Dkere n'est pas dans Virgile
2. On dit plus souvent dimeter, en comptant deux pieds pour un mètre. Mais, d'autre part, pentamètre, hexamètre, signifient « de cinq, de six pieds. »
Elle se trouve dans le recueil des iascriptions de Gr&ter (p. 669) et dans beaucoup d'autres, dans TAnthologie (t. II, p. 195), etc. Je tâcherai d'en donner une récension plus correcte :
Appollonia * quœ vocitor * Lapide hoc inclusa quiesco.
Ipso mihi flore juventœ Ruperunt fila Sorores :
Annos post decem ^ et octo Vetuerunt * visere lumen.
Unum sortita maritom, Seryavi casta pudorem.
Mater miser[a] hoc monumen[tum] Extruzit Olympias amens.
Hœc sunt. Bene vive, viator.
En terminant, qu'il me soit permis de m'honorer de l'approbation de Boissonade, helléniste dont la renommée est européenne, professeur dont l'enseignement captivait, à qui je conserve un souvenir mêlé d'admiration et de sympathie. Dans une lettre qu'il m'écrivit un mois après la publication de mon article, il me signalait l'omission du passage de Mallius Théodore, dont je n'ai pu acquérir que plus tard l'ouvrage assez rare, non reproduit dans le recueil Putsch. Il m'avertissait aussi que le vers que j'avais ajouté, d'après de bons manuscrits, au Centimètre de Sorvius, se trouvait déjà dans une édition de ce traité donnée par Van Santen, en une très-petite brochure. On voit que le professeur de grec nous apprenait aussi beaucoup d'autres choses. Voici le mot obligeant contenu dans cette lettre : ce Je dois. Monsieur, à la complaisance de M. Hachette d'avoir « lu votre savant article sur le vers parémiaque. » Et deux mois plus tard, il me félicitait à la fois de cette dissertation et de celle qu'on lira dans le numéro suivant : « Votre belle dissertation sur la strophe Miserarum est m'était connue. Car M. Hachette me fait l'extrême plaisir c( de me donner son importante Revue. Je l'avais lue dès sa première appa- « rition. J'y ai trouvé, il y a quelques mois, un autre savant article sur le c vers parémiaque. »
1. Toutes les transcriptions ont Jpo/onta ou ÂpoUonia» J'ai remarqué qu'à une basse époque on a doublé la consonne. Dans un passage de Nonius Marcellus (p. 36, t. Excuriari), tous les manuscrits portent : « AppoUonium ideo excuriaut. » Celle manière d'écrire semble avoir passé dans le Tieuz français; on trouve écrite dans les ouvrages un peu anciens^ le nom d'une rue de PariSy rue Sainte- ÂppoHne,
2. Les diverses copies donnent vocitabatur ou vociiatur, ce qui fait un vers trop long. L'altération vient de la manière la plus ordinaire de s'exprimer. Mais il n'est pas très-rare que la personne à qui la sépulture est coosacrée parie elle-même dans répitapbe.
3. La seconde syllabe de decem compte ici pour une brève : licence archaïque, qui dépare eette pièce correcte et élégante.
i. Dans les anciens textes, venerunl, qui n'a pas de sens. Aide, Pilbou, ont corrigé.
lA STROPHE D HORACE EN VERS IONIQUES MINEURS DIVISÉE d'une MANIÈRE NOUVELLE.
Le pied nommé petit ionien (on me pardonnera de le définir, puisqu'on n'en trouve qu'un seul exemple dans les poètes classiques, et encore cet exemple est-il supprimé dans les éditions à l'usage des collèges) se compose de deux brèves et de deux longues. Plusieurs de ces pieds forment un vers, qui est Vionique mineur.
Ce vers peut avoir deux pieds, trois pieds ou quatre pieds, en d'autres termes il peut être dimètre^ trimètre ou tétramètre.
Le dimètre est indiqué par quelques grammdriens anciens ^ Voici le modèle donné par Servius dans le Centimètre; l'édition de Pustch ]'a omis:
Sapientes Amor odit 3.
Ce vers de deux pieds a-t-il été employé par Horace? C'est là un des points de la discussion qui va suivre.
Ni les grammairiens latins, ni les éditeurs ne sont d'accord entre eux sur la manière de diviser l'ode ^ où le lyrique a fait usage de l'ionique mineur, Miserarum est^ etc. Les premiers disent assez généralement que ces vers sont trimètres \ du moins en partie. Marins Victorinus ^, Atilius
1. Conf. Mar. Victor., p. 2641 et 2542 (éd. Putsch). Voyez un Yen d'Alcman cité par Hépbeftion (p. 73, Gaisford). Ce Tere ne se trouve dans aucun poëto latin.
8. C'est là le Tere qui convient à la définition : Anacreontium constat dimetro acatalecto (p. iS23}. L'exemple du trimètre manque dans Putsch. Voici le vers de Servius :
Aditam Vrnerit fage, virgo.
Ce vers m*a été fourni par deux fort anciens manuscrits de la Bibliothèque royale : Santen Tavait déjà rétabli dans ses notes sur Terentianus Maurus (p. 333).