On ne note qu*ua seul vers de la pièce grecque
2. 11 est cité deux fois par Cicéroa (TuscuL, 1, 14, et Senect, 7).
Et d'abord, dans quel mètre ce vers est-il écrit? Presque tous les fragments de Ménandre sont en iambique trimètre, et cet iambique est aussi celui que la comédie latine emploie le plus souvent. Le mètre le plus usité après celui-là est le trochaïque septénaire^ grand vers de quinze syllabes (quand il est pur)^ dont le second hémistiche est boiteux. Nous pouvons facilement rapporter le vers de Cœcilius à ce dernier modèle, en déplaçant seulement le mot quœ :
Serit arbores, Alteri quœ sseclo prosint.
Cette division, qu'on n*a pas proposée, est cependant la plus simple, et elle a l'avantage d'être conforme aux règles ordinaires de la versification. Ceux qui écrivent le passage en une seule ligne admettent deux fautes capitales, un trochée au troisième pied et un spondée au sixième. Ainsi a fait le dernier éditeur des fragments des Comiques latins, M. Ribbeck, qui s'en est tenu au texte consacré.
Mais si la manière que je viens d'indiquer est irréprochable pour le mètre, elle est bien peu satisfaisante pour l'expression de Tidée. Comment diviser en deux fragments de vers une sentence qui doit tirer une partie de son effet du cadre dans lequel elle est enfermée ? Il ne faut pas ici une ligne qu'on puisse confondre avec de la prose, mais une cadence bien saisissable, qui fixe dans noire mémoire une sentence précieuse. Publius Syrus fournit une ample moisson de ces élégants proverbes.
Deux habiles métriciens me paraissent avoir fait abus de la science en rapportant le vers de Cœcilius à des mètres bien rares. God. Hermann y voit un vers crélique^ à l'aide de l'isolement fort étrange du premier mot :
Serit Arbores, quse alteri sœculo prosient.
Bothe se prononce pour un autre mètre également peu employé, le bac» chiaque ; et encore de vers est ici assez mauvais, puisqu'il se termine par un molosse, au lieu d'un bacchius. De plus, Bothe profite d'une variante sans valeur, serunt :
Serunt arbores, quœ alteri sœclo prosint.
La vérité, ce me semble, est encore à trouver»
Je pars de cette hypothèse, fort probable, que le vers est un iambique senaire, le mètre le plus familier à la comédie, surtout au poète Ménandre, et que l'idée a dû être exprimée en un seul vers complet.
Je rappelle le fait, dont il y a de nombreux exemples, que, dans les vers autres que les hexamètres et les pentamètres, les copistes ont assez souvent transposé des mots pour rétablir la construction de la prose. Cette remarque a fourni dans les Comiques un grand nombre de restitutions excellentes et certaines. Je n'entre pas dans le détail, ce qui me condoi-
rait trop loin, et je me contente de foire une supposition. On dit en latin non ou haud œquo animo (à contre-cœur). Il ne serait pas étonnant qu'un poêle eût mis haud animo œquo^ et qu'an copiste ignorant eût substitué haud œquo animOj construction plus coulante. Cette substitution aurait pu avoir lieu, sans être remcurquée, dans les grands vers de Plante ou de Térence, mais elle n'était pas possible dans un vers hexamètre, dont la mesure était généralement connue. C'est dans Horace {SaL I, 5, 8} que je trouve cette inversion poétique :
Cœnantes haud animo 8equo Exspectans comités.
Plante s'est servi de la locution ordinaire {Stich. I, 2, 68) : Illa quœ œquo animo patietur ; mais ailleurs {Pcen. Prol., 22) il emploie l'inversion poétique :
Animo œquo nunc stent, vos dormire tempèrent.
C'est un déplacement analogue de mots que je suppose pour parer au trouble de la mesure que l'on voit au troisième pied dans le vers de Cœcilius. Je pense que l'archaïsme prosient et la transposition du pronom relatif quœ ne sont pas nécessaires ici. C'est le mot alleri que je changerais de place, de cette manière :
Serit arbores, quœ sœclo prosint alteri.
