Siepe sumitur pro œtate
5. Il est juste de rapporter un exemple sur lequel ils se fondent tous deux. On lit dans Cicéron (Sen. S) : • À rébus gerendis senectus abstrahit : quibus ? An iis qtiœ juventute geruntur et viribus? » Mais ce passage est-il certainement correct? On avouera que tous les exemples prieédenls Jettent beaucoup de doute sur ce sens ezcepUonneL J*y reYlendcai*
écrire : jtivetitutem {exercuit). Reste à choisir entre juventatem et juvmtam. Le premier présente un changement plus léger; ce serait un archaïsme de plus dans Thistoricn de Catilina. Néanmoins c'est à juventam que je donnerais la préférence. Jiwentas, pour jure/ifa, est un mot tout poétique, et encore ne le trouve-t-on pas aux cas obliques dans les poètes. A mon avis, rintroduction de juventutem ne vient pas ici d'un lapsus de copiste ; c'est une très-ancienne substitution du mot usuel au mot propre, qui avait le tort d'appartenir au bon siècle de la littérature. 11 reste encore dans les classiques plus de fautes de cette nature qu'on ne le pense.
Ceci me conduit à trailer une dernière question, qui jettera du jour sur ce qui précède. Oui, dès le IV" siècle de notre ère, juventus était nonseulement devenu le synonyme de juventa^ mais l'avait remplacé. Et il n'y a pas lieu de s'en étonner : depuis longtemps senectus^ son corrélatif, était en possession de signiûer l'âge. Quelques exemples démontreront cette altération de la langue.
Saint Augustin : « Spes mea a juventute mea, ubi mihi eras, et quo recesseras ? » {Conf, VI, 1 .) — « Jam mortua erat adolescentia mea mala et nefanda, et ibam in juventutem. » {Ib, VII, i.)
Pallade (IV, il, 4) : « Ut sint (tauri) œtatis mediee, et magis quae jtirentute minor est, quam quœ déclinât in senium. »
La VuLGATE [Deut. 33, 25) : « Sicut dies juventutis tuœ, ita et senectus tua <. >
NoNius (p. 3) : « Bonam œtatem quoque dicimus adolescentiam vel juventutem. » — Et p. 123 (in juveniutas) : « Juvenilitas i^ro. juventus. »
Isidore {Orig. XI, 2) : « Quarta (setasj juventus, flrmissmia omnium œtatum, etc. »
Ce serait faire insulte à Salluste que de le justifier avec de pareilles autorités.
Il me reste à citer l'article entier de Nonius, que j'ai ajourné à dessein, et qui complétera, je l'espère, ma démonstration.
« Juventus et juventa, et juvenilitas differunthoc : juventus, jxiYenes; juventa, œtas ipsa; juvenilitas quod 6p[AV vel TuaOoç vocant Grseci. Virgil. Géorgie, lib. II : Et patiens operis, parvoque assueta juventus. Sallustius in Catilinae belle : Ibique juventutem suam exercuit. Idem in Catilina: Scio fuisse nonnullos qui ita existimarent, juventutem, quœ domum Catilinœ frequentabat. Virgilius, Georg. lib. III : Interea, superat gregibus dum lœta juventus, Solve mares. Varro Tithono Ilepl YiQpwç : Quam derellquit multicupida juvenilitas. » (P. 433, Merc.)
Les fautes de ce texte frapperont tout d'abord, l*» Deux exemples de juventus sont en contradiction avec le sommaire; 2« aucun exemple ne
\ . Voir beaucoup d'autres exemples dans la Concordance,
contient jtit^enfd, annoncé par le titre. L'article rectifié devra offrir: 1* pour le sens dejuventus^ l'exemple de Virgile : patiens aperum juventus; et celui de Salluste : juventutem quœ domum Catilinœ frequentabat; ^ pour le sens de juvenia^ le passage de Salluste : ibique juventam exercuitj et celui de Virgile : Superat dum lœtajuventa. Je n'oublie point, ce que j'ai mentionné plus haut, que les meilleurs manuscrits donnent pour ce dernier vers : lœta juventas; mais il est très-probable que Nonius lisait juventa, suivant la variante. 11 n'a point parlé dejuventas; et s'il l'eût fait, il n'est pas supposable qu'il eût omis le premier sens, qui, suivant tous les grammairiens, est celui de la Jeunesse^ divinité.
