‹ Melanges de philologieChapitre 37 sur 143 · Orell., D» 43i · texte numérisé non relu

Orell., D» 43i

7. Cf. Virg. /En., III, 287; Ovid. Epist., VII, 194; SU. liai., IX, 266, et XV, 491.

naires de rAnthologie ; elogium^ quoique plus rare, est acceptable, s'il satisfait ici à toutes les conditions. Mais M. Haupt n'a pu se dissimuler combien son vers, surchargé d'élisions, est martelé : il jure avec les antres, qui sont si coulants.

Quel est le mot qui doit terminer le vers? Inddite paraît si naturel que je l'ai regardé longtemps comme le seul possible. Mais j'ai dû y renoncer, quand j'ai vu à quel prix il fallait l'obtenir.

Virgile nous apprend quel composé de dare la langue de son siècle exigeait dans ce cas : addite. Aussi n'attribuerais-je pas à un contemporain de César ou d'Auguste l'emploi du mot indere^ comme synonyme de imponere^ mettre sur. Mais ce sens, qu'on trouve dans les anciens, devient fréquent sous les empereurs. Plaute avait dit {Men, I, 4, 4) :

Et qui fugitivis servis indunt compedes ^

Nous voyons pareillement dans Tacite {Ann. III, 14) : Inditus lecticœ est^ et dans Florus (III, \) : Indita monti urbs. Les auteurs classiques disent imponere nomen; aux deux époques extrêmes on diiindere notnen *. Je trouve dans Aulu-Gelle {Prœf.) le verbe indere joint au substantif titulus : a Eo titulos quoque ad eam sententiam exquisitissimos indiderurU. n Il résulte de là que ce qui m'avait donné de la répulsion pour le mot indere est précisément ce qui, après réflexion, me le fait admettre.

il. J'approuve la restitution que M. Haupt a faite de ce vers. Bien que ftUuri ne soit pas sans exemple ', je pense qu'il a réuni poslftUuris avec avantage. Ce mot, que Salluste ^ emprunta sans doute aux anciens, selon son usage, reparaît plus tard ^. Je n'abandonne pas pour cela ma conjecture, qui introduit un nouvel archaïsme postibi^ synonyme de poslea. Plaute a employé plusieurs fois cet adverbe, entre autres dans le Rudens (IV, 7, 37) :

Nune hinc intro ibo, et sacruficabo ; postibi Jubebo nobis cœnam continuo coqui.

Il y a encore l'adverbe poêtidea^ qui pourrait prétendre à figurer dans notre inscription. La connaissance de l'exacte dimension des lacunes permettrait de choisir parmi ces différentes leçons.

12. Le mot scopulus est certain : il est amené par l'ensemble de la métaphore. En outre, il paraît être une réminiscence d'un passage de Gicéron, qui se trouvait dans le traité de la Cofisolation^ et nous a été con-

i. Et Asin., III, 2,1 : In scapulas cicatrices indiderunt.

2. Plaut. Men., Prol., 42, et II, 1, 38; Val. M&x., Il, 4, 4; Terent. Maur. de Ped., 153. Indere vocabulum. Tac. Ann,, 11, 56.

3. Cf. Orell., d» 4517 : Post obitumque suum iradant tum deinde futuris,

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