La prose rapproche naturellement alteri sœculo ', la poésie aime à les séparer. Et dans le cas présent, non-seulement c'est là une des facilités laissées au poète, mais, si je ne m'abuse, la nouvelle construction est bien préférable, en ce qu'elle présente une gradation précieuse dans l'idée. Les cinq premiers mots du vers renferment une pensée commune :
Serit arbores, quœ sœclo prosint.
II plante des arbres^ dont jouira la génération (présente). » C'est le dernier mot alteri qui, en introduisant le sens d'avenir et en faisant ressortir le désintéressement du vieillard, donne à la pensée toute sa distinction.
On m'accordera peut-être que la critique peut rétablir un vers en transposant un adjectif et un nom qui se suivent, mais on objectera qu'ici je les sépare outre mesure. Je trouverai ma justification dans un passage d'Horace {Od.^ III, 5, 34), non pas analogue, mais identique, et qui semble fait pour la circonstance :
Et marte Pœnos proteret altero Qui lora restrictis lacertis Sensit iners, timuitque mortem.
i. Dans le passage même de Cicéroo, nous lisons : « De seue alteri ssculo prospiciente. »
Nous aurions en prose : a Et altero marte Pœnos proteret. » Or, dans le vers d'Horace, il y a deux mots entre le substantif et l'adjectif; il n'y en a qu'un dans le vers que j'attribue à Csecilius.
Reste à donner une petite explication sur cette chute du vers après deux pieds : Serit arbores. Sans doute la césure de Tiambique trimètre est ordinairement semiquinairCj c'est-à-dire qu'elle se trouve après deux pieds et demi. Mais quelquefois il prend la césure semisepténaire^ c'est-à-dire seulement après trois pieds et demi. On a fait la remarque que cette césure, plus rare, est particulièrement affectée aux sentences.
Citons quelques exemples de Sénèque le tragique. Ainsi {Troad., vs. 337) :
Quod non veiat lex, hoc vetat Geri pudor.
Et plus loin (ts. 584) :
Nécessitas plus posse, quam pietas, solet Le même {Hippol. , 507) :
Gurœ levés loquuntor, ingénies stupent.
Et Publius Syrus :
Nulli imponas quod ipse ferre non queas...
Bis emori est, alterius arbitrio emori...
Or la pensée de Csecilius est générale, et le vers s'applique à tous les vieillards qui plantent à l'intention de ceux qui viendront après eux. La césure moins fréquente est donc bien choisie.
Le vers italien a retenu cette césure concurremment avec l'autre; mais notre vers décasyllabe, après quelque hésitation, n'a définitivement admis que la césure après quatre syllabes.
J'avais depuis longtemps fait cette conjecture, et réuni les arguments dont je comptais l'appuyer, quand j'ai vu qu'un philologue allemand l'avait faite avant moi. Je veux parler de Spengel, qui a réuni les vers épars de Cœcilius (Munich, i829). Mais je ne connaissais pas son ouvrage, et M. Ribbeck, dont le recueil est de 1855, n'a pas mentionné la leçon de ce savant. M. Ribbeck a souvent cité le travail fort estimable de Spengel; il a donc ici dédaigné sa conjecture, apparemment comme trop hardie, bien qu'on se permette aujourd'hui bien d'autres hardiesses. Il y a lieu de s'en étonner, quand, après avoir condamné par son silence la leçon de Bothe, qu'on a vue plus haut, il rapporte celle de God. Hermann, qui ne vaut guère mieux; mais elle est de God. Hermann :
Serit Arbores, quœ alteri sœculo prosient.
La transposition d'un mot n'est-elle pas plus admissible que ce choix
d'un mètre bizarre, et cette place insolite d'un petit mot solitaire, comme placé en vedette ?
Spengel est très-court : il indique les deux passages de Cicéron où se trouve le vers dont il s'agit ; il avoue ne pas comprendre la singulière fantaisie qui a suggéré à Bothe Tidée d'un vers bacchiaque; il pense que le vers est un iambique ; puis il propose sa conjecture, sans ajouter un mot pour la corroborer. Enfin il nous fait part d'un soupçon qui m'était également venu, c'est qu'à la place d^alteri, il faudrait peut-être lire alterOi conformément à l'ancienne déclinaison. Tout cela, on le voit, est d'un philologue avec lequel il faut compter.
