TRADUITES ET COPIÉES POUR LE ROI CHARLES V
Aujourd’hui que l’imprimerie multiplie les livres dans des proportions que l’imagination à grand’peine à suivre, aujourd’hui que, pour une somme modique, nous pouvons réunir les chefs-d’œuvre des littératures de tous les temps et de tous les pays, nous n’apprécions pas suffisamment l’étendue des services qu’ont rendus à la cause de la civilisation les fondateurs des bibliothèques du moyen âge. Pendant longtemps, les cathédrales et les abbayes étaient à peu près seules à posséder et à entretenir des collections, dans lesquelles les principaux auteurs de l’antiquité latine trouvaient place à côté des ouvrages religieux et des compositions scolastiques. Le xiv® siècle vit, sinon naître, au moins se développer les librairies royales et princières, entre lesquelles celle du Louvre, à Paris, peut revendiquer le premier rang, ne serait-ce que pour avoir été le germe de notre Bibliothèque nationale. Aussi, tout ce qui se rattache aux origines de cet établissement mérite-t-il d’être recher-
(1) Notice lue à l’Académie des inscriptions, le 3 octobre 1879.
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clié et mis en lumière avec le soin respectueux dont Jean Boivin nous donnaitTexemple quand, il y a plus de IGOans, il exposait à l’Académie des inscriptions l’histoire de la librairie du Louvre sous le règne de GharlesV et l’administration de Gilles Malet (1).
Un point des origines de la librairie du Louvre qui a été plus d’une fois touché, mais sur lequel il reste encore beaucoup adiré, c’est l’attention qu’eut le fondateur d’y faire placer la traduction de beaucoup de livres latins de l’antiquité aussi bien que du moyen âge. La plupart de ces traductions ont été signalées (2) ; il en reste cependant plusieurs à indiquer, et, pour m’en tenir à un exemple, je citerai l’ouvrage de Thomas de Cantimpré, Bonum universelle de apihus, qui fut mis en français pour Charles V, comme on le voit par l’exemplaire original, qui appartient aujourd’hui à la Bibliothèque royale de Belgique (3). Mais ce n’est pas de traductions inconnues des bibliographes que je me propose d’entretenir l’Académie. Je voudrais attirer son attention sur une des plus célèbres traductions du xiv\siècle, sur le travail dont furent alors l’objet les Éthiques, les Politiques et les Économiques d’Aristote.
Nos écoles du moyen âge étudiaient ces ouvrages dans des traductions latines, dont l’origine et la valeur ont été bien déterminées dans le mémoire de feu Amable Jourdain, que l’Académie couronnait en 1817 (4), et dans une dissertation que notre savant confrère M. Hauréau nous a lue en 1866 (5). Au roi Charles V revient le mérite de les avoir fait passer dans notre langue par une traduction qui fut com-
(1) Mémoires de l'Académie des inscriptions. Il, 747.
(2) Voyez Le Cabinet des manuscrits, I, 38.
(3) Voyez plus haut, p. 226.
(4) Recherches critiques sur L'âge et Vorigine des traductions latines à' Aristote. Paris, 1819. In'-8.
(5) Comptes rendus des séances de l'Académie des inscriptions, année 1866, pp. 14-17. Histoire littéraire de la France, t. XXV, pp. 58-63.
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mandée à Nicole Oresme. Charles ¥ voulait se pénétrer, lui et ses conseillers, des principes soutenus et développés par Aristote. Il n’épargna rien pour qu’une traduction annotée les mit à la portée de tous ceux à qui la langue latine n’était pas assez familière. L’intérêt que le roi prenait à cette entreprise, et notamment à la version française des Politiques et des Économiques, est attesté par des lettres, en partie autographes, que nous possédons à la Bibliothèque nationale.
« Nous faisons translater, dit le roi dans un mandement qu’il a signé et apostillé de sa main, le 21 mai 1372, Nous faisons translater à nostre bien amé le doyen de Rouen, maistre Nicolle Oresme, deux livrez, lesquiexnous sont très nécessaires, et pour cause, c’est assavoir Politiques et -Yconomiques ; et pour ce que nous savons que le dit maistre Nicolle a à ce faire grant peine et grant dilligence, et que il convient que pour ce il délaissé toutes ses autres oeuvrez et besoignes quelconques*, voulons que, pour sa dicte peine, et aussi pour ce que il y entende et laisse toutes autres besongnes, quelles que elles soient, vous li bailliez et délivrez tantost et sans nul delay la somme de deux cens fraoz d’or. Si gardez, sur toute Famour que vous avez à nous, et le plaisir que vous desirez nous faire, et si cher que vous doublez encourir nostre indignacioo, que en ce ne faitez faute (1). » — Deux ans plus tard, le 31 août 1374, le roi certifiait avoir reçu d’un changeur du trésor une somme de deux cents francs d’or, « lezquieux, disait-il, nous avonz bailliez comptans à nostre bien amé maistre Nicole Oresme, doyen de Rouen, sur sa peinne ou salaire de nous translater deux livrez, îezquiez nous sont Irez neccessaires, c’est assavoir Polithiquez et Yconomiquez (2). »
Une œuvre à laquelle Charles Y attachait un tel prix
(1) Mandements et actes divers de Chartes V, p. 458, n® 889.
