Maiananennes, p
ment conduit à nommer Wernsdorf « un très-savant visionnaire ^, » et à rire des « témérités des dénicheurs d'antiques ^. »
Lorsque la lecture de mon article eut remis en mémoire à Rostain cme question que, trente ans auparavant, il avait traitée et élucidée^ je doute qu'il ait eu la bonne foi de reconnaître qu'il ne devait imputer qu'à luimême l'inutilité de ses efforts. La disposition de son esprit lui faisait affectionner la forme énigmatique qu'il employa ici. Qu*est-il arrivé? C'est que Géruzez, sans aucune recherche spéciale, n*ayant reçu qu'un écho affaibli du travail de son devancier, doit être regardé comme celui qui a détrôné une vieille erreur. Qu'est-ce que la vérité quand elle n'est pas prêchée? Je répéterai ce qu'Horace a dit dans une autre intention :
Parum sepultœ distat inertiœ Celata virtus.
Laissons donc Rostain porter la peine d'un petit travers d'esprit, et souhaitons qu'en pareil cas il n'ait pas d'imitateur. Mais il faut avouer que ce n'est guère là un défaut de notre siècle.
Ayant conçu le projet de publier ce recueil de mes articles, quand j'aurais un peu de loisir, je pensais à informer M. Rostain de l'emploi que je comptais faire de sa brochure. Comme depuis plusieurs années je n'avais aucune nouvelle de lui, je désirais savoir d'abord s'il existait encore : un de mes amis fit prendre des renseignements, et j'appris avec un grand regret qu'il était mort, en juin 1876, un mois après son ami Pétrequin, qui partageait sa passion pour la littérature latine.