Entretiens, p
5. (^Hoc de damaat'iB inceadii memoralTacitus {Ann, XV, 44) : Pereuntihus addita ludihria.» ut in usum nocturni luminis urerentur, n
Vs. 12. Vcneris monumenta nefandœ. Hémistiohe pris sans façon à Vir-' gile {jEn. VI, 26J. Mais Temprunt me paraît assez gauche : datid Virgile il. s'agit du Minotaure, qui est effeotivement le produit d'un commerce révoltant ; au lieu qu'un jeune débauché ne saurait être monumenta Vénerie*.
Vs. 15. Exstinctus pudor. Expression de Virgile {Mn. IV, 322), et qui n'est pas de la langue courante.
Vs. 16. Et queis genus ah Jove summo. Encore un demi-vers de Virgile (jEn. VI, 123) : Et mi genus ab Jovesummo.
Vs. 17. Nullius egentes. Souvenir d'Horace {Epist. I, 17, 22) : Quamvis te fers nullius egentem.
Vs. 22. Bestemique Getce^ ces esclaves d'hier. L'adjectif Aes^^mti^, appliqué à une personne, est une création de Perse {hestemi quirites^ Sat. 3^ 106). Voilà surtout de ces choses que des anciens, et des contemporains, n'auraient eu garde de s'approprier. ;
Vs. 29. Quondam Terrigenas superis imponere regnis. Ce vers rappelle celui de Virgile {jEn. VI, 584) : Superisque Jovem detrudere regnis. Je ne connais pas un autre exemple de supera régna. L'imitation est d'autant plus manifeste que Balzac parle des Titans, comme Virgile.
Terminons par quelques observations sur les idées et le style de l'auteur.
Vs. 11. Fœdosque hymenœos Uxoris pueri, Balzac a eu sans doute présent à la mémoire le passage de Suétone {Ner. c. 28) : Sporum.,. deduc* tum ad se pro uxore habuit. Mais jamais la latinité n'a admis une exprès* sion aussi forcée que puer uxorj laquelle est tout à fait dans le goût de Balzac. Plante a dit d'un jeune garçon habillé en femme, et qu'on fait semblant de marier, novum nuptum ^ Il n'y a pas ici discordance entre les genres : toutefois l'expression a paru assez hardie pour être signalée par les grammairiens *.
Vs. 21. Ardent maculas in fronte récentes. Les Muses sont tellement éhontées qu'elles aiment des esclaves portant au front de récents stigmates. Ardere maculas (être éprises de taches) est une expression de la plus choquante exagération. Balzac invoque à l'appui ce mot d'une courtisane dans Pétrone (c. 126) : Ne hoc dii sinant ut amplexus meos in crucem mittam I Cette expression sans doute manque de naturel, mais on la pardonne parce qu'elle est spirituelle, et en ayant égard à la personne qui l'a employée. D'ailleurs in crucem mittere est une expression proverbiale qu'on peut appliquer plaisamment à toute espèce de complément. Nous disons de même envoyer promener j donner au diable^ sans que ces locutions conviennent proprement au régime qui suit.
Vs. 26. Et quicquid Olympi est Transcripsere Erebo, Voilà un concetto tout à fait de Balzac. L'idée complète est celle-ci : « Ils prennent pour la
!. Casin. V, i, 6.