‹ Melanges de philologieChapitre 102 sur 143 · I. — A propos des vers de Virgile {JEneid. II · texte numérisé non relu

I. — A propos des vers de Virgile {JEneid. II

lux Dardaniœ, spes o fldissîma Teucrum, Quœ tant» tenuere morae? Quibus Hector ab oris Exspectate venis? Ut te, post multa tuorum Funera, post varies hominumque urbisqué labores, Dcfessi adspicimus ! Quœ causa indigna serenos Fœdavit vuîtus? aut cur hœc vulncra cerno?

Macrobe {Satum. VI, 2) rappelle cet endroit de TAlexandre d'Ennius. Voici comment on lit dans Tédition de Zeune ^ :

lux Trojœ, germane Hector,

Quid ita cum tuo lacerato corpore miser ?

Aut qui te sic respectatitibus tractavere nobîs ?

C'est évidemment Gassandre qui déplore la mort cruelle de son frère, Sénèque {Agam. 743) met dans sa bouche une apostrophe analogue :

Frater, auxilium Phrygum, Terrorque Danaum, non ego antiquum decus Video, aut calentes ratibus exustis manus, Sed lacera membra et saucios vinclo gravi Illos lacertos.

Il y a dans la transcription du passage d'Ennius une faute grave : l'idée de rotr, qui se trouve dans Timitation, adspicimtUj cerno, manque dans l'original. Mais Vossius a restitué heureusement le verbe archaïque contuo,

1. Les éditions : Dubioque nimis excelsa locas. Je corrige une faute de quimtité^ et j'éclaircis le sen». Les éditions ont celte note : « Nimis exceUa, bsbo duo jungenda supt. 9 Je rends la glose inutile. Les anciens copistes ont cru faire meryeille en mettant loça$ à la fin. Mais Virgile a dit : Nota nimis miseris. Cette construction est plus poéliquet

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