‹ Melanges de philologieChapitre 54 sur 143 · Bibliothèque Sainte-GenenèTe · texte numérisé non relu

Bibliothèque Sainte-GenenèTe

4. Ce mot ne semble pas plus convenir au sens qu*à la quantité.

J'ajoute une hymne, sans nom d'auteuFi insérée dans le recueil de Georges Cassander (p. 195) :

Festum nunc célèbre magnaque gaudia Gompellunt animes carmioa promere.

Un diacre du ix* siècle, nommé Hermanric, a composé, en l'honneur d'un de ses amis, deux strophes asclépiades. A ne les mentionne ici que parce qu'elles sont en vers rhythmiques^ seul cas que je connaisse :

Orb qui famine undique colligit ^

Fide corroborans Ghristoque populos, Dans claudis itiner, expulit et tetros Inflanti ore spiritus *.

3. L^alca'ique est aussi un mètre fort rare dans la liturgie. Dne hymne de Prudence en l'honneur de sainte Agathe conmience ainsi :

Agnis sepulchrum est Romulea in domo.

Il faut ajouter une hymne d'Ennodîus pour la fête de sainte Eophémie :

Quse lingua possit, qois yaleat stilus Tantœ triumphos virginis eloqui?

4. Le \evs phalécien est plus usité. Prudence en offre plusieurs exemples, entre autres dans une hymne après le repas, conmiençaot ainsi :

Pastis visceribus, ciboque sumpto Quem lex corporb imbecilla poscit, Laudem lingua Dec patri rependat.

Béda (p. 2376) cite une pièce anonyme, dont voici les premiers vers :

Gantemus Domino Deoque nostro, Gui cum gloria sit bonorque pollens, Sese magnifîcis décorât actis, .

Dum currus cèleras Egyptiorum, Junctis equitibus gravique turba, Rubri marmoris enecat fluentis, etc.

On peut citer encore plusieurs pièces d'un poëte du ix' siècle, Walfrid Strabon ou Strabus, entre autres une oraison dont voici le début :

rerum sator omnium tremende, Qui mirabiliter genus creasti Humanum, recreans idem potenter, Dum pœnas crucis innocens luisti^.

Les poètes chrétiens ont fait un fréquent usage de ces vers, mais non dans les chants destinés au culte.

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