Carm., III
4. DiOM., p. 510 et 524; Plot., p. 2660; Atil. Fortun.^ p. 2695«
5. Duobus trimetr t cor^'unctis, uno tetrametro eis subjecto (p. 2618).
Fortunatianus *, et le scholiasfe Acron sont plus explicites : ils avancent qae les deux premiers vers sont trimëtres et le troisième tétramètre :
Miserarum est neque amori dare ludum, Neque dulci mala vino lavcre, aut exanimari, metuentes patruœ verbera linguœ.
D'autre part, Marins Yictorinus, par une singulière contradiction, cite plusieurs fois ^ le premier vers de Tode, augmenté de neque dulci, comme un modèle de tétramètre :
Hiserarum est neque amori dare ludum, neque dulci.
L'emploi qu'Horace a fait du tétramètre est confirmé par Terentianus Maurus ^, qui, suivant son habitude, joint l'exemple du mètre à la description qu'il en fait :
Simili lege sonantes numéros ad Neobulen * Dédit uno modulatus lepide carminé Flaccus.
Et il est probable qu'il a voulu reproduire les deux mètres d'Horace dans le passage suivant :
Ita binœ variantur, neque cedunt Repetita vice longœ brevibus par synaphian ^.
La division en deux trimètres suivis d'un tétramètre a été longtemps adoptée sans contestation par les éditeurs. Parmi ceux du xvi* siècle, je citerai Aide, Glaréanus, Fabricius, Lambin, Chabot ; et au xvii*, Jean Bond. Déjà, au xv*, Perotti, dans sa métrique, avait indiqué la même division. Terentianus Maurus l'a- 1 -il admise? On le pense; mais la chose reste dans le doute, puisqu'en citant la première strophe d'Horace ®, il ne spécifie pas comment il faut partager les vers. On n'a donc sur ce point que l'opinion des copistes et des éditeurs.
Bentley ^ a discuté la constitution de la strophe d'Horace avec une grande supériorité ; et, bien que sa conclusion puisse ne pas être admise ^, il a établi certains points d'une manière inattaquable.
Et d'abord, il a noté, d'après l'autorité d'Héphestion ^, que la strophe