‹ Melanges de philologieChapitre 122 sur 143 · SUR LES GÉNITIFS EN II DE LA SECONDE DÉCUNAISON · texte numérisé non relu

SUR LES GÉNITIFS EN II DE LA SECONDE DÉCUNAISON

Parmi les fautes qui déparent encore les textes anciens, il n'en est pas de plus tenaces et qui aient échappé plus fréquemment aux regards, ou sinon aux regards, aux exécutions de la critique, que les néologismes en tous genres. Les unes se rapportent à la grammaire : les désinences des noms et des verbes ont été altérées par suite de Toubli de la déclinaison et de la conjugaison ; les autres, plus graves et aussi naturelles, consistent dans le remplacement du mot véritable par un synonyme qui seul avait cours lorsque le manuscrit était transcrite Ce serait une leçon instructive que de réunir dans un article des exemples classés avec méthode des erreurs nombreuses qui ont disparu des textes anciens, grâce à Tinfatigable érudition des savants. Je ne veux pour le moment que combattre une seule faute, qui, bien que signalée, a récemment encore trouvé Tappui de plusieurs philologues.

C'est Tarticle consacré par Nonius (p. 215) au mot Obsequela que je me propose de discuter. Je le transcris d'après l'édition de Josias Mercier :

a Obsequium neutre génère habetur. Terentius in Andria : Obsequium amicos, veritas odium parit. Obsequela féminine. Plaut. in Asin. : Qui mihi auscultabunt, facient obsequelam. Turpil. Epiclero : Sed nequeo ferre hune diutius errare, et conqueri, nec esse suse obsequclse. Idem Thrasyleone : Quum intcrca nihil quicquam a me est prsemii, neque erat tuae benignitatis, atque obsequelœ. Sallust. Uist. lib. II : Ibi Fimbriane ^ sedi-

1. Paul Diacre, qui n'était pas uo ignoraut, comme les simples copistes, avoue ingénument qu'il rajeunissait les textes des anciens auteurs, quand il y trouvait des mots par trop surannés : a Ex qua ego prolixitate superflua quœque et minus necessaria prstergrediens , et quisdam abstrusa penitus stilo proprio enucleans »

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