Cet article est déjà bien étendu ; et cependant, qu'il me soit permis d'ajouter une réflexion. Quoique j'aie cité d'assez nombreux exemples de juventa^ il faut reconnaître que l'emploi de ce mot n'est pas en rapport avec le retour fréquent de l'idée qu'il exprime. Il y a apparence que Cicéron ne s'en est pas servi une seule fois, et cela est un fait grave quand on songe qu'il a écrit le De Senectute. En voici, suivant moi, la raison. Pour rendre noire moi jeunesse^ jeune dge^ les Latins avaient de nombreuses périphrases ; ils avaient surtout le substantif adolescentia. Assurément adolescentia n'était pas, à la rigueur, la même chose que juventa; mais, dans l'usage, il en était le synonyme *, et même les prosateurs le préféraient. On peut s'en convaincre en lisant le traité De la Vieillesse : h chaque page, on y trouvera adolescentia^ adolescentes^ opposés à senectus, senes. Ainsi , chap. 6 : « Respublicas ab adolescenttbus labefactas. » Le même Cicéron {De Off. I, 34) : « Et quoniam officia non eadem disparibua setatibus tribuuntur, aliaque sunijuvenum^ alia seniorum : aliquid etiam de hac distincUone dicendum est. Est igitur adolescentis, etc. »
Salluste (Jug. 85) : « Id semper faciant : ament, potent ; ubi adolescentiam habuere, ibi senectutem agant. »
Cornélius Népos, parlant de Cimon, s'exprime ainsi : « Duro admodnm initie usus est adolescentiœ, » {dm. L) Et Ton \oit, quelques lignes plus bas, que le fils de Miltiade était déjà marié. Gelse (I, i) : « Ignavia corpus hebetat, labor ûrmat. lUa maturam senectutem, hic longam adolescentiam reddit. )> Ulpien (Dig. IV, 4, i) appelle adolescentes les mineurs, et il vient de dire que la minorité dure jusqu'à l'Age de vingt-cinq ans.
Névius, cité par Cicéron {SenecL G), désigne même par un diminutif des jeunes gens qui prenaient part aux affaires publiques :
Proveniebant oratores novi, stulti adolescentuli.
Gela explique, selon moi, pourquoi le moi juventa est assez rare chez les prosateurs^ eu égard au besoin fréquent de l'idée qu'il exprime.
i. D'où la nécessité d'éclaircir ce mot quand on youlait qu*U signifiAt adolescence. On disait alors : A prima adolescentia {Caio, A. A. 3; Ter. Ad. l, i, 16; Cte. Fam, I, 9), ab ineunte adolescentia (Ctc. Fam, Xllf, 21).
Quoi qu'il en soit de cette explication, qui n'est qu'accessoire ici, je conclus de tout ce qui précède que, dans le latin classique, juventus n'est point synonyme de juventa,
{Revue de Philologie^ de Littérature et d'Histoire ancienneêj t. I,p. 132. — Paris, 1845.)
P. S. Depuis plus de trente ans que cet article a été écrit, bien des textes ont passé sous mes yeux, et ils n'ont fait que me confirmer dans mes conclusions. En interrogeant de nouveau les Dictionnaires et les Index des auteurs (je parle des prosateurs), j'ai constaté avec étonnement combien le mot juventa a été mal partagé dans leurs inventdres. Les Dictionnaires n'en ont guère cité que des exemples empruntés aux écrivains du second ordre ; les Index l'ont omis presque entièrement. Insistons un peu sur ce point : tant de faits nouveaux ne manqueront pas de surprendre.
