‹ Melanges de philologieChapitre 77 sur 143 · Je trouve fort heureuse Taddition de utrum · texte numérisé non relu

Je trouve fort heureuse Taddition de utrum

20. Par la répétition d'un petit mot {erit)^ je convertis Tiambique de Klinkhamer en trochaïque.

21 . Ce vers est un iambique tétramètre : donc une syllabe de trop. Cum dodo in agendum pede me semble une construction un peu singulière. Je substitue l'archaïsme ausinmSy et maintiens le reste du texte, de cette manière :

Prodire autem in agendum non au-simus cum clodo pede.

Il ne faut pas s'étonner de voir ausimus comme à cheval sur les deux hémistiches. Nous avons déjà vu la préposition pouvoir se séparer de son verbe à l'hémistiche. J'ai dit que les exemples d'une telle césure ne sont pas très-rares *. Ainsi dans Plante {Aul. IV, i, 3) :

Nam qui hero ex sententia ser-vire servus postulat.

Et encore {Asin., I, m, 23) :

Ubi lena bene agat cum quiquam a-mante, quœ frugi esse Milt.

Dans Térence {And. II, ii, 27) :

Video exire neminem; ma-tronam nullam; in œdibus.

Dans Pacuvius * :

flexanima atque omnium re-gina reruin oratio I

Cet empiétement d'un hémistiche sur l'autre ne peut se faire qu'à une condition, c'est que le second commence par une syllabe accentuée ^.

Si je n'avais pas eu en ma faveur les exemples précédents, et bien d'autres encore, j'aurais pu construire autrement le vers :

Prodire autem non ausimus in agendum clodo pede.

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