‹ Melanges de philologieChapitre 49 sur 143 · Consol,^ lib. I, carm · texte numérisé non relu

Consol,^ lib. I, carm

3. Cité par Béda^ p. 2378 ; ce qui donne aux deux pièces mentionnées une authenticité que n'ont pas d'antres poésies attribuées à saint Ambroise. Nous avouons que ce vert, et l'asclépiade, procédant de l'hexamètre, en gardent les allures^ et présentent assez souvent des accents qui s'éloignent de nos règles :

GoUegisse juvat, metaque fervidis. HoR.

Squalent arva soH pulvere miilto. AVBR.

Mais noqs étions eo droit de noter les ressemblances.

AjontoDs, ponr exemple, ces jolis vers de Sannazar, qui commencent son po6me de lArcadie :

Ergasto mio, perché solingo e tacito Pensar il yeggio? Oimè 1 che mal si lasciano Le pecorelle andare al lor bel placito !

Vedi quelle che '1 rio varcando passano ; Vedi que* dua monton che 'nsiem corrono, Corne in un tempo per urtar s' abbassano.

Ce rapport entre l'iambique trimètre et Vendecasillabo sdrucciolo avait frappé un po6te italien du xvi* siècle, Gio. Giustiniano, qui a traduit deux comédies de Térence ^ Je transcrirai quelques vers de cette traduction, qui est assez rare :

Ego postquam te emi a parvulo, ut semper tibi

Apud me justa et clemens fuerit servitus,

Scis : feci, ex serve ut esses libertus mihi,

Propterea quod servibas liberaliter.

Qnod habui summum pretium, persoivi tibi 2. Ter.

Oapoi che ti comprai da fanciul picciolo, Sai come sempre t' ho trattato, usandoti Ne la tua servitute ogni giusiitia E clemenza. Di serve ti fei libero, Perché tu mi servivi da huomo libero, E non da serve. Il maggior bénéficie Che in me fusse, t*ho faite.

Il n'est pas impossible de trouver des vers à finale dactylique dans les premiers monuments de notre langue. Ainsi la Chanson de Roland en présente un certain nombre, du genre de celui-ci :

Li .xn. pers sunt remés a martirie K

Mais cette trace des temps anciens a depuis longtemps disparu de notre poésie, comme de notre langue. Les finales glissantes ont été remplacées par des finales féminines. Les mots négoce, grâce, aimable, ont, sous le rapport de l'accent, la même valeur que leurs racines latines. Je puis donc légitimement appliquer, sur les vers précités de Catulle, d'Horace et de Phèdre, des mots françds qui en reproduiront l'accentuation :

Phaselus ille, quem videtis, hospites. C.

Beatus ille qui procul negotiis. H.

Ranœ vagantes liberis paludibus. P.

i. VAndrienneti Vtiunuque, Venise, 1544. — Le vers italien employé tu théÂtre, comme daot l'épopée, est VendecasÛlabo piano.

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