Robert Estienne me pardt devoir être responsable pour une bonne part des oublis et des erreurs des lexicographes : naturellement son nom a imposé à ceux qui ne pouvaient manquer d'avoir son livre sous les yeux.
JUVENTA, œtas juvenilis (ve($tyiç). » A l'appui de ce sens figurent deux exemples de Pline et douze de poètes.
« JUVENTUS, aetas juvenilis (veitri;). » Il commence par donner à ce mot précisément le sens qu'il n'a pas, sens qui repose sur le fameux exemple de Salluste. Puis suivent quatre exemples (de Silius, Horace, Virgile, Perse), dans lesquels juventus a le sens de a jeunes gens, » et en particulier, ce qui est très-fréquent^ de « soldats, « de » troupes, o Un dernier passage est indiqué, mais non transcrit : il est entaché du même défaut ^
Le second sens, celui de a jeunes gens, » que Robert Estienne a déjà confirmé sans le vouloir, présente trois autorités, celles de Plante, de César, de Gicéron, c'est-à-dire qu'il est traité fort succinctement.
Le savant Forcellini n'a pas remédié à ce qu'il y avait d'incomplet et de faux dans les deux articles de son devancier. JUVENTA a obtenu : 1 exemple de Tite-Live; 4 de Pline, 1 de Virgile (tandis qu'il en a il); Furlanetto en a ajouté un septième, emprunté à une inscription. Ovide, qui a employé 20 îoisjuventa^ est passé sous silence. Freund, suivant son habitude, n'ajoute pas un seul exemple ; au contraire, il en retranche.
Pour JUVENTUS, Forcellini commence du moins par le sens de juveneSy mais il ne donne qu'un seul exemple, qui est de Gicéron. Passant au second sens, il écrit : a Sœpe sumitur pro œtate. » Ici il abandonne
1. Voici ce passage, qui est de Pline le Jeane {EpisL II, 7, 5] : « Âcaere jayentutem ad bonai artes, et "viros ad liberos suscipiendos. » Mais juvcntutem est ici une glose évidente; et si on l*efface, la phrase est bien meilleure. « Âcuent ad bonas artes adolescentibus quoque (digni sint modo) tanta premia constituta; acuent principes viros ... gaudia, etc. » Le premier acuent se rapporte à tous les âges, même à la ''eunessc.
l'exemple de Salluste, et en substitue un de Cicéron, dont j'ai déjà parlé dans mon article, qui est reproduit par Freund, et sur lequel il faut revenir. «Gicero {Sen. 6) : «A rébus gerendls senectus abstrahit. Quibus? an lis quœ juventute geruntur et viribus? » N'est-il pas étonnant que deux significations, dont l'une est perpétuelle et l'autre contestée, soient justifiées chacune par un seul exemple, et en quatre lignes et demie? car tout ce qui suit est consacré au sens de « la déesse do la jeunesse, » et le mot est rectifié en Juv entas.
En ajoutant au passage de Cicéron celui de Salluste (Scheller les a donnés tous les deux), afin d'autoriser le sens de «jeune âge, n on avouera que ces exemples, à eux seuls, ne sauraient légitimer la formule r Sœpe sumitur pro œtate. Mais ils me paraissent aussi incertains l'un que l'autre. Dans celui de Cicéron, les manusciits varient entre juventute et in juventute. Lambin (1566) a édité juventute^ mais il met en marge : « Vêtus codex, juventa geruntur. » Cette leçon est excellente, non pas seulement pour la propriété du terme, mais pour son rôle dans la phrase. Juventute ne saurait être soumis à la même construction que viribus. En effet, gei^ere aliquid juventute me paraît inadmissible, grammaticalement parlant: ce doit être, injuventute^ ou plutôt jut^^nM, en raison de Tâge, et des forces, viribus. Cicéron vient lui-même à notre secours : un peu plus loin, il reproduit la même idée, la même construction, mais alors il associe deux substantifs de même ordre. Il dit, en parlant du pilote : « Non facit ea quœ juvenes. At vcro multo. majora et meliora facit. Non viribus, aut velocitatibus <, aut celeritate corporum res magnœ geruntur, sed consilio, auctoritate, sententia. »
Je vais reprendre Juventa^ et enrichir notablement la liste des exemples que j'en avais précédemment donnés, de manière à démontrer que ce mot appartient à la prose comme à la poésie, et qu'il est de toutes les époques *.
