‹ Melanges de philologieChapitre 35 sur 143 · T. Uy., XXYIIl · texte numérisé non relu

T. Uy., XXYIIl

été remplacé par bellum <, non sans laisser dans la langue les composés perduellio, perduellis. L'adjectif duellicus est dans Lucrèce (II, 661). Ajoutons Duellona *, duigœ ', duonumj duidens, duicensus *.

Nous allons trouver le mot même qui nous intéresse dans un passage où Gicéron {Orat. 45) condamne Tabus qu'on faisait quelquefois de cette transcription moderne, en l'appliquant à des noms propres : a Quid yero iicentius quam quod hominum etiam nomina contrahebant, quo essent aptiora? Nam, ut duellum bellum, et duiê bis, sic Duellium, eum qui Pœnos classe devicit, Bellium nominaverunt ^, quum superiores appellati essent semper Duellii. »

L'ancien adverbe duis se trouve également dans Festus : « Duis duas habet significationes; nam et pro bis ponebatur, et pro dederis, » La leçon du manuscrit, et pro duis, a été avec raison rectifiée par Dacier, et cette correction n'est ni contestable ni contestée : elle a pris place dans les lexiques de Forcellini et de M. Freund.

Pomponius avait donc donné deux éditions de ses comédies : la première ne contenant peut-être que les pièces traduites, la seconde, en tout cas, plus complète. Aulu-Gelle. dans sa préface, ajoute à sa présente publication la promesse de publications subséquentes, qui auraient donné lieu, si elles avaient paru, à une nouvelle édition de ses œuvres : « Yolumina commentariorum ad hune diem viginti jam facta sunt. Quantum autem vitœ mihi deinceps deum voluntate erit, quantumque a tuenda re familiari procurandoque cultu liberorum dabitur otium, ea omnîa subseciva et subsecundaria tempera ad colligendas hnjuscemodi mémoriarum disceptatiunculas conferam. Progredietur igitur numerus libronuû^ diis bene juvantibus, cum ipsius vitœ, quantuli quique fuerint, progressibus, etc. »

8. Optatam mortem^ etc. Il n'y a guère à douter, el telle est l'opinion de M. Hase, que Pomponius chercha dans une mort volontaire la fin de ses souffrances morales et physiques ^. Reste à deviner en quels termes il fistisait connfidtre et t acte de désespoir. M. Haupt ose changer la lettre a, que le marbre présente après sum. J'ai pu la conserver, et il me semble

1. Varron (L. L., Vif, 49) : « Duellum, id est postea bellum. » Princien (p. 1263) : a Duellum antiqui dicebant pro bellam, ex quo perduellio. » Voyez encore Festus. Tite-Live maintient ce mot dans un ancien sénatus-consulte (XXXVI, 2) : « Quod populus Romanus eo tempore duellum jussisset cum Anliocbo rege. n On sait qu'Horace affectionne l'ancienne forme : Carm., \U, 5, 38; Epist,, \, 2, 1, etc.

2. « Ab eadem causa facta Duellona, Beilona. » (Varron^ loc. cit.)

Page 1