Je suis flatté de m'être rencontré avec Spengel, et une telle rencontre ajoute encore quelque probabilité à notre opinion.
Depuis que M. Ribbeck a donné un très-utile Index des mots qui se trouvent dans les fragments des Comiques latins, on peut faire des comparaisons curieuses et utiles, et trouver dans un passage des lumières pour un autre. On ne saurait voir au mot Serere deux passages ayant une grande analogie, sans être disposé à les rapporter à la même pièce. C'est ce qu'a fait M. Bergk dans un programme (1844) que mentionne M. Ribbeck, et j'aurais désiré que celui-ci attribuât le nouveau vers à Cœcilius et aux SynéphèbeSj avec un signe de doute, comme cela se fait en pareil cas. Le passage dont il s'agit est également cité par Cicéron {De OraLy II, 59) :
Tibi ego, Antipho, bas sero.
Bas {arbores)^ ont compris tous les interprètes, bien que ce passage n'eût pas été mis en regard de l'autre. Le Clerc traduit : « C'est pour vous, Antiphon, que je plante ces arbres, » mais il reproduit en note le vers de La Fontaine. Ces deux passages me paraissent dépendre l'un de l'autre. Voici, selon moi, leur rapport. Le vers incomplet aurait précédé l'autre. La personne à qui s'adressait le vieillard désintéressé, ou une personne qui l'a entendu, fait son éloge d'après ce propos. «Tel est ce bon vieillard : il plante des arbres dont il sait bien qu'il ne jouira pas. »
{Revue archéologique^ avril 1873.)
P. S. — L'édition de Spengel (1829) a beaucoup de mérite, et je croîs qu'elle est fort estimée en Allemagne. Elle est postérieure de cinq ans à l'édition des fragments des Comiques donnée par Bothe. Il a donc pu dire son avis sur la récension de ce savant. L'avis n'est pas favorable. Spengel ne s'explique pas la malheureuse inspiration qui a suggéré à Bothe l'idée de choisir le bacchiaque pour un vers dans lequel tout le monde reconnaîtra un iambique : « lambicum flagitari numerum in bis quisque animadvertit. » Spengel n'a pu reprocher à Bothe de ne pas avoir donné le court fragment :
c( Tibi hasj Antipho, sera, » puisque lui-même Ta omis, malgré rattribution très-probable de Bergk.
En revenant sur cet article, j'étais curieux de voir si, dans sa seconde édition des anciens Comiques latins (4873), M. Ribbeck avait cité Spengel. Le citer n'engageait pas à admettre sa récension, mais c'eût été justice de sa part, quand il enregistrait l'étrange proposition de God. Hermann. J'avoue que son silence m'a singulièrement étonné. Je ne l'ai pas moins été de retrouver son ancienne leçon :
Serit arbores, quse alteri sseclo prosint.
Ce qui ne présente pas un vers. Les deux premiers pieds sont dans le système iambique, le troisième dans le système trochaïque; la suite n'est d'aucun système. Un vers terminé par cinq longues, voilà certainement une grande nouveauté ! Il n'était pas difficile de mettre, en transposant quelques mots : sœclo alleri quœ prosient. Si ce n'était pas la vérité, c'était du moins la mesure. Cela eût certainement mieux valu que le singulier arrangement choisi par God. Hermann, qui place isolément, à la fin du vers, le mot serit^ éparpillant une pensée qui doit nécessairement tenir dans un seul vers :
Serit Arbores quae alteri sœclo prosient.
Surtout il admet un mètre bien étrange, le vers crétique. Bothe, pour introduire le vers bacchiaque, autre rareté, avait eu besoin d'une variante fournie par un seul manuscrit sans valeur, serunt :
Serunt arbores quœ alteri sœclo prosint.
Ce bacchiaque n'est pas excellent.
