‹ Melanges de philologieChapitre 59 sur 143 · Themvrus Hnçuœ grœcœ^ éd. Didot · texte numérisé non relu

Themvrus Hnçuœ grœcœ^ éd. Didot

sage de Lucilius. On observera que Vi se trouve dans plusieurs des mauvaises leçons ci-dessus rapportées. Aussi plusieurs savants^ entre autres Lambin et Areval, ont-ils introduit dans Isidore, cette correction, qui semble fort légitime. Catapirates a pris sa place dans le dictionnaire de Forcellini. Les nouveaux éditeurs du Thésaurus grec ont justifié par le même exemple le mot xaTaicetpofTvic. Il n*est pas rare qu'un mot grec ne se soit conservé que dans des textes latins.

J'accepterais bien volontiers, et je défendrais catapirates, s'il ne me restait un doute que deux motifs ont fait naître dans mon esprit. Beaucoup de noms d'instruments ont en grec la désinence Ti^p : il suffira de citer le nom d'un autre genre de sonde, xaOcnip, terme emprunté par Gelse. Or, une phrase controversée d'Hésychius me paraît avoir été excellemment établie par Musurus : KaraicetpiQTTipi, totcou; paOeiç icetpa^^ovn* xat ^ XtYOfjiivT)

poXCç. D'où le Thésaurus admet également xaTa7r«pir)Tiîp.

Une grande autorité milite en faveur de cette forme dans le vers de Lucilius dont il s'agit, c'est la façon dont le passage d'Isidore est rapporté dans le célèbre glossaire du fonds de Saint-Germain, qui est conservé à la Bibliothèque impériale. Ce glossaire, écrit en caractères lombardiques, est du VIII* siècle. Voici ce que j*y ai trouvé : dans le titre, Cata prater, et dans l'exemple : Banc cataporate avec une abréviation sur Ve contenant une f*, soit cataporaterCi ou cataporatera d'oii Ton tirerait catapiratera (puer).

' Dans rétat actuel des choses, il paraît prudent d'admettre la double forme. Si catapirater s'accorde mieux avec le mot incontesté d'Hérodote, catapirateriaf d'un autre côté, l'accusatif catapiraten semble convenir davantage au vers de Lucilius. 11 y a catapeiraten dans l'édition de M. Lucien MQller :

Hue catapeiraten puer eodcm déférât unctum.

Forcellini dit que l'exemple cité par Isidore est unique, et qu'un autre, de Plante, est une pure conjecture de Lambin. Gela est vrai, mais cette conjecture mérite de fixer l'attention. Il s'agit d'un passage de YAulule^ire [Vff 1, 12). L'esclave Strobilus dit que le devoir d'un bon esclave est de retenir son jeune maître quand il fait des folies : il doit faire l'ofBce du liége'^qni soutient sur l'eau le nageur novice :

Eo * modo servum ratem ease amanti hero œquum censcoi Ut toleret, ne pessum abeat, tanquam

Le reste du vers manque. Il y avait là sans aucun doute un mot grec ou une obscénité. La dernière supposition n'étant guère probable, c'est à la première qu'il faut s'arrêter. Or Lambin me paraît avoir merveilleusement deviné l'idée du poète, en suppléant l'objet qui descend au fond de

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