Aux passages qui établissent la division des âges, j'ajouterai les deux suivants. Voici un fragment de Varron, recueilli par Servius {ad Virg. Mn. V, 295) : a iËtates omnes Varro sic dividit : infantiam, pueritiam, adolescentiam, juventam^ senectam. »
Et un autre de Probus, publié dans les Analecta grammatica de MM. Eichenfeld et Endlicher (p. 447) : « Inter Juventalem et Juventam et Juventutem hoc interest, quod Juventatem deam juventœ significet, juventam autem œtatem designet, juventutem vero multitudinem juvenum esse demonstret. »
1. Assarément ce pluriel est des plus étranges : je préfère de beaucoup vehciiate, donné par quelques manuscrits et quelques éditeurs. De telles fautes sont assez fréquentes : elles proviennent du changement d'une lettre, velocitati pour velocitate, et l'addition de l'abréviation de bus achève le mal.
2. J'ai déjà indiqué une partie de ces nouveaux exemples dans un article de la Revue de rinttructûm publique, 27 mai 1858.
Gioéron a-t-il employé le mot juventa? Les Dictionnaires et les Index spéciaux n'en citent point d'exemple, et je n'en ai trouvé aucun, du moins dans sa prose. Cela peut paraître assez singulier. J'ai dit qu'il se servsJt souvent du mot adolescentiaj dont le sens s'étendait à l'âge que nous appelons jeunesse S et aussi de diverses périphrases, telles que flai^ens ou bona ou intégra œtas. Quand on voulait désigner exactement VadoleS" cencej on éclaircissait par une épithète ce que ce mot adolescentia avait de vague : ineuntis adolescentiœj jam a prima adolescentia, etc. Un adolescent se disait exactement adolescentulus.
Mais j'ai constaté dans les œuvres poétiques de l'orateur deux exemples de juventa. Ils se trouvaient dans deux vers de son poème sur son Consulat :
E quibus, ereptum primo jam a flore juvenlœ, Te patria in média virtutum mole locavit.
{Cic. Divin. I, <3.)
Interea cursus, qaos prima a parte juvenlœ, Quosque adeo consul virtute animoque petisti, Hos rétine, atque auge famam laudesque bonorum.
(Cic. ad AU. II, 3.)
J'ajouterai un auteur du même temps, Q. i£lius Tubéron, historien, légat de Cicéron, dont Aulu-Gelle (X, 28} nous a conservé le passage suivant : « Eam rem propterea notavi, ut discrimina quœ fuerint judicio moribusque majorum, puerilise, juventœ, senectœ ... noscerentur. »
J'ai cité ci-dessus un exemple de Tite-Live (XXXV, 42), mais cet exemple n'était ni le seul, ni le meilleur à produire. J'en transcrirai d'abord deux autres^ qui sont analogues au précédent : a Si vigor juventœ inest (I, 57). » — « Arte quadam ab juventa in ostentationem virtutum compositus (XXVI, 49). » Mais voici, de plus, trois passages d'un intérêt supérieur, puisque Tite-Live exprime la même pensée que Salluste {ibique juventutem exercuit) : ces passages balanceraient certainement la valeur d'une leçon que l'usage désavoue, a Secuodum (suffragium) in sex locis tenuit, nullis domi militiœque ad conciliandam gratiam meritis; ut qui rure et procul cœtu hominum juventam egisset. » (Liv» VII, 5.) — « Cn. Fulvio fugam ex prœlio, ipsius temeritate commisso, impunitam esse : et eum in ganea lustrisque, ubi juventam egerit, senectutem acturum. » (Id. XXVI, 2.) — (( Quia in juventa (de Scip. Africano) bella assidue gesta. » (XXXVIII, 53.)