J'ai une raison particulière pour demander qu'on cite Spengel : 3 eu l'avantage de me rencontrer avec ce savant, dont la brochure ^
passée dans ma bibliothèque qu'après la mort de Hase (1864). Spc ^ a le mérite de ne pas avoir cherché midi à quatorze heures, po choix du mètre : il ne soupçonne pas qu'on puisse penser è. un au r qu'au trimètre iambique. Ménandre, qui a fourni la pièce, ^e s servi d'un autre mètre.
Je transcris de nouveau la récension de Spengel :
Serit arbores, quœ sœclo prosint alteri.
leçon que j'avais moi-même trouvée de mon côté. Sans c^^, tne s^^*^ l'adjectif arter se place plus ordinairement avant le substanu » 3 pariprévalu des privilèges de la poésie. J'aurais pu citer Virg* alter {jEu. VH, 321), et Ovide (i4m. I, 5, 3) :
Pars adaperta fuit, pars altéra clausa fenestrœ.
J'ai surtout fait ressortir la valeur de alter dans le cas particulier.
J'avais également pensé à sœclo alterOy suivant l'ancienne déclinaison, dont Plante et Térence ont employé le féminin au datif, alterœ.
Encore un mot. Dans une petite édition classique des fables de La Fontaine, Géruzez a rapproché des vers du Comique et du fabuliste cet hémistiche de Virgile : carpent ttia potna nepotes.
i. — SUR UN PROySRB£ ANCIEN.
Le Journal des Débats, dans son numéro du 24 novembre, a signalé la méprise d'un grand journal, qui se vantait de tenir le loup par les oreilles^ ce qui lui paraissait un beau triomphe. Cette note ajoute que la commission de TAcadémie Française, chargée de la révision du Dictionnaire, a, dans une séance récente, discuté le sens que les éditions antérieures avaient donné à cette locution (être dans une situation difficile, pressante, et ne savoir comment en sortir) : les avis étant partagés, un membre aurait tranché la question par un bon mot. En conséquence, « le sens donné par l'ancien Dictionnaire fut maintenu. »
Il n'est pas probable que ce récit soit complet.
Il s'agit ici d'un point d'histoire autant que de critique, sur lequel les lumières abondent, et une simple citation levait toute difficulté. Ce n'est pas le bon Lhomond qui a inventé l'exemple Teneo lupum auribus. C'est là un hémistiche de Tércnce {Phormion, III, 2, 21). Et non-seulement le poëte rapporte ce proverbe, mais il le commente immédiatement dans un vers entier ; d'où il est manifeste que cette comparaison s'applique à une personne qui est dans un grand embarras. Voici les vers de Térence : ImmOy quod attinf, Auribus teneo lupum : Nam neque quo pacto a me amittam^ invenio^ neque uti retineam. « Comme dit le proverbe : je tiens le loup par les oreilles ; car je ne saurais ni le lâcher, ni le retenir. » Ce n'est pas tout : Donat, commentateur de Térence, nous apprend que le passage latin est la traduction exacte d'un proverbe grec qu'il donne m extenso» Plusieurs auteurs, tant grecs que latins, ont reproduit ce proverbe, et tous l'ont compris de la même manière. Un interprète d'une grande autorité est l'empereur Tibère. Au rapport de Suétone, (( Tibère était temporiseur. Il voyait partout des dangers, et disait souvent qu'il tenait le loup par les oreilles. » A bon entendeur salut!
Maintenant, si l'on veut un commentaire plus explicite, Erasme nous le fournira, a Le lièvre, dit-il, a de très4ongue6 ot^Vll^^ ^V.î^^'ï^.^wS^^i. ^^
le retenir ; mais celles du loup sont courtes pour sa taille, et, quand on le tient par là, il lui est facile de se dégager. Or, quel danger, si on lâche un animal si féroce I »
Une dernière remarque. Il est un soin que la commission du Dictionnaire n'a certainement pas négligé, c'est de consulter l'ouvrage récent et capital d'un de ses membres. Or, non-seulement M. Littré reproduit l'explication donnée par l'ancien Dictionnaire, mais il la confirme par trois exemples d'auteurs du premier ordre, l'un de d'Aubigné : « Le prince de Condé... n'estoit pas en petite peine, tenant, comme on dit, le loup par les oreilles, pour ce que la fuitte de la cour le mettoit en coulpe, sa demeure en danger. » Un autre, de Corneille :
Elle tient, comme on dit, le loup par les oreilles.
