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même problème. Je m'en étonne d'autant plus que l'exemple lui était donné par Guéroult ', qu'il proclama toujours son maître, tant comme grammairien que comme traducteur.
M. Dutrey a parfaitement traité ce point dans sa Nouvelle grammaire de la langue latine K J'ai dû y insister aussi dans mon Dictionnaire français* latin. M. Dutrey m'offrait presque toutes les subdivisions. Si j'indique quelques nouveHes formules, elles sont, en général, assez peu importantes pour qu'il ait pu les négliger. Je fais exception pour les traductions par homines et par qui^ lesquelles me paraissent indispensables, si l'on vent être complets
Il est clair que ni une granmiaire ni un dictionnaire ne peuvent contenir tous les exemples que je rais rassembler ici. Je les donne comme un exercice profitable, comme un exercice devant servir non-seulement pour le thème, mais aussi pour la version. C'est même ce dernier point de vue qui préoccupait uniquement Burnouf.
i* Homines, homo, mortales.
L'on n'étant qu'une apocope de l'homme, le substantif homo en offre la traduction la plus exacte^ sinon la plus fréquente.
En enseignant on s*instruit. Homines, dum docent, discunt. Sen,
Ce dont on est particulièrement touché. Quibus rébus homines maxime moventur, Cic,
On évite beaucoup plutôt le mai qu'on ne recherche le bien. Homines multo magis mala fugiunt quam bona sequuntur, Cic,
A ne rien faire on apprend à mal faire. Nihil agendo, homines maie agere discunt, Cato,
Si Ton pouvait connaître la cause de ce phénomène. Si possent homines, e quibus id causis fiât, noscere, Lucr,
On meurt chaque fois qu'on perd quelqu'un des siens. Homo toties moritur quoiies amittit suos, Syr,
J'ai hâte de m'embarquer, mais je ne veux négliger aucune des précautions qu'on peut prendre. Valde fcstino, ita tamen ut, quantum homopossit, quam eauti$$me navigem, Cic.
On trouve aussi mortales et vir employés de la même façon.
On a longtemps discuté la question de savoir si l'art militaire dépend plus de la vigueur du corps que des facultés de l'âme. Diu magnum inter mortales certamen fuit, vine corporis, an virtute animi, res militaris magis procédât. Sali,
Quand on est honnête et sage, on ne peut être malheureux. Bonus vir et sapiens, miser esse nonpotcst, Cic.
2» TroiBième per^onoo du pluriel aclif.
Mais bien plus souvent homines est sous-entendu. L'emploi du verbe au
1. Méthode pour étudier la langue latine, seconde partio^ p. 11.
2. Oq apprendra sans doute avec plaisir qu'iliM prépare une nouvelle édition de cet ouvrage, qui se récommande également par le goftt et le savoir.
pluriel est uq des moyens de tradaction les plus ordinaires, et toutes nos grammaires latines Tindiquent ^.
On aime la vertu, amant virtutem, dit Lliomond.
On appelle étymologie rinterprétation des mots •. Verborum interpretationem etymologiam appettant. Cic.
Qu'on me baisse, pounru qu*on me craigne. Oderini, dum wtÊftmd. Cie. (citant AUius),
Quand on se procure les autres biens, on i^^re... Ceterm qmun paraiéy neseiunê,,, Cic.
Les locutions aiunt (on dit), dicunt, feruntj tradunt^ narrant^ memarantj perhibent^ sont trop connues pour qu'il soit nloMNdre d'en produire des exemples. *
Il faut terminer par une observation împorinto de Burnouf : « Pour que te sujet homines puisse être suppléé sans équivoque, il faut qull n'y ait pas dans la phrase précédente un autre substantif pluriel auquel les verbes dont il s'agit puissent se rapporter. »
3« Verbe au passif.
La conversion de l'actif en passif est peut-être le procédé le plus ordinaire pour rendre le gallicisme en question.
Ou aime la vertu (tournez, la vertu est aimée), virtus amatur, difc Lbomond.
On nous loue justement pour, notre vertu ^. Prapter virtutemjw^ hmdamur,
Qu'on prépai*e son âme à tout ^. Praeparetur animas contra omnia. Sen.
On croit que leur doclnne (des I>ruides) vient de la Bretagne'; Disciplina in Bntannia reperta esse existimatur, Caes,
Arisiée est, di^n, l'inventeur de l'huile ^. AnstwHS imenhr- otei esse diciktr. Cic,
On incrimine mes paroles. Verba mea argtmtHfur, Tac,
de qu'on regarde comme utile. Quod ntUe videtur. Cic,
On sert le miel au commencement du repas. Mel ad principia eoiwwH aàmmêstratur* Varr»
On perd le pouvoir suprême quand on l'exerce maU Mole imperando mmmum imperium amittitur, Syr.
On trouve plus facilement de3 gens qui peuvent suppoi*ter la mort qu'où n*en trouve qui supportent patiemment la douleur '. Qui se uUro morti offerani, fad- Hus reperiuntur quam qui dolorem patienter ferant, Cic,