Forcellini a traité, comme on l'a vu, Pline avec beaucoup de faveur, mais il a passé sous silence Sénèque, Tacite et Suétone. J'ai cité un
1. Forcellini & iasisté sur ce point, au mot Adolescens, — Je noterai qu'au mot Adolescentia, le célèbre lexicographe avait déjà introduit l'erreur qu'il devait déYelopper plus tard : « Jwtentui communem habet significationem («tatem et juyenes). »
exemple de Sénèque (Brev. VitCBj 20) : « Quorumdam ultima senectus dum in novas spes, ut juventa, disponitnr. » Je puis en ajouter un autre (ad Polyb, XXXIV, 4) : «G. Gœsar, dîvi Augusti, avunculi mai, filius ac nepos, circa primes juventœ * suœ annos, etc. » Tacite s'est souvent serri de ce mot. J'en ai donné trois exemples : ajoutons les suivants. Il y en a un qui est dans toutes les mémoires : il se trouve au commencement du discours de Germanicus mourant {Ann. II, 71) : « Si fato concederem, jnstus mihi dolor etiam adversus deos esset, quod me parentibus, liberis, patriœ, intra juventam prsematuro exitu râpèrent. » — Ibid, (lY, i) : c Et prima juventa, G. Gsesarem, divi Augusti nepotem sectatus. u — Ibid. (IV, 23) : « Ptolemœo, Jubœ filio, juventa incurioso. » — Ibid. (XIY, 52) : a Gerte finitam Neronis pueritiam, et robur juventœ adesse. » Ces exemples ont échappé au savant Guil. Bœtticher, auteur d'un bon Index de Tacite *, lequel contient dix citations du mot juventa. Comme beaucoup d'autres ^, Bœtlicher dit que ce mot est poétique, méprise qui vient d'une connaissance incomplète des prosateurs et du manque de secours pour s'éclairer. Je ferai remarquer que juventa, qu'on dit poétique, n'a obtenu de Forcellini qu'un seul exemple de poëte, et encore est-il de Martial.
Suétone fournit aussi des exemples de ce mot, qui semblait introuvable : je suis loin de les avoir tous recueillis. Dans la Vie d'Auguste (c. 61) : u Referam ... quibusque morlbus atque fortuna demi et inter sues egerit, a juventa usque ad extremum vitœ diem. u — Ibid. (68) : « Prima juventa variorum dedecorum infamiam subiit. » — Id. {Domit. 12) : (c Ab juventa minime civilis animi. » — Id. (Jbid. 18) : « Pulcher ac decens, maxime in juventa. »
J'ai trouvé deux exemples de Golumelle. On lit dans sa Préface : « Neque prudentis est credere, tellurem, quœ, divinaro et seternam juventam sortita, communis omnium parenssit .... velut hominem consenuisse. d — Id, (II, 1) : « Itaque, transactis juventœ temporibus, etiam si longa vita superest, partus tamen annis denegatus non restituitur. u
Pline le Jeune fournit aussi au moins un témoignage {Epist. II, 3, 6) : (f Nam quid in scnectute felicius quam quod dulcissimum est in juventa? »
Yalëre Maxime m'autorise à produire encore une fois son autorité (YI, 9, 1) : «Obtusi cordis inter initia juventœ existimatus est. »
D'après les éditions, le même auteur se serait contredit dans le passage suivant (YI, 2, 8) : « In ipso juventutis flore, tuo jussu esset occisus. » Mais
j'ai constaté que le meilleur des douze manuscrits de notre Bibliothèque
1. ÂprèF cela, il est bien permis de suspecter ud passage de sa Consolation à Marcia (cap. 20] : c lofantem in se pueritia convertit, pueritiam pubertas, pubertatem juventus, juventutem senectus abstulit. » Gela n'est- il pas d'un Sénèque accommodé au goût des transcripteurs des âges inférieurs ? Juventa^ juventam me paraissent les vraies leçons.
2. Lexicon Taciteum.., scripsit Guil. Bœtticher. — Berolini, 1830.