Enfin un troisième, de La Fontaine :
L'hôtesse, ayant reconnu son erreur, Tint quelque temps le loup par les oreilles.
{Journal des DébatSy A décembre 1873.)
P. S. Je pense qu'il sera intéressant pour le lecteur de trouver ici quelques citations qui ne pouvaient être introduites dans un journal quotidien.
Je commence par transcrire de nouveau les deux vers de Térence, pour en discuter la lecture (PAortn. 111, 2, 21) :
Aurihus teneo lupum ; Nam neque quo pacte a me amittam, invenio, neque qui retineam scio.
Quo paclo, donné par des manuscrits, est plus probable que quomodo. Mais le vers a un pied de trop. Guyet donne quo, ce qui rétablit la quantité ; mais l'adverbe de lieu n'est pas satisfaisant ; en laissant quo pactOy il faut effacer a me. Dans le second hémistiche, qui est une conjecture de Guyet, au lieu de tilt.
Voici ce que Suétone dit de Tibère (c. 25) : n Gunctandi causa erat, metus undique imminentium discriminum, ut sœpe lupum se auribus tenere diceret. »
Il est aussi question de ce proverbe dans saint Jérôme {Ad Pammachium adversus errores Jo. Hierosolym., t. II, Epist. 60) : «Nuncvero, quasi auribus lupum apprehenderis, nec tenere potes, nec audes dimittere, »
Le môme proverbe se lit encore dans le Querolus, éd. Klinckamer, p. 184. L'interlocuteur se trouve jjans une position embarrassée qu'il explique. Voici le passage en prose : « Auribus teneo lupum : nequo uti fallam, neque uti confitear, 8cio« »
En conuDençant l'explication par imiii, comme dans Térence, on aorait des iambiqpes trimètres.
Annotas teneo lupum :
[Nam] neque uti fôllam, ne*jiie u\'\ confitear, 5«no.
h'hîstorîque de Littré, comme on Ta vu, est fort intéressaot. Bentley a eu raison de rapprocher un vers de la même pièce [Phorm. î, 3, 24). Ici le poète a piis la même idée pour son propre compte :
Eeo in eum incidi infelix locam.
Ut neque mi ejus sit amittendi. oec retinendi copia.
Une dooble imposiîibilité est également signalée dans deux vers du vieux Comique CaBcilius (cités par Aulu-GeUe, XV, 9) :
Nam hi sont inimici pessimi, fronte hilaro, corde tiisti, Quos neque ut appreodas, neque ut amittas scias *.
Le proverbe en question est grec ; mais les témoignages n'en sont pas fort anciens. Voici la rédaction donnée par Donat, dans son Commentaire
de Térence : Twv onwv f/ta tov aoxov • cor' i/tWj ©îr' dt^Tvati 8-Jvsu.xt.
Celle d'Aristénète {Epist.^ Il, 3) diffère un peu : 'Evw tw À'itw twv &ztan lyta • ôv ctÎtc xaTE^^ew i-rii roÀl* àiva-rôv, oute tir,^ «xivîvvov assTvai. Dans le second
membre de la phrase xarf/Ew est préférable, mais ra -zok'j est un peu lan* guîssant ; le troisième membre est plus précis que 0/120.21.
Ce proverbe se trouve déjà dans Polybe, XXX, 18 (Eicerpla Vatic.^ éd. Dindorf, ap. bibliop. Teub., t. lU, p. 5i8)« mais il est cité par allusion et d'une manière abrégée : Kai tt;v oiv Ar;xwv xa\ t^ At^ov, xat-rà 'napxu.iav, tw Xuxov oSrrcuv i?.a€^ 'au pluriel ceperunt).
La suppression de a me pour rétablir le vers de Térence peut paraître on peu hardie. Je préférerais lire en mettant deux fois qui :
Nam neque qui a me amittam invenio, neque qui relineam scio.