‹ Melanges de philologieChapitre 13 sur 143 · Glose. Philoxeni : c ObTiat, &icacvTf · texte numérisé non relu

Glose. Philoxeni : c ObTiat, &icacvTf

4. Parmi les éditeurs de Salluste > Dietsch est le seul qui mentionne on manuscrit offrant panri, avec cette ^om tnacriiey mais d'une autre main, preciL

des locutions Portai facere ou Parvifacere^ Parti pendere ou œstimare. Les exemples abondent déjà dans Plaute. En voici un d'un poëte comique moins connu, Pomponius :

Ego rumorem parvi facio, dum sit, rumen qui impleam *.

Cicéron {Finib. II, 13) a employé le superlatif : Minimi facere. Et Cornélius Nepos {Eum. 2) : a Quem unum Alexander plurimi fecerat. »

Salluste a-t-il pu confondre un adverbe de quantité avec un adverbe de prix? Un écrivain, même sans être un écrivain du premier ordre, aurait-il pu enfreindre une règle essentielle de la langue? La raison se refuse à une pareille supposition, et tous les manuscrits du monde ne sauraient prévaloir contre la loi. Si Ton admettent une autre hypothèse, il arriverait, dans le cas présent, qu'un auteur de talent moyen et d'une époque déjà basse aurait mieux su le latin qu'un écrivain justement placé par l'opinion générale dans les premiers rangs. Je veux parler de Prudence, dont nous avons cette strophe {Peristeph. 4, 165) :

Garminis leges amor aureorum Nominum parvi facit, et loquendi Cura de sanctis vitiosa non est, Nec rudis unquam.

Grâce aux éditions d'Havercamp et de Dietsch, la leçon parvi facto me paraît définitivement établie. H restera à efCacer de tous les dictionnaires une honteuse hérésie.

4. n est des occasions où l'on surprend Torigine manifeste d'une faute, et un cas particulier nous est un enseignement pour les cas analogues. Le vieux poète comique Gœcilius avait mis dans la bouche d'un de ses personnages cette plainte sur la vieillesse > :

Tum in senectute hoc deputo miserrimum, Sentire ea œtate ipsum esse odiosum alteri.

Le premier vers n'est pas sur ses pieds. Heureusement Cicéron (S^^cf. 8), qui l'avait cité avant Nonius, vient nous tirer d'embarras :

Tum [equidem] in senecta hoc, etc.

Un mot avait été passé, et un autre altéré suivant les exigences du siècle, qui ne connaissait plus le vieux terme senecta.

— - Je'terminerai par une observation sur notre mot jeunesse^ qui a été traité à peu près comme le mot juventus^ mais heureusement sans grand danger. On lui a donné quelquefois le sens fort singulier de « jeune

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