Supplicia m postfuturos composuit. (Orat Lepid
5. Le neutre postfuturum eit dans Pliue (VI, 55, 56} et dans Aulu-Gelle (XVII, 7}.
serré par Lactance (Fais, Sap. III, 19) : « Non nasci longe optimum, nec in hos icopulos incidere vitœ ; proximum autem, si natus sis, quamprimnm mori , et tanquam ex incendio ^ effugere violentiam fortunœ. » Quant au verbe, je me suis assuré que les deux seuls qui satisfassent à la quantité sont remaneat et retineat.
13. Ici M. Haupt abandonne la copie : au lieu de eiac, il met flao. J'ai réussi à être plus fidèle, tout en introduisant un nouveau mot dans le sens de l'allégorie, u Quand un port nous est offert, où notre nef, après tant d'assauts, peut trouver un repos sans fin. o On sait que le verbe ^octare exprime proprement l'agitation des navires ballottés par les flots. Je cite quelques exemples, non pour établir ce sens particulier, mais pour le rappeler. Tite-Iâve (XXYIII, 19) : « Ssevis in alto jactatus ventis. » Horace {Serm. 1, 1, 6) :
Contra mereator, navim jactantibus austris.
YirgUe (JSn., ID, 197) :
Dispersi jactamur gurgite vasto '.
Serviusi sur cet hémistiche : Terris jactatus et alto {JSn. I, 3), fait la remarque suivante : « Jactamur in maris fluctibus, fatigamur in terris. »
Les substantifs, naturellement plus rares, ont conservé cette signification spéciale. Je m'étonne de ne pas la trouver distinctement dans les dictionnaires 3, surtout dans celui de M. Freund, qui se recommande par la lucidité de ses subdivisions. Gicéron {Muren. 2) : « Quo tandem me animo esse oportet, prope jam ex magna jactatione terram videntem, in hune, cui video maximas reipublicse tempestates esse subeundas? »
Tite Live (XXI, 26) : a Necdum satis refectis ab jactatione maritima militibus. » Le même {Fragm.^ lib. CXX) : « Quum jactationem navis pati non posset. »
Minucius Félix {init.) : « Teretem testam jactatione fluctnum levigatam. » Sulpice-Sévère (Dtato^.I) : « Isti quibus^ credo, marina jactatio inediam cibi fecerat. » La forme poétique jactatus ne se trouve, avec ce sens, que dans Pline (XIY, 22, 2) : « Sic et mari navigatio, cujus jactatus his (vinis), quœ duraverint, tantum vetustatis adjicere sentitur quantum habuerint. »
Je ne puis résister au plaisir de produire, comme un agréable commcn taire, ces beaux vers de Racan :
1. Lactance ajoute : Quœro cur omnem vitam nihil aiiud esse quam scopulos et inceti" dium putaverit.
2. Ce Mul poète offre une dizaine d'exemples du mémo emploi. Ovide en a presque autant; jlndiquerai, entre autres : Met,, XI, 700, et XV, 772.
3. Ilf développent beaucoup le sens figuré, Jactatio popuiaris,
Nous avons assez vu, sur la mer de ce monde, Errer au gré des flots notre nef vagabonde :
Il est temps de jouir des délices du port.
14. Il est souvent question de Vétemel repos dans les épitaphes soit en prose, soit en vers. L'adjectif ordinaire est œtema; on trouve aussi perpétua^ perennis * ; mais je ne vois pas, dans ce cas, l'ancien mot perpes^ que, du reste, les auteurs de la décadence ont bien connu. C'est Jules Valère (I, 34) qui m'offre la matière d'un rapprochement :
[Et] quœ reformat perpcs œvi œternitas.
15. Voici commentj'entends ce vers : « Mais soyez heureux durant tous les jours qui vous restent encore. » Il flnit donc^ selon moi, par une des formules aussi fréquentes que variées : Si vita suppetet *, dum vitam vivas ^, quoad vita suppeditavit ^, donec vita suppeditet ^ ;
Hœc loca, dum vivent, libeat bene culta tueri*.
Mihi quum vita manebit^.
Qui, dum vita data est ^.
J'avais pensé à vita fugerit^; j'ai préféré supererit^ comme étant plus simple, et autorisé d'ailleurs par le même poète : modo vita supersit *«.
Souvent, dans les inscriptions tumulaires, les défunts forment des vœux pour le bonheur des vivants :
Vive, hospcs, dum licet, atque vale <^ Vivite felices, quibus est fortuna beata <2.
Vivite felices, moneo : mors omnibus insiat *3.
16. Ainsi qu'il arrive souvent dans les épitaphes mesurées, la ligne finale n'est plus un vers. Je me borne à reproduire l'interprétation certaine que je trouve dans l'article de M. Hase : Cantria Longina ^* marito. Vixit annos quinquaginta^ mensem unum.
Il m'a semblé que l'épitaphe de Pomponius Bassulus méritait l'attention des philologues, et réclamait leurs efforts. Les pièces analogues de l'An-
1. Perpetuam requiem, et Pace perenni. {Anthol., 11, p. 277.)