Geschichte der Rœmischer Litteratur, l. I, p
2. Bibliotheca Scriptorum classicorum et grœcorum et latinorum, toq Ëngelmana. Leipzig, 1847.
3. Nous avons tu que cela est inexact : c*est Wernsdorr qui a apposé cette fausse signature.
4. Histoire de la Littérature romaine, p. 515. Chez L. Hachette et G«, iu-18.
6. Les Satiriques latins, comprenant Juvénal, Perse ^ Lucilius, Twmus, Su^itia; traduction Douvelle par L. Despois. Chez L. Hachette et C; 1864. Un volume in-18.
€• M. Emile Deschanel, Journal des Débats, S août 1864 ; M. Deltoar^ Revue de flnstruc^ tùm publique, 17 novembre 1864.
nement donner de cet ouvrage, si favorablement accueilli par le public, une nouvelle édition, sérieusement retouchée, et améliorée par trente ans d'études. Je serai satisfait quand cet exemple imposteur aura disparu. (Il n'a pas reparu dans mon édition de 1875.)
{Revue de Vlnstruction publique, 26 août 1869.)
P. S, Quoique la lumière soit faite sur la provenance des vers qu'on a aitribués à Turnus, je crois devoir ajouter quelques développements, relativement à la responsabilité des premiers éditeurs, et surtout au chercheur qui a découvert et dévoilé la supercherie.
Si Burmann et Wernsdorf avaient consulté les éditions complètes de Balzac, entre autres les deux éditions de Ménage S ^^^^ méprise aurait cessé. J'ai signalé plusieurs variantes dans le texte : ce qui était déjà un indice manifeste de fraude. De plus, le morceau qu'ils ont cité n'est qu'une partie de la pièce entière. Au commencement de l'original il y a en plus 12 vers, dont le premier est incomplet :
Imbellive negat quis carmina Syllœ ?
Après le sixième vers, solatia noctis, on a supprimé 8 vers : Ergo canent pridem exstincto de Gœsare Laurum, etc.
A la fln, le texte offre 32 vers de plus. On a donc dépouillé Turnus d'une partie de sa gloire.
J'ai une omission à réparer. J'ai dit que la Faculté des lettres de Paris avait reçu avis de la fraude, el que Victor Le Clerc, et après lui, M. Egger, l'avaient révélée. Un autre professeur de la Faculté des lettres, le spirituel et excellent Eug. Géruzez, un de mes chers camarades de l'Ecole normale, qui a pu réunir un nombreux auditoire autour de la chaire illustrée par Vil* lemain, avait écrit, dès l'année 1841 : « Nous n'avons de ce poète (Turnus) qu'un seul vers et un hémistiche. Les trente vers contre les flatteurs de Néron, que Wernsdorf a rais sous son nom par une méprise étrange, appartiennent à Balzac, et font partie d'une pièce plus étendue, qui figure parmi les poésies latines de ce prosateur*. » Il revint à la charge dans la Biographie universelle de Michaud,18i3 (à l'article Balzac) : «Un fragment de la pièce contre les flatteurs de Néron fait partie, sous le nom de Turnus, el par une plaisante méprise d'éditeur, du recueil des Poetœ minores. » Plus d'un faux pas ont été faits après cette époque. Gustave Brunet, en qualité de bibliographe, n'ignorait point la rectification faite par Géruzez. On lit dans l'édition de 1843 : a Aujourd'hui il est regardé comme avéré que le prétendu fragment de Turnus n'est qu'une plaisanterie savante de Balzac.