IM., irt. Vers
— lie —
tre, la césure penthémimère et Tadonique. Ce vers semble avoir très-peu d'importance, puisque les poètes classiques latins n^en ont pas fait usage. Mais, outre qu'il aurait droit, en tout cas, de figurer ici, puisqu'il remplit la condition d'être un vers hendécasyllabe, il a cela de remarquable, qu'il a été assez souvent employé par les poètes chrétiens.
Térentianus Maurus n'a pas ignoré ce mètre. Il en donne la règle, et compose lui-même un exemple avec deux fragments de Virgile : Carmen ex penthemimeri et dipodia dactylicà :
Postquam res Asiœ primas ab oris <•
Ce mètre se trouve dans les Consolations de Boèce ' : Heu 1 qaam prœcipiti mersa profundo.
et plusieurs fois dans saint Ambroise :
Ramum paciferee munus olivœ 3.
7* Iambique trimâtre. — LHambique trimètre^ qui a successivement admis des pieds fort divers, était primitivement composé uniquement d'iambes. En donnant entrée au spondée à certaines places :
Spondeos stabiles in jura patema recepit. Hor.
il ne cessait pas d'avoir le même nombre de syllabes, c'est-à-dire 48 syllabes (il plus une muette). Toutefois, il faut pour cela qu'il se termine par un mot formant un iambe, ainsi que la chose avait ordinairement lieu. Si le mot final a trois ou plus de trois syllabes^ l'iambique se trouve réduit effectivement à dix syllabes :
Phasélus ille, quem vidétis, héspites, Ait fuisse navium celerrimus. Cat.
Beatus ille qui procul negotiis. Hor.
Ranœ vagantes iiberis paludibus. PaiBO.
L'italien peut rendre exactement cette sorte de vers par un endecasillabo sdrucciolo^ tel que ceux-ci, de Pétrarque :
L' un di virtute, e non d* amor mancipio...
Dopo si glorioso e bel principio.