséré au bas d’une colonne pour remplir un vide, est expliqué par une inscription à moitié effacée qu’on avait tracée en lettres jaunes sur un fond violacé :
c( Calvi duo pro hac muliere barbas ; » au-dessous du
tableau nous lisons ce vers :
Frontibus attrilis barbas conscindere fas est.
77 (Fol. 184 v*^). « De ore draconis et de ore besliae et de ore pseudo prophetae spiritus très inmundi in modum ranarum procedunt. » (Apocalypse, xvi, 13.)
78 (Fol. 193). Les dix rois. (Apocalypse, xvii, 12-14.)
79 (Fol. 193 v°). (c Agnus. — Hic occiditur bestia, diabolus quoque et draco vincuntur. — - Bestia truncatur. — Diabolus victus. — Draco prostratus. » (Apocalypse, xvii, 8.)
80 (Fol. 195). « Ubi reges terræ et principes et mercatores lugent civitatem Babiloriie. » (Apocalypse, xviii, 9-19.)
81 (Fol. 197). L’ange lance une pierre dans la mer. (Apocalypse, xviii, 21.)
82 (Fol. 198). Onze médaillons, dont chacun renferme l’image d’une bête.
83 (Fol. 199). «L Ubi quatuor animalia et xxiiii seniores adorant tronum. — Ubi Johannes cecidit ad pedes angeli. » (Apocalypse, xix, 1-10.)
84 (Fol. 201 v®). » Ubi bestia et reges terræ pugnant cum illo qui sedebat inequo.... — Ubi bestia capta est. — Ubi bestia
UE BEATUS 143
et pseudo ptopheta missi sunt in stagnum ignis... » (Apocalypse, XIX, 19-21.)
85 (Fol. 202 v°). « Ubi angélus ligavit draconem id est diabolum in abissum. » (Apocalypse, xx, 1-3.)
86 (Fol. 203 v”). Les trônes et les âmes des justes sous la forme d’oiseaux. (Apocalypse, xx, 4.)
87 (Fol. 206 V). c( Ubi bestia et pseudo propbeta et diabolus missi sunt in stagnum ignis et sulphuris. » (Apocalypse, XX, 9.)
88 (Fol. 207 et 208). La nouvelle Jérusalem. (Apocalypse, XXI, 1.)
89 (Fol. 208 yo). « Fluvius a trono exiens. — Hic ostendit angélus Johanni fontem aquae vivae et ex utraque ripa lignumvitae. »
90 (Fol. 215.) (( Ubi Johannes cecidit ad pedes angeli. — Ubi Johannes ad vu ecclesias missus est. »
91 (Fol. 217). « Babilonia. »
92 (Fol. 217). Daniel assis dans une chaire et écrivant.
93 (Fol 219 v«). « Ubi Nabucodonosor rex in somnis vidit statuam stantem contra se. »
94 (Fol. 220). « Evulsio lapidis. — Lapis qui percussit statuam factus est mons magnus... »
95 (Fol. 224). c( Ubi populi, tribus et linguae adorant statuam auream quam fecit Nabucodonosor rex. — Ubi Nabucodonosor rex jussit très pueros in fornacem ignis ardentis mittere. »
96 (Fol. 229 V"). « Baltasar rex convivium facit obtimatibus suis. — Baltasar rex aspicit manum scribentem contra candelabrum. — Danihel scripturam exponit. »
97 (Fol. 233 v"). « Daniel. — In lacu sunt septem leone. »
98 (Fol. 234). « Rex incenatus pro Daniele dolens ; somnium fugit ab oculis ejus. »
99 (Fol. 235). « Judicium sedit, et libri aperti sunt, milia milium ministrabant ei... »
100 (Fol 239). « Suse civitas. — Ubihyrcus superavit arietem et evulsit duo cornua ejus.^.. »
101 (Fol. 241). « Gabrihel alloquitur Danihelem.... — Ubi Daniel languit per dies. »
APOCALYPSE
102 (Fol. 248). « Vir vestitus lineis qui stabat super aquas fluminis alloquitur Danielem de futura desolatione.... »
Le tableau suivant permet de saisir les rapports qui existent entre les peintures des trois manuscrits de Beatus que j’ai en ce moment sous les yeux : le manuscrit de Saint- Sever, celui de M. Didotet celui dont la Bibliothèque vient de s’enrichir.
Manuscrit
Manuscrit
Manuscrit
Manuscrit
Manuscrit
Manuscrit
de St-Scver.
Didot.
nouv. acquis.
de Si-Sever.
Didot.
nouv. acquis.
DE BEATUS
Manuscrit
Manuscrit
Manuscrit
Manuscrit
Manuscrit
Manuscrit
e St-Sevcr.
Didol.
nouv. acquis.
de St-sever.
Didot.
nouv. acquis.