‹ Melanges de philologieChapitre 118 sur 143 · HORACE A-T-IL FAIT UNE FAUTE DE QUANTITE · texte numérisé non relu

HORACE A-T-IL FAIT UNE FAUTE DE QUANTITE

(Art. Poet, va. 63.)

J'ai osé dire, dans mon Thésaurus poeticus linguœ latinœ (1836) et dans ma Prosodie latine (1839), qu'Horace avait violé une règle de la prosodie latine en abrégeant la fmale de palus (paludis) :

Régis opus, slerilisve diu palus, aptaquc remis. (A. P. 65.)

Un professeur de province, homme instruit et singulièrement studieux, m'a écrit pour contester la justice de cette condamnation, et il s'appuie sur l'autorité de Servius. En effet, le commentateur de Virgile a voula justifier Horace. Je connaissais ce passage^ et d'autres encore, qui onléli cités par un des plus grands philologues des temps modernes, Bentley, lequel a consacré à cette difficulté une de ses notes les cieuses et les plus substantielles. Je crois bien que, dans le tempÊ^ influencé par cette grave autorité. Bentley dit, plus ne l'ai fait, que ce vers défectueux pèse sur la mémoire

Voici la citation que l'on m'oppose :

Servius (ad jEneid. H, 69} : a Sane tellus^ us longaest :< us producunt, ut senectus^ juventus, salus, rtrluf, tus, rus, mus, pus; tune scilicet quum genitivus mik' penultimam longam. Ideo autem lis et m paludis longa sit lu, brevis tamen nonnunquam genitivus, ut Horatius : sterilisque diu palus,

Bentley cite aussi ce passage, et Servius écrit (ad jEneid. VI, 107) : «.

palus paludis facit. .. Horatius corripoit : traite des syllabes finales (p. 1813

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