(2) îMd.,p. 532, no i 081.
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(levait se trouver à la librairie du Louvre. Elle devait y être représentée par des exemplaires de choix, dont la mention a bien été remarquée sur les inventaires du xiv® et du XV® siècle, mais dont l’existence n’a pas encore été révélée au monde savant.
L’examen d’un volume qui avait été envoyé l’an dernier k l’Exposition du Trocadéro me suggéra l’idée de rechercher quel avait été le sort des copies que Charles Y s’était fait faire de la traduction des Éthiques, des Politiques et -les Économiques d’Àristote. L’étude de l’inventaire que Gilles Malet dressa des livres du Louvre me fit promptement reconnaître que Charles V avait possédé, en quatre volumes, deux exemplaires des Éthiques^ des Politiques et des Économiques. C’était ces quatre volumes qu’il s’agissait de retrouver.
Sur le premier des inventaires de la librairie du Louvre figurent les deux volumes suivants :
Item Ethiques, en un volume, couvert desoie à queue et fermoers d’or, très bien ystorié.
Un livre nommé Polithiques et Yconomiques, couvert de soie à queue, à deux fermoers d’argent haschiez des armes de France.
Ces deux volumes sont notés dans un récolement postérieur comme ayant été remis le 7 octobre 1380 à Louis, duc d’Anjou (1).
Notre savant confrère M. Paulin Paris (2) a supposé que le duc d’Anjou, à qui cette copie fut livrée, l’emporta en Italie, qu’elle passa depuis dans la bibliothèque des ducs de Milan, que Louis XII la rapporta en France et qu’il faut la reconnaître dans le ms. de la Bibliothèque
(1) Une édition des inventaires de la librairie du Louvre sera comprise dans le tome III du Cabinet des manuscrits.
(:2) Les manuscrits françois, II, lOoet 196.
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nationale aujourd’hui n® 204 du fonds français, jadis n° 6860. Mais il n’y a rien dans l’apparence du ms. 204 qui justifie cette hypothèse. D’ailleurs, la copie des Éthiques, des Politiques et des Économiques qui se trouve dans le ms. 204 n’a jamais formé qu’un volume, tandis qu’il y en avait deux à l’exemplaire dont j’essaye de suivre la trace.
Le volume que M. le comte Louis de Wasiers avait envoyé au Trocadéro, et qui renferme les Politiques et les Économiques en français, me parut, au premier coup d’œil, remplir les conditions que devait présenter un livre fait pour Charles V : les armes de France y sont répétées jusqu’à sept fois, et parmi les peintures dont il est orné, huit sont encadrées de ces bordures tricolores qu’on remarque sur un assez grand nombre des manuscrits de Charles V. Ces indices caractérisent suffisamment un volume de la librairie du Louvre. Pour achever d’établir que telle était l’origine du volume en question, je voulus savoir quelles en avaient été les vicissitudes.
Avec son exemplaire des Politiques et des Économiques, M. le comte de Wasiers avait exposé deux beaux mss. flamands du XV® siècle, remplis de grisailles et présentant tous les caractères auxquels on reconnaît les livres des ducs de Bourgogne et de leurs plus riches vassaux : le Traité des quatre dernières choses, traduit par Jehan Mielot, et la Passion de saint Adrien, traduite par le même écrivain en 1458. L’origine de ce dernier volume ne repose pas sur de vagues conjectures ; les e minuscules affrontés et enlacés que l’enlumineur a peints sur les marges sont des indices irrécusables, et d’ailleurs le volume est enregistré de la façon la plus expresse sur l’inventaire dressé à Bruges après la mort de Philippe le Bon (1). Dès lors il était na-
(1) « Ung autre livre en parchemin, couvert d’ais blans, intitulé au dehors : la Passion saint Adrian, comauçant au second feuillet à leurs dieux^ et au dernier glorieux martir. » Barrois, Bibliothèque protypographique, p. 136, article 814.
