Poei. Minor,, VII, p. 448 (Lemaire
Deîn certo aluit fructu, ut siccum Parère! mansum, quo venarum Sanguine vivos compleret.
Servius découvre et signale ce mètre dans le second hémistiche d'an vers de Virgile (BucoL 8, 78) :
Veneris die viucula necto.
a Anapœsticus est trimeter hypercatalecticus. Hoc aatem metrum est Gupidini consecratum. »
Je m'étonne que les grammairiens, au lieu de puiser dans les Tragiques latins des citations intéressantes, s'amusent à produire pour exemples des fragments de vers de Virgile, quelquefois arrangés. Ainsi fait Terentianus Maurus (p. 2422) :
Cetera pars superest :
Mea tibia dicere * versus.
Haec juncta frequentius edet Anapaestica dulcia metra.
Marins Victorinus (p. 2579) le copie :
Precor adspirate canenti
Mea tibia dicere versus.
{Mmid. IX, 525; BwmL 8, 21.)
Le même grammairien (p. 2520) trouve le mètre dont nous parlons dans ce vers de Virgile {JËn. IX, 503) :
Sonitum procul œre canoro.
Mallius Théodore (p. 43) se sert du même vers, légèrement altéré. Il définit ainsi cet anapes tique : altem tetrameter' anapesticus colobos fit ita :
Sonuit procul œre canoro. »
J'ai dit que ce mètre s'employait rarement seul. Ce cas devient pourtant assez fréquent à mesure qu'on s'éloigne des siècles classiques.
Terentianus Maurus (p. 2423) a décrit l'aristophanien dimètre catalectique dans une trentaine de vers, qui servent eux-mêmes d'exemple :
Cuicumque libebit ita istos
Triplices dare sic anapœstos
Gatalecticon hoc genus omne
Et semipedem vocitari,
Supra quoque jam meministis, etc.
J'ajouterai une épitaphe dont la poésie indique une bonne époque.