T. Liv., V
3. Voici Tun des passages de Tertullien {Adv. Marcion.t I, 27) : « Hoc erit bonitas iinaginaria, disciplina phantasma, et ipsa transfunctoria prscepta, secara deiicta; » où transfimctoria prœcepla, signifie c des commaadements (de Dieu) sans conséquence. » Voyea encore Adv, Valent., 6.
de perfunetarius. D'où il 8uit que transfûngi otio revient à otio langueseere ^ on marcescere '.
2. Scitas fabulas. Ce sens de l'adjectif sdtus (joli, charmant, élégant) est un de ceux que les auteurs de la décadence se plaisent à rajeunir, et les grammairiens à expliquer.
Plante {Most. I, 3, 104) :
Tum tu igitur cedo pupurissum. — Non do : scita es tu quidem.
«Passe-moi aussi le fard. — Pourquoi? N'es-tu pas assez jolie comme cela?»
Le même (Atid., II, 7, 7) : « Fade scitula. j> Térence {Andr. III, 2, 6) :
Fer ecastor scitus puer est natus Pamphilo.
On lit dans Lampride {Commod. 2) : « Mulieres formœ scitioris.,. contraxit. »
Le diminutif sciluluSj pris absolument, signifiait alors « un joli garçon. » Amobe {Adv. Gent. V, p. 159), parlant du bel Atys, le range parmi les sdtulos.
Le commentateur Donat fait cette remarque sur le passage précité de l'Andrienne : « Sdtus^ elegans, pulcher, quem Grœci xoV^ov dicunt. n
Nonius (p. 404) : « Sdtum, elegans. Terentius in Andria : Per ecastor scitus puer est natus Pamphilo. Cicero in Verrem Actione Siciliens! : Ut etiam nos, qui rudes harum rerum sumus, intelligere possimus scite facta et venuste. » *
Festus : uSdta facie, pro, bona facie. »
4. M. Haupt a une virgule après quale; de plus, il a rapporté est au membre de phrase suivant; mais quale quale ^ tout seul, semble bien gauche. Plus loin, la copie de Hase offre à tort chartissima : il y a dans le texte ckartis ma datum. J'ai supposé ici une légère dégradation dans la partie supérieure du ^, et j'ai lu st^ deuxième exemple dans la même ligne du verbe est perdant sa première lettre. (J'ai suivi la fausse lecture.)
La fin du vers présente une difficulté sérieuse. Je ne pense pas qu'il soit possible de trouver un iambe où les deux lettres bu soient maintenues. M. Haupt s^écarte un peu trop de la copie, outre que l'adverbe diu ne me paraît pas former un bon sens. J'ai vu dans la lettre B la transcription incorrecte d'un D, et je propose un nouvel archaïsme dans l'adverbe duis^ équivalant à bis. C'est une chose bien connue que la substitution du 6 à l'ancienne syllabe du en tête d'un certain nombre de substantifs. Le plus célèbre des noms écrits dans cette vieille orthographe est duellum^ qui a
i. CÎG. Acad., IV, 2.