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turel de se demander si le manuscrit des Politiques et des Économiques n’avait pas été également conservé dans la même bibliothèque. Pour m’en assurer, je parcourus les inventaires manuscrits ou imprimés qui peuvent être consultés à Paris, et je remarquai l’article consacré à un exemplaire des Politiques dans l’inventaire dressé à Dijon le 21 juillet 1420 et dans l’inventaire dressé a Bruges vers l’année 1467.
Le premier porte :
Item ung autre livre nommé Politiques, escript en parchemin, de lettre ronde, grosse et menue, à quatre colonnes, historié et enluminé, commençant ou ii® fueillet mais se ce estait, et ou derrenier bien mes, couvert de satin vermeil, à deux fermouers d’or (1).
On lit dans le second :
Ung autre livre en parchemin, couvert d’ais, de satin figuré de vert, bien cloué de cloutz dorés, intitulé au dehors c’est le LIVRE DE POLITIQUES, comançaut au second feuillet mais se ce estait, et au dernier bien mais que elle (2).
Ces deux articles s’appliquent de tout point au manuscrit de M. le comte de Wasiers et ne peuvent convenir qu’à lui seul. Il n’esl pas jusqu’à la mention de « satin figuré de vert » qui ne s’applique à merveille au volume dont j’entretiens l’Académie : de minces débris d’une étoffe en soie verte sont encore fixés au feuillet de parchemin qui est collé à la fin, contrôle plat de la couverture.
Un autre document confirme la justesse du rapprochement que j’ai établi entre les articles précités des inventaires des ducs de Bourgogne et de l’inventaire de Gilles
(1) Article xxiv de cet inventaire, à la fin du ms. 127 de la collection des cinq cents de Colbert, à la Bibl. nat.
(2) Barrois, Bibliothèque protypographique, p. 147, n® 911.
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Malet. Sur l’état des livres qui furent trouvés, en i404, dans la succession de Philippe le Hardi, duc de Bourgogne, on remarque un exemplaire des Politiques dont les fermoirs dénotaient une origine royale :
Item le livre appellé Pollitiques, fermant à fermaulx d’or, armoiez aux armes du roi (1).
A n’en pas douter, la copie des Politiques et des Économiques qui appartient aujourd’hui à M. le comte de Wasiers et qui était conservée au xv® siècle dans la bibliothèque des ducs de Bourgogne, est bien le volume que le comte d’Anjou avait pris au Louvre le 7 octobre 1380 et qui avait été exécuté pour Charles V.
Ce volume était le second tome d’un exemplaire dont le tome premier renfermait les Éthiques. Comme le duc d’Anjou s’était fait livrer en même temps les deux volumes, il y avait lieu d’espérer qu’ils étaient passés l’un et l’autre chez les ducs de Bourgogne. En effet, sur l’inventaire dressé à Dijon en 1420, immédiatement après l’article relatif aux Politiques que j’ai cité tout à l’heure, nous lisons :
Item ung autre livre nommé Éthiques, escript, historié et enluminé semblablement, commençant ou ii® fueillet très qui très, et ou derrenier la puissance, couvert d’un drap de soye ouvré, à deux fermouers d’argent dorez, esmailliez aux armes de mon dit seigneur (2).
Le livre ainsi décrit se retrouve sur l’inventaire dressé à Bruges vers l’année 1467 :
Ung autre livre en parchemin, couvert d’ais et de satin figuré violet, intitulé au dehors c’est le livre nomé Etiques et
(1) Peignot, Catalogue d'une partie des livres composant la biblio^ thèque des ducs de Bourgogne au siècle, seconde édition, p. 51.
(2) Article 25 de l’inventaire de la librairie du duc de Bourgogne, dressé à Dijon en 1420, à la fin du ms. 127 de la collection des cinq cents de Colbert.
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Politiques, comançant ou second feuillet qui très souvent , et au dernier la puissance (1).
Il est mentionné avec des détails encore plus précis sur un inventaire de l’année 1485:
Item ung livre en parchemin, de moult bonne et riche lettre, illuminé d’or et d’azur, couvert de satin figuré violet, garni à chascun costé de cincq doux de cuivre doré, les cloans aussy de cuivre doré aux fusilz, et de tissu noir de moir, et est le dit livre intitulé : Cy quemence la translacion des livres de EtICQUES et PoLITICQUES, translatez par MAISTRE Nicolas Oresme, quemenchant ou second feuillet cens qui très souvent sont es livres, et finissant ou dernier feuillet de Nostre Dame de Rouen, Fan de grâce MCCCLXXIl (2).
J’ai eu le plaisir de le reconnaître dans le ms. 9505 de la Bibliothèque royale de Bruxelles, qui non seulement répond avec la dernière exactitude aux indications du catalogue de Gilles Malet et à celles des inveniaires de la librairie des ducs de Bourgogne, mais encore offre la ressemblance la plus frappante avec le volume du comte de Wasiers : mêmes dimensions, même disposition du texte et des commentaires, même caractère d’écriture, même genre de peintures, mêmes encadrements tricolores (3).
En réunissant le ms. 9505 de Bruxelles au manuscrit du comte de Wasiers, nous avons donc au complet l’un des exemplaires que Charles V s’était fait copier de la traduction des Éthiques, des Politiques et des Économiques d’Aristote. Cet exemplaire, composé de deux volumes in-folio, assez épais, était un livre de bibliothèque, qu’on devait lire et consulter sur place. Le roi voulut en posséder un autre exemplaire plus maniable, pour l’emporter dans
(1) Barrois, Bibliothèque protijpographîque, p. 147, n» 912.
(2) Ibid., p. 220, n» 1613.
(3) On trouvera à la suite de celte notice la description du ms. 9S05 de Bruxelles et du manuscrit de M.le comte de Wasiers.
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ses voyages et l’avoir sous la main toutes les fois qu’il aurait le loisir ou le besoin d’y recourir. Ce second exemplaire, en deux volumes comme le premier, est ainsi enregistré sur l’inventaire de Gilles Malet :
Un livre nommé Ethiques, couvert de soie blanche et vert à queue, très bel, bien ystorié et escript, à fermoers d’or esmaillez de France.
Un très beau livre de Polithiques et Yconomiques, très bien escript et ystorié, couvert de soie ynde à queue et fermoers d’or.
Il n’y aurait pas là d’éléments suffisants pour identifier l’exemplaire visé par Gilles Malet. Heureusement un inventaire dressé en 1411 par les soins de Jean Le Bègue est beaucoup plus explicite. Nous y lisons :
Item un livre nommé Ethiques, couvert de soye blanche et vert à queue, très bel, bien historié et escript, à deux longs fermouers d’or esmaillez de France, de menue lettre de forme, en françois, et à deux coulombes, commençant ou deuxième fueillet E brief car en grec, et ou derrenier le livre de Polithiques, et est signé Charles.
Item un très beau livre de Polithiques et Iconomiques, très bien escript, en françois, et historié, couvert de soye inde à queue et fermouers d’or (1) armoiez de France, de lettre de forme, à deux coulombes, commençant ou second fueillet quant ung homme, et ou derrenier homme est naturelment.
Les mêmes indications se retrouvent dans les inventaires de la librairie du Louvre rédigés en 1413 et en 1424. Le dernier de ces inventaires nous apprend qu’après la mort de Charles VI les deux volumes des Éthiques et des Politiques furent prisés chacun 16 livres (environ 128 francs
(1) L’inventaire de l’année 1424 fait remarquer que ces fermoirs n’étaient que dorés : « Fermouers que l’on dit estre d’or, et toutefois ils ne sont que d’argent. » Inventaire de la bibliothèque du roi Charles VI, éd. Douet d’Arcq (Paris, 1867, in-8), p. 44, art. 147.
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de notre monnaie, valeur intrinsèque), et qu'ils durent être compris dans un magnifique lot de livres dont le duc de Bedford se fit mettre en possession le 22 juin 1425 et pour lesquels il paya une somme de 1,200 francs (environ 9,600 francs de notre monnaie), affectée à l’exécution des monuments funéraires de Charles VI et d’Isabeau de Bavière.
Reste à savoir quelle route ont suivie depuis 1425 les deux volumes du second exemplaire des livres d’Aristote traduits et copiés pour Charles V. D’après les inventaires des années 1411, 1413 et 1424, nous savons que, dans cet exemplaire, le second feuillet du volume des Éthiques commençait par les mots .E brief car en grec, et le deuxième feuillet du volume des Politiques par les mots quant un homme.
En lisant les anciens inventaires de la librairie des ducs de Bourgogne, j’y notai une copie des Éthiques dont le deuxième feuillet commençait par E brief car en grec, et une copie des Politiques dont le deuxième feuillet commençait par quant un homme.
Inventaire dressé vers Inventaire dressé
l’année 1467 en 1487
1. Ung autre livre en parchemin, couvert d’ais blans, intitulé au dehors : C’est le
LIVRE d’EtICQUES LEQUEL FIT FERE TRÈS HAULT ET TRÈS EXCELLENT PRINCE CHARLES LE Quint, comançant au second feuillet E brief car en grec, et au dernier le